Canne
à sucre.
- Nom : Canne à sucre.
- Nom scientifique : Saccharum officinarum.
- Famille : Poaceae
ou Gramineae - Poacées ou Graminées.
- Origine : Mélanésie.
La canne à sucre est une
grande graminée tropicale herbacée à port de roseau de 2.5 m à 6 m de
haut.
Les tiges d'un diamètre de
1.5 à 6 cm sont creuses à entre-nœuds pleins.
Les feuilles aux nombre de
10 sur les plantes en pleine croissance, alternes sont réparties en deux
files opposées. Elles ont un limbe de 1 m environ sur 2 à 10 cm de large.
Fleur : L'inflorescence est
un panicule terminal de 50 cm à 1 m de long.
La canne à sucre est une
plante vivace par sa souche rhizomateuse. La multiplication se fait par
boutures.
Généralement, les plants
de canne occupent la même parcelle durant plusieurs années consécutives.
Lors de la récolte, une partie de la tige est laissée en place pour une
nouvelle pousse. Après trois récoltes successives à partir de la même
plantation, le champ doit généralement être replanté avec de nouvelles
boutures.
Particularité :
La canne à sucre lors de
la photosynthèse produit des molécules à quatre atomes de carbone, elle
fait partie des plantes de type " C4 ". La canne à sucre a une grande
capacité grâce à son métabolisme à absorber le gaz carbonique. en un an,
un demi-hectare de canne peut absorber plus de 30 tonnes de gaz carbonique
et produire 21 tonnes d'oxygène neuf.
La canne à sucre
à La Réunion :
La filière canne-sucre représente
la première source de revenus à l'exportation après le tourisme. Elle
est aussi la première industrie agro-alimentaire de l'île. Elle occupe
55% des surfaces agricoles et participe au revenu de plus de 15 000 familles.
Aujourd'hui un hectare produit en moyenne 8 tonnes de sucres. Grâce aux
centrales thermiques bagasse-charbon, 45% des besoins en électricité sont
couverts par la canne.
Il reste deux usines sucrières
sur l'île, l'usine de Bois Rouge et l'usine du Gol.
- Sucrerie de Bois-Rouge,
à Saint-André, dont la capacité de broyage est de
1.000.000 tonnes de cannes.
- Sucrerie du Gol, à
Saint-Louis, d’une capacité de 1.100.000 tonnes de cannes.
La canne à sucre est
récoltée, par les coupeurs de canne, souvent à la
main à l'aide du sabre, elle est livrée, par les tracteurs
qui remplacent les " charret'buf" sur les centres de réception
de l'île, où elle est chargée par des semi-remorques
appelés " cachalots " pour être acheminée
vers la sucrerie.
Histoire
de La canne à Sucre à La Réunion :
Depuis les débuts
du peuplement, à partir de 1663, le colon s'est débrouillé
pour se procurer des plants de cannes à sucre, pas pour le sucre,
il ne maîtrise pas encore le procédé de fabrication
mais pour faire de la raque ou du flangourin, les deux nom désignant
le rhum clandestin de Bourbon.
Le 9 juillet 1810 , les troupes
britanniques, victorieuses des guerres de l'Empire, s'emparèrent
de la Réunion, l'île ne revient dans le giron français
que cinq années plus tard. l'un des apports de la domination britannique
fut l'introduction de la canne à sucre, qui ne tarda pas à
supplanter les cultures vivrières.
Depuis les guerres napoléoniennes,
la France a perdu sa principale île à sucre, Saint-Domingue.
La culture de la betterave sucrière n'a pas donné de résultats
foudroyants en Hexagone. La canne, voila donc le nouvel or vert de Bourbon
!
Dans un premier temps, la
concurrence du café sera rude, jusqu'en 1848, le café restera
la culture d'exportation principale. A partir de 1848, avec l'arrivée
massive de travailleurs immigrés, la canne va s'étendre
partout, au détriment des champs d'épices qui seront abattus
pour lui laisser toute la place. Les caféières subiront
peu après le même sort. La canne devient la culture d'exportation
exclusive de Bourbon.
Les premières vraies
distilleries sucrières apparaissent à partir de 1815. Elles
sont l'œuvre de Charles Panon Desbassyns et se situaient au Chaudron
et à la Rivière des Pluies. Le frère de Charles,
Joseph Desbassyns scientifique autant qu'investisseur avisé, s'attache
à l'amélioration des procédés de culture,
de régénérations des sols et de sélection
des variétés les plus productives. Sa sucrerie du Grand
Hazier à Sainte-Suzanne servira de laboratoire au développement
de la canne et du sucre à Bourbon. C'est en 1817 que la première
distillerie à vapeur fait son entrée sur l'île, elle
est en service au Chaudron.
Au XIXe siècle la
richesse et l'économie de la Réunion dépendent de
la production de la canne à sucre. La colonie vit entre 1850 et
1860, une des époques les plus fastes de son histoire. Très
vite on s'est rendu compte que l'exploitation des roseaux et l'extraction
de la sève sucrée nécessitaient des moyens techniques
que les petits planteurs n'étaient pas en moyen de s'offrir. On
a assisté à un processus de concentration, les plus petits
propriétaires abandonnant leurs moulins artisanaux pour porter
leur production à l'usine des propriétaires voisins plus
nantis. L'abolition de l'esclavage et les difficultés économiques
qui y sont directement liées ne feront qu'accentuer cette tendance.
En 1860 on compte, dans la colonie, cent vingt sucreries.
A partir de 1860, la Réunion
va passer d'une extraordinaire euphorie à un moins extraordinaire
marasme financier. En effet 1859 marque la première baisse des
prix du sucre. Cette chute est due au développement de l'industrie
betteravière, la betterave à sucre en France, combinées
à l'ouverture du canal de Suez qui court-circuitait l'itinéraire
du cap de Bonne-Espérance.
Préparation,
de la canne au sucre ::
Préparation
:
Arrivée à l'usine,
la canne est défibrée par le shredder.
Broyage :
La canne est broyée
dans des moulins à rouleaux qui permettent de recueillir le jus
(ou vesou) . La fibre restante appelée bagasse, contient encore
55% d'eau et 1% de sucre, elle est envoyée à la centrale
thermique pour produire de l'énergie, vapeur pour la sucrerie et
électricité pour EDF.
Épuration
:
Après avoir été
tamisé, le jus est mélangé à du lait de chaux
et chauffé à 105° C, ce qui a pour effet de coaguler
les matières en suspension indésirables et de les faire
se déposer.
Filtration :
Les boues qui contiennent
encore du sucre sont filtrées et séchées, on les
appelle les écumes, elles sont récupérées
par les agriculteurs et servent d'engrais.
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