Blatte amériquaine. Periplaneta americana Linnaeus, 1758. Famille Blattidae.

Periplaneta amaricana (Linnaeus, 1758).

Blatte amériquaine. Cancrelat.

Blatte de La Réunion.

Blatte amériquaine. Periplaneta americana.


Periplaneta americana. Blatte amériquaine.


Cancrelat et mouche cantharide.

Periplaneta amaricana (Linnaeus, 1758).

Blatte amériquaine. Cancrelat.

- Nom : Blatte amériquaine. Cancrelat.
- Nom scientifique : Periplaneta amaricana (Linnaeus, 1758).
- Classe : Insecta.
- Sous-classe : Pterygota.
- Infra-classe : Neoptera.
- Super-ordre : Dictyoptera.
- Ordre : Blattodea.
- Famille : Blattidae.
- Sous-famille : Blattinae.
- Genre : Periplaneta.
- Espèce : Periplaneta amaricana.
- Auteur : Linnaeus, 1758.



Periplaneta amaricana (Linnaeus, 1758)., appartient à la famille des Blattidae à la sous-famille des Blattinae et au genre Periplaneta. La famille des Blattidae comprend environ une quarantaine de genres et près de 600 espèces à répartition cosmopolite.

Le genre Periplaneta Burmeister, 1838 est composé d'une cinquantaine d'espèces largement répandues à travers le monde.



Origine, distribution Periplaneta amaricana.

Periplaneta amaricana, malgré son nom est originaire d'Afrique, l'espèce cosmopolite, couramment observée dans les régions tropicales, est considérée comme nuisible à cause de ses interactions avec l'homme.



Periplaneta amaricana à La Réunion.

Les mots cafard ou cancrelat sont employés à La Réunion pour nommé les blattes ou les cafards, ils en existent plusieurs espèces dans l'île. Cette blatte cosmopolite est probablement la plus fréquente à La Réunion.



Le cancrelas et la mouche cantharide.

Mieux qu'une description, que vous trouverez facilement sur Internet, voici un extrait du récit de P. De Monforand, publié dans l'album de La Réunion d'Antoine Roussin en 4 volume de 1878 - 1883.

Titre du récit : Le cancrelas et la mouche cantharide.

" ... Le Cancrelas ou Kakerlaque est un gros insecte dont la longueur dépasse souvent quatre centimètres. Son corps est aplati et de couleur brune : sa tournure n'a rien de cette élégance qu'on trouve chez plusieurs de ses congénères. Pour terminer son portrait, il a deux élytres un peu moins dure que celles du hanneton et recouvrant deux ailes membraneuses d'un blanc roussâtre.

C'est un vilain animal, au moral comme au physique. Il s'introduit partout, salit tout de ses ordures et n'épargne ni le linge ni les habits : on peut l'accuser de gloutonnerie, mais je me ferais scrupule de le traiter de gourmand, car tout lui est également bon. Son appétit n'assigne aucune différence dans les mets : il dévore sans distinction les souliers, les viandes fraîches ou desséchées, voire corrompues, les livres, le bois ; dans les peintures il ronge le vernis ou la toile sans préférence, et il suffit qu'une couleur soit gommeuse, pour que le Cancrelas en fasse son régal ; les confitures ne lui sont pas indifférentes, cela va sans dire.

Dans les soirées ou les nuits orageuses, ces bêtes répugnantes semblent être possédées par un besoin irrésistible de locomotion. Elles envahissent les appartements, s'accrochent aux murs, courent sur les planchers, volent à travers la chambre, se heurtent lourdement aux vitres, escaladent les tables, tombent tout-à-coup sur votre assiette. Elles ne respectent même pas la chose la plus digne de respect : le sommeil du travailleur fatigué. Elles grimpent sur son lit, se promène sur son visage, sur ses mains, sur toutes les parties découvertes de son corps. Je me suis bien des fois éveillé en sursaut, vigoureusement pincé par un cancrelas qui s'enfuyait comme une ombre à mon premier mouvement, en répandant après lui une odeur infecte.

