Antoine Labbé dit Desforges Boucher Gouverneur. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

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Antoine Labbé dit Desforges-Boucher.

Gouverneur du 22 août 1723 au 1 décembre 1725.

 

Gouverneur précédent :: Joseph de Beauvollier de Courchant :: Gouverneur suivant :: Élie Dioré de Périgny

 
     
 

Antoine Labbé dit Desforges Boucher, né vers 1680 à Brest.

Antoine Boucher, alias l'abbé Boucher, alias Labbé Boucher, alias Desforges, alias Boucher-Desforges, est né à Brest, fils de Jean Baptiste, bourgeois de Paris et d'une flamande Jeanne Blanche Cassin, il changera plusieurs fois de nom au cours de sa vie.

Adolescent il s'engage comme mousse sur un navire en partance pour les Indes.

Il est capturé par les pirates Maures. Il est libéré en 1695 par le Lieutenant de vaisseau Séguier de Liancourt.

Il reste à son service comme valet. Antoine Desforges Boucher passe ensuite à Pondichéry, dans la maison du gouverneur François Martin.

Il embarque, le 17 février 1702, sur le Maurepas pour l'île Bourbon.

En mars 1702 débarque du navire le Maurepas le jeune commis Antoine Boucher. Le gouverneur Jean Baptiste de Villers le nomme garde-magasin, il remplace René le Pontho mort le 13 mais 1702. Il occupe se poste de 1702 à 1709.

 

 

Mémoire d'Antoine Labbé dit Desforges Boucher

 
 

" Antoine Boucher professait un souverain mépris pour tout ce qui était noir de peau… pour lui, même les sang-mêlés, les octavons, étaient des Nègres... Boucher, amateur du beau sexe, est blessé dans ses sentiments les plus intimes, car il doit constater que la plupart des femmes libres, qu’il aurait pu fréquenter, étaient teintées "

Lors des ses premières tournées bourbonnaises, Antoine Boucher fait connaissance à Saint-Paul, d’une jeune femme de la bourgeoisie naissante, Marie Touchard, veuve d’Henry Grimaud. De mère malgache, elle est malgré cela, un peu moins brune que les autres.

Tout naturellement, il a une liaison amoureuse avec cette femme dont le père est l’illustre et respecté Athanase Touchard. Monsieur Touchard a été le président du Directoire de Saint-Paul, qui a gouverné l’île durant près de cinq ans. Bien que métisse et veuve, Marie était exceptionnelle, on dit qu’elle était un exemple même de sagesse et de vertu. Paroles de Boucher. Elle élevait avec abnégation ses trois premiers enfants, chez son père. Très riche, car en plus d’appartenir à une riche famille, elle avait hérité de son défunt mari au moins 6.000 écus, ce qui pour l’époque, était une somme considérable !

Suite aux premières et fortuites rencontres avec son nouvel amoureux, Marie tombe enceinte, et, en dépit de toute la discrétion qui entourait leur idylle, la rumeur publique s’accordait à dire que l’enfant qu’elle attendait, était de Boucher. Cela était inacceptable pour lui, et avec toute son énergie il a toujours nié ces allégations, et il n’a jamais accepté ni admis cette paternité.

Quoi qu’il en soit, ce problème sentimental ou, tout au moins, les rumeurs qui allaient bon train à ce sujet, ont certainement perturbé la vie bourbonnaise de Boucher. C'est là sans doute l’une des raisons qui l’ont décidé à partir, après sept années de bons et loyaux services.

Le 3 septembre 1709, Marie accouche d’un garçon baptisé dès le lendemain, par le Père Marquer en l’église de Saint-Paul, sous le nom d’Antoine Desforges. Boucher était parfaitement au courant de cette naissance puisque le parrain du nouveau-né, n’était autre que le gouverneur sortant de Villiers lui-même ! La marraine était Mme Eléonore Totin, veuve Soulas, amie de Boucher depuis Pondichéry. L’acte de baptême, qui normalement devait être signé par Boucher, l’a été à sa demande, par son successeur Pierre Deharamboure. Son orgueil exacerbé a durci son cœur au point de lui faire fuir ses responsabilités, et de ne même pas aller voir son enfant, avant de partir. Peut-être ainsi faisant, pensait-il, qu'il donnerait tort aux rumeurs qu’il exécrait.

