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décembre 1818,
une ordonnance du gouverneur Pierre
Bernard Milius fixe le règlement du Lycée de Bourbon et les attributions
des professeurs :
“ M. Wetzell, professeur
d’hydrographie, est nommé professeur de mathématiques, et lorsqu’il fera
les deux cours, il jouira d’un supplément à raison de 300 francs par an
”
1919, Joseph Martial Wetzell
retourne en métropole. De 1827 à 1829, Wetzell compléte sa formation théorique
en chimie, en suivant en particulier en 1828
le cours de Clément sur le sucre. Ces connaissances théoriques sont complétées
par des aperçus pratiques. Wetzell multiplie les visites de raffineries
du nord, qu’il accompagne de comptes rendus précis. Il se rend à la fabrique
de Roclaincourt, chez Houdart près de Douai, chez Blanquet et Harpignies
à Famars, chez Dronsart et Feneusse à Bouchain, chez Crespel-Dellisse
à Arras, au total dans quatorze fabriques.
Dans le même temps il s’intéresse
aux machines, celles de la fabrique Halette Tournelle & Cie à Arras,
aux presses à levier continu à percussion de Révillon, aux machines à
cuire dans le vide de Howard et de Roth. Wetzell réfléchit à l’établissement
des sucreries, aux problèmes de main d’œuvre, de dépense, de produit annuel,
de souscription nécessaire à l’accumulation du capital initial. C’est
donc une approche globale, et en ce sens très moderne que Wetzell a de
la question du sucre.
1828 Wetzel décide de retourner
à Bourbon. Il fait une demande d’une mission officielle au ministère de
la Marine et des Colonies. Le gouvernement donne son accord et lui accorde
un passage sur le Jules, avec accès à la table du capitaine, et un crédit
de 1000 à 1200 francs.
Joseph Martial Wetzell débarque
à Ma Réunion le 11 janvier 1830.
2 février 1831,
il est attaché au Conseil Général en qualité d'ingénieur chimiste.
1834,
il est ingénieur libéral car délié de tout engagement officiel.
1839,
il est nommé par le gouverneur membre du Comité d’Agriculture.
1852,
il est nommé par le gouvernement à la Chambre Consultative d’Agriculture.
19 mai 1854,
il est nommé à la présidence de la Commission des Sucres dans la Chambre
d’Agriculture, poste où il est chargé par le président de la Chambre,Charles
Desbassayns, d’une enquête sur les modes de fabrication du sucre dans
l’île.
10 décembre 1855, Il épouse
à l'âge de 60 ans Marie Henriette Louise Enault âgée de quatorze ans et
quelques mois, son père a demandé une dispense d’âge au mariage pour sa
fille.
Les travaux de Joseph Martial
Wetzell révolutionnaire l'industrie sucrière à La Réunion. Il modernise
et améliore les usines, Il forme les ouvriers à l'emploi des appareils
nouveaux composant les sucreries. Son apport permet d’économiser la main-d’œuvre
et de réduire le coût de fabrication, tout en produisant un sucre
de qualité. Les procédés et les usines
qu'il mit au point à La Réunion permirent un développement plus rationnel
de la filière sucrière locale.
Joseph Martial Wetzell décède
le 6 décembre 1857.
C’est par ces mots que Julien
Gaultier de Rontaunay saluait le 9 décembre 1857 la disparition de son
ami Joseph Martial Wetzell, survenue quatre jours plus tôt à Saint-Denis
de La Réunion :
“Il est impossible que le
nom de Wetzell, de l’inventeur de la chaudière à basse température et
à rotateur périsse jamais dans ce pays, pas plus que dans l’île voisine.
Ce serait de l’ingratitude, et cette terre généreuse en est incapable”.
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