Ma seule vengeance était de trouver le matin, un certain nombre de ses complices noyés dans mon verre d'eau sucrée, car ils ont un faible pour les liqueurs douces.

Le cancrelas enferme ses oeufs dans une coque brune comme lui, déposée ou plutôt collée, soit aux angles des murailles, soit dans les armoires et les caisses, que l'on n'ouvre pas fréquemment. Cette enveloppe est divisée, parallèlement en sa largeur, par de nombreuses cloisons, formant une trentaine de chambres qui contiennent chacune un embryon.

Arrivés au terme que la nature a fixé pour leur éclosion, les jeunes cancrelas rongent leur enveloppe et s'échappent à la hâte ; ils ne sont pas alors plus gros qu'une fourmi et profitent de l'exiguïté de leur taille pour se glisser partout ; ils se faufilent facilement par les fentes, les fissures, les ouvertures les plus étroites et, dès la première heure, ils commencent leur brigandages avec une ardeur qui prouve surabondamment que : " ... Dans les bêtes bien nées. L'appétit n'attend pas le nombre des années ".

Heureusement pour nos maisons, si cet insecte n'inspire à l'homme que le dégoût, il est considéré par une foule d'autres créatures moins difficiles, comme un mets des plus délicats. Les volailles en sont très friandes, les martins et bien d'autres oiseaux ne laissent échapper que ceux qu'ils ne peuvent saisir, et les fourmilières regardent la prise d'un cancrelas comme une bonne fortune. Rien de plus curieux que de voir avec quel empressement se répand la nouvelle, quand une fourmi en tournée a découvert un cancrelas mort, où du moins assez grièvement blessé pour ne plus opposer de résistance. En quelques instants il est saisi à tous les membres, traîné par mille travailleur acharnés, et il ne passe pas longtemps avant que le cadavre, au besoin dépecé et déchiqueté, n'aille garnir le garde-manger commun de la république.

L'homme aussi fait la guerre au cancrelas ; car, si l'on s'en rapporte aux traditions créoles, il fournit un remède souverain pour certaines affections des enfants.

Mais l'ennemi le plus impitoyable du cancrelas, c'est une guêpe ichnemone, vulgairement appelée à Bourbon, Mouche-cantharide et à laquelle nous conservons ce nom, n'ayant pas, et pour cause, la prétention de faire un article d'histoire naturelle. ( il s'agit surement de la Guêpe émeraude : Ampulex compressa (Fabricius, 1781).)

Cette guêpe est d'un bleu, changeant en vert et en violet sombre : ses ailes sont transparentes et sans tache ; on la voit entrer fréquemment par une fenêtre ouverte.

Elle rôde dans l'appartement avec une coquetterie et une légèreté charmantes : elle se baigne dans un rayon de soleil ; prend son vol un instant, puis revient se poser à l'angle d'un meuble où elle s'occupe à sa toilette avec une grâce engageante, en agitant continuellement ses vibrantes antennes. On ne croirait certes pas que ce joli coléoptère pense à mal ; sa taille est si fine, ses couleurs si brillantes, son allure si vive et si étourdie, que rien ne parait plus innocent.

Mais ne vous y trompez pas : la cantharide est sérieusement armée. Elle porte, non pas à sa jarretière, comme une Espagnole, mais à l'extrémité de son abdomen, un véritable poignard, une tarière si bien trempée qu'elle peut pénétrer les corps les plus durs, le cuir le plus compact. Elle a même la précaution de soutenir ce dard avec ses pattes de derrière pour empêcher qu'il se rompe.

Pressée de pondre, la guêpe va se poser sur une chenille, ou sur un ver, souvent bien plus grand qu'elle : elle s'attache à l'insecte par ses griffes crochues ; il a beau s'agiter, se débattre, se tordre en mouvements convulsifs ; la cantharide enfonce sa tarière, coule un oeuf dans la plaie que'lle vient d'ouvrir, et ne s'arrête qu'après avoir ainsi assuré l'avenir de vingt ou trente de ses rejetons...