Antoine Boucher quitte l'île le 24 avril 1709, sur le Saint-Louis. Prennent également place à bord le Gouverneur De villers et le Père Pierre Marquer. Mais le bateau prenant l'eau est obligé de revenir à Saint-Paul le 26 avril pour réparation. Ils resteront encore quelques mois dans l'île avant de repartir le 7 septembre 1709.

De retour en France, pendant qu’il rédige les deux importants volumes du « Mémoire », il fait connaissance d’une jeune fille, et se marie aussitôt, le 20 janvier 1710. L’heureuse élue, Renée Gouzronc, lui donne deux enfants en deux ans, une fille, Marie Renée, qui n’a vécu que quelques mois, et un garçon, Antoine-Marie qui deviendra plus tard gouverneur des Isles de France et de Bourbon. Son épouse Renée disparaît précocement début 1713.

Boucher décide de faire, en 1716, un mariage de raison avec Gilette Charlotte Du Hamel, fille d'un officier de marine de la Compagnie et nièce de d'Hardancourt, futur Directeur de la Compagnie des Indes. Un appui qui va l'aider à reprendre du service, notamment dans la perspective de lancer la culture du café à Bourbon dont il rêve de devenir gouverneur.

Desforges Boucher obtient le 10 novembre 1717 une commission de " chef directeur et gouverneur général du comptoir de la Compagnie dans l'île Bourbon ".

En juillet 1718 Antoine Desforges Boucher arrive à Bourbon sur le Courrier de Bourbon accompagné par le nouveau gouverneur de l'île Joseph de Beauvollier de Courchant, d'Etienne de Champion et de Julien Duronguët Letoullec.

Pour ce retour à Bourbon, Boucher emmène avec lui un certain nombre d’artisans et une bonne partie de sa famille ; pas moins de huit de ses belles sœurs ! Son fils Antoine-Marie est âgé de presque six ans. Il s’installent tous à Saint-Paul. Marie Touchard et son autre fils habitent la même ville.

Antoine Boucher persiste à nier cette paternité et il obtient même du Conseil supérieur en cette année 1718, qu’on interdise au jeune homme de porter le nom de Desforges, bien que, implicitement, il admît cette vérité. Ses enfants, comme tous ceux des familles importantes à l’époque, ont des tuteurs pour les élever et pour assurer leur éducation; or, ces mêmes tuteurs, quelques années plus tard, recevront de leur patron des instructions précises pour que la jouissance de l’une de ses propriétés soit mise au profit de ce fils de Marie Touchard. On a là une preuve on ne peut plus explicite de ce que tout le monde pensait.

Desforges Boucher a reçu de la Compagnie des Indes la mission de favoriser la culture du café Moka dans le pays des vivres, le Sud de l'île. Il offre de l'argent aux travailleurs, attribue des concessions gratuites, les émigrations commencent aussitôt vers l'étang du Gol puis la rivière d'abord. Tous ceux qui depuis longtemps déjà désiraient s'y installer accourent dans le Sud.

Desforges Boucher montre lui même l'exemple en s'accordant ainsi qu'à sa famille la première concession de l'étang du Gol le 5 mars 1719, dans le but d'y cultiver le café. Mais sa ville de prédilection est Saint-Paul, il si installe et en fera la capitale éphémère de l'île. Il fait l'Intérim du gouverneur après le départ de Justamond et avant l'arrivée de son successeur Beauvollier.

Par lettres Patentes du Roi en date du 17 janvier 1723, Antoine Desforges Boucher est nommé gouverneur de l'île Bourbon. Il est déjà en poste sur l'île et c'est le premier gouverneur titulaire nommé sur place. Il prend sa fonction à la réception de cette nomination le 23 août 1723.

Gouverneur en plein exercice, il met en place le premier Conseil supérieur de l'île. Un édit de 1723, reçu à Bourbon en septembre 1724, substitue au Conseil provincial un Conseil supérieur analogue à celui de Pondichéry et institue à l'Isle de France ( Maurice ) un Conseil provincial dépendant de Bourbon.

Ce conseil supérieur est installé le 18 septembre 1724 et enregistre le même jour le premier édit réglementant l'esclavage aux Mascareignes. A quelques articles près, c'est la copie conforme de l'Ordonnance de 1685 ou Code Noir. Le Code Noir des Isles de France et de Bourbon ( Maurice, La Réunion ) 18 septembre 1724.

Desforges-Boucher installé à Saint-Paul s'emploie au développement du réseau routier, le développement de la culture du café ne pouvant se faire sans bon moyen de communication entre la zone côtière et l’arrière-pays et entre l’Ouest et le Sud.

