| |
Adrien
Bonhoure est né en 1860 à Shanghai son père était missionnaire
en Chine.
7 novembre 1882, il est avocat
à la Cour d'appel de Paris.
Avril 1885, chef-adjoint
du cabinet du président de la Chambre des députés,
puis chef de ce cabinet de novembre 1885 à avril 1889.
1888, Adrien Bouhoure est
fait Chevalier de la Légion d'honneur.
Ancien chef de cabinet du
ministre Floquet il occupe le poste de préfet, des Pyrénées-Orientales,
de Corse en décembre 1895, de la Haute-Loire en août 1901
et en 1906 dans les Vosges.
1905, il est promu officier
de la Légion d'honneur.
Adrien Bonhoure
est nommé le 16 juillet 1906, au poste de gouverneur de La Réunion,
il prend ses fonctions le 9 novembre 1906.
Bonhoure découvre un pays
aux prises avec des graves difficultés économiques, ravagé par les maladies
et les cataclysmes naturels. Le cyclone de 1904 a détruit 40 % de la récolte
de cannes et, en 1905, une nouvelle perte de 32 % a été enregistrée. Ce
qui est bien plus grave est le sentiment de la population que l'île n'a
plus d'avenir. Sa production agricole établie en d'autres temps ne semble
plus correspondre aux besoins du moment. Le sucre est passé de 35 à 25
F les 100 kg en 1903 et les cours de la vanille, sont tombé de 55 F/kg
en 1900 à 10 F/kg en 1905. Le découragement est général et l'émigration
reste la seule issue de vie meilleure.
|
|

|
|
| |
En
1907, le gouverneur général de Madagascar, Victor Augagneur, propose le
rattachement de La Réunion à Madagascar. Ce projet est mal reçu par les
Réunionnais, les députés, Lucien
Gasparin, Pierre
Édouard Augustin Archambeaud s’élèvent aussi contre le rattachement
de la Réunion à Madagascar et considèrent la perte de prestige de La Réunion
comme une injure de la part de la métropole. un véritable soufflet pour
certains qui comprenaient très mal une telle inversion de hiérarchie entre
la grande île, Madagascar et La Réunion.
Un comité de Défense des
Droits Menacés de La Réunion est constitué, lequel à l'initiative de Georges
Richard, et sous la présidence d'honneur de Charles
Dureau de Vaulcomte, organise une grande manifestation au Jardin Colonial,
le 15 septembre 1907 contre le projet d'annexion. Joseph Bertho du journal
de l'île de La Réunion, fait alors ressortir que " ... Seule l'autonomie
absolue et complète pourrait mettre la colonie à l'abri d'une telle déchéance
... ".
Le 19 septembre 1907, le
gouverneur Adrien Bonhoure, sommé de s'expliquer, fait état d'un câblogramme
reçu du ministre des Colonies qualifiant de tendancieuses, les nouvelles
relatives au rattachement. La vigilance et la mobilisation des Réunionnais
seront efficaces. Le projet n'aura pas de suite.
Le 24 septembre 1907, La
Réunion compte 177 677 habitants, dont 13 080 immigrants. L'arrêté du
25 juin 1907 organisant le décompte établit 15 catégories de personnes
: Indigènes engagés, Indiens, Malgaches, Cafres, Chinois, Arabes, corps
de troupe terre/mer, geôles et prisons, aliénés d'asile, lépreux en léproserie,
hospices, pensionnaires de lycèes et de collèges, communautés religieuses,
maisons d'éducation, habitants.
Adrien Bouhoure est rappelé
en France, l'intérim de gouverneur est confié à Henri François Charles
Cor, le 1 er janvier 1908.
Le 7 février 1908 est nommé
le nouveau gouverneur de La Réunion, Camille Lucien Xavier Guy, il arrive
dans l'île le 20 mai 1908.
Adrien Bouhoure passe à
la tête des établissements français de l'Inde en juin
1908.
De septembre 1909 à juillet 1910,
il est haut-commissaire par intérim en Nouvelle-Calédonie.
Gouverneur des établissements
français de l’Océanie de 1910 à 1912, et gouverneur
de la Côte française des Somalis de 1913 à 1914.
|
|