... Son gibier de prédilection c'est le cancrelas ; après avoir rôdé de différents côtés, soit en volant, soit en marchant, comme une honnête personne qui éprouve le besoin de prendre l'air, la cantharide aperçoit-elle un cancrelas, elle s'arrête un instant face à lui, les regards se fixent ; un frémissement muet secoue les deux adversaires ; la provocation est échangée.

Tout l'avantage paraît être pour le cancrelas ; il est trois ou quatre fois plus gros que la cantharide ; sa bouche est bien armée, une armure cornée défend ses larges épaules ; d'un seul coup il doit anéantir celle qui le brave ; mais son caractère ne répond pas à sa force ; abruti par une vie oisive et des jouissances matérielles, sans énergie, sans résolution, il subit passivement l'influence magnétique de la gracieuse cantharide, elle lui fait peur, il sent son infériorité, il se sait perdu d'avance ; mais un charme inexplicable lui interdit retraire.

Tout-à-coup la mouche s'élance sur sa victime, qui ne cherche même pas à fuir ; elle lui comprime la tête entre ses fortes mandibules, se replie vivement sous son ventre, et le perce de son aiguillon ; c'est l'affaire d'un instant. Puis elle lâche sa proie, elle se retire, fait quelques tours dans la chambre, ou décrit quelques cercles dans les airs ; on dirait qu'elle a abandonné sa conquête ; amis ce n'est que la conscience d'un triomphe certain qui lui donne cet air indifférent ; elle sait que le cancrelas lui appartient sans défense, le poison lent qu'elle a versé dans ses veines agit peu à peu ; un hébétement général, une langueur mortelle éteint en lui toute velléité de révolte. Qu'elle revienne quand elle voudra, elle n'a plus qu'à recueillir le fruit de sa victoire !

La volà de nouveau près de l'infortuné ; il n'a plus même l'énergie nécessaire pour retarder sa perte par une résistance inerte ; elle le retrouve sans force, hors de combat, succombant sous sa blessure douloureuse et empoisonnée.

Le moment suprême est arrivé ; la cantharide saisit sa malheureuse proie par la tête, ou même par une de se longues antennes ; elle part à reculons, elle traîne le captif à la remorque et lui, malgré sa grandeur et sa force supérieure, il ne se débat pas, il se laisse faire, il suit : s'arrête-t-elle un moment pour reprendre haleine, il reste immobile près d'elle, esclave soumis, attendant que la marche recommence et le rapproche de son tombeau.

Je n'aime pas le cancrelas, je vous l'affirme, j'ai contre lui bien des motifs de rancune personnelle : j'ai souvent même écrasé ses semblables sans le moindre remords ; et pourtant, à cette heure, je le plains sincèrement ; le sort affreux qui l'attend efface à les yeux tous ses méfaits passés. J'ai presque envie d'aller à son aide.

Mais il est déjà trop tard, la cantharide est arrivée dans un coin où s'ouvre une fente facile à prévoir, il faut un dernier effort, un dernier pas : le bourreau d'abord, puis la victime disparaissent dans l'ombre.

Ce drame naturel finit selon les plus pures traditions de l'art, le dénouement est trop facile à prévoir, il faut ménager la sensibilité du spectateur ; Saltabadil tient son poignard vénal sur le tête de Blanche : la toile tombe !... ".



Nuisibilité Periplaneta amaricana.

Dans un ouvrage publié en 1998 à l’attention des élus et responsables de collectivités, l’Organisation Mondiale de la Santé insistait sur le danger constitué par la prolifération des blattes. Celles-ci, en effet, peuvent transporter jusqu’à 56 espèces de bactéries, dont 14 sont dangereuses pour l’Homme.




Espèces de l'Ordre des Blattodea présentes à La Réunion.

Classement par Famille et Nom scientifique.

           




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