À partir de 1724, il peut, pour cela, disposer de corvées, c’est-à-dire de journées de travail gratuit dû par les colons et effectué par leurs esclaves. Toutes les voies privées seront alors refaites et améliorées, puis deviendront sous les instances de la seconde Compagnie des Indes des voies publiques. Les sentiers sont élargis, refaits et transformés en pistes, pavés de moellons de basalte et bordés de murets de pierres sèches, pour les rendre praticables en toutes saisons pour les hommes et les “chevaux ou bœufs portant”. Les récoltes devant parvenir jusqu’à la côte pour être exportées, deux ponts seront également construits sur l’étang de Saint-Paul.

Desforges Boucher va travailler au rayonnement de Bourbon dans la zone de l'Océan Indien. Pragmatique, il n'hésite pas à trafiquer avec les interlopes quand la Compagnie tarde à approvisionner l'île. Il obtient un relèvement du prix du café en 1721, 10 sous au lieu de 6 sous la livre, et la suspension de l'imposition du cinquième.

 

La concurrence de l'île de France ( Maurice ).

Malgré son manque de ressources, l'Île de France devenait déjà l'escale principale des vaisseaux sur la route de l'Inde. Sa supériorité de bon encrage et de bon port sur Bourbon fut démontrée d'une façon éclatante en 1723 : deux navires revenant des Indes, l'Atalante et le Bourbon, avaient relâché en mars à Saint-Paul ; mais ils furent surpris en rade par un violent ouragan et fortement avariés ; il fallut des efforts prodigieux pour calfater tant bien que mal le Bourbon, en pleine rade de Saint-Paul ; pendant ce temps, le Triton avait fait escale à l'Ile de France, sans aucun dommage.

6 septembre 1725, la corvette, La Ressource fait voile pour Rodrigues. Le gouverneur Antoine Boucher et le conseil supérieur de Bourbon ont décidé d’envoyer des colons à l’île Rodrigues, d'en prendre possession au nom du roi et de la Compagnie et de la coloniser.

 

Desforges-Boucher est accusé par ses ennemis de faire du commerce pour son propre compte et du même coup de négliger les intérêts de la Compagnie. A tel point que cette dernière exaspérée d'attendre les recettes de son café, décide de lui retirer sa confiance et nomme un nouveau gouverneur Hélie Dioré de Périgny qu'elle charge d'enquêter sur les activités de son prédécesseur.

Antoine Boucher décédera cependant avant que la nouvelle n'arrive à Bourbon. Il meurt le 1 décembre 1725, à Saint-Paul, Il n'a alors que 45 ans.

 

Boucher est l'auteur de deux mémoires : 

- Mémoire pour servir à la connaissance particulière de chacun des habitants de l'île Bourbon divisée par les quartiers qu'ils habitent.

Il complète son mémoire d'un chapitre agricole : " Tout ce que l'on y sème ou plante, y vient parfaitement bien, quoique presque toutes les plantes, qui y sont, soient venus de différents endroits et climats ", note-t-il. On y apprend que les colons cultivaient aussi bien le riz que le coton, la canne, le raisin, le tabac, les choux-fleurs, les melons et même les asperges. Pour ces deux derniers légumes, Antoine Boucher reconnaît cependant que les essais sont loin d'être concluants. Ce qui n'est visiblement pas le cas des citrons et des oranges. " Ils sont en abondance à l'Isle Bourbon. Il y en a même toute l'année qui se perdent sous les arbres, les habitants n'en faisant aucun usage ", écrit-il. Antoine Boucher indique par ailleurs qu'on trouve beaucoup de miel sauvage. " Les mouches se forment dans les arbres creux où elles trouvent à nicher. Le miel est des plus beaux et des plus purs ", raconte-t-il. Il reproche par contre aux colons d'avoir décimé les réserves naturelles de l'île, à commencer par les tortues, le gibier et les poissons d'étangs.

 

- Mémoire d'observations sur celui de l'île Bourbon, adressé à M. Fougerolle, directeur général de la royale Compagnie des Indes, par son très humble et très obéissant serviteur Boucher.

 

Il va tenir le premier registre des Archives de Bourbon, va dresser en 1704 et 1709 deux recensements complets de la population.

Il va rédiger un journal, Scribe observateur et virulent, Boucher a réglé ses comptes avec la pointe fine d'une plume, il a égratigné et mis à mort des réputations.

 

 

 

 
 
   
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