Le
caféier est un terme générique qui désigne plusieurs
espèces
de plante du genre Coffea, famille des Rubiacées
Ce
genre regroupe plus de 80 espèces d'arbres ou
d'arbustes
originaires d'Afrique ou d'Asie.
Le
café et l'île de La Réunion.
Le
café marron est présent dans les forêts de l'île Bourbon
( Réunion
). Le café marron, Coffea
mauritiana Lam.
endémique
de La Réunion et de Maurice, vie à l'état sauvage aussi bien à Cilaos,
aux Makes et à Bébour, qu'à
Saint-Philippe
et Saint-Denis. C'est un arbuste de deux mètres à fleurs odorantes aux
baies noires allongées et
oblongues.
Très prisé en Europe à la fin du 17e siècle,
le café est acheté fort cher en Arabie. En 1715, La Compagnie Française
des Indes Orientales décide de l'implantation des premiers caféiers, 6
plans de café du Yémen, le café Moka. La présence
du Café marron à l'île Bourbon augure d'une bonne acclimatation des
précieux caféiers.
Fin
septembre 1715, six plants de Coffea arabica
"Moka" offerts à
Louis XIV par le sultan du Yémen furent introduits par le chevalier
Antoine de Parat, arrivé sur un navire malouin de la Compagnie Française
des
Indes Orientales.
Il fut ensemencé à Saint-Paul, près de la ravine "Tête
Dure", du temps d'Antoine Desforges Boucher, Gouverneur de Bourbon,
et planté en grande échelle, près de la Rivière Saint-Étienne et de
la Rivière des Galets
Les
bas de l'ouest semble bien convenir à cette culture. La compagnie
organise alors la production, facilite l'achat de graines, construit des
greniers et des routes. Elle offre également des concessions gratuites
à tout colon de 15 à 60 ans. à condition de planter et d'entretenir
100 plants de café. Les plantations vont rapidement s'étendre vers
Saint-Leu et le Tampon au détriment de la forêt. Cette
culture exige un travail intensif, elle est la cause et l'origine de la
traite d'esclaves malgaches et africains.
Café
d'Arabie : Coffea arabica L.
Famille
: Rubiacées
Origine
: Éthiopie et Soudan
1806-1807,
la
grande crue de la Rivière des Galets emporta à la mer toute la
plantation de café
Moka.
1810,
la terrible maladie de l ' "Hemileia vastatrix" dévastait tout
ce qui en restait.
Plus
tard, l'arabica fut remplacé par le "Libéria". Il produisit 2
à 3 kg de cerises par an.
Entre
1725 et 1740, le café devient source de richesse de bourbon. Il est
échangé contre des marchandises de France ou d'Indes. C'est le règne
du troc.
1727
Benoît Dumas Gouverneur, Il intensifie la culture du café " On ne
peut rien voir de plus beau, écrit-il au ministre le 27 avril 1728, que
les plantations de café qui se multiplient à l'infini. Cette île sera
dans peu capable d'en fournir au-delà de la consommation du
royaume".
Le
28 novembre 1742, toute nouvelle plantation de caféier est interdite.
En 1744, la production du café de Bourbon culmine à 1,2 tonnes, mais
déjà la concurrence des Antilles se fait sentir et les prix baissent.
1771,
La culture des épices lancée par Pierre Poivre et Joseph Hubert
s'étend dans l'Est, de Saint-Benoît à Saint-Joseph. Le café reste
cependant le principal produit d'exportation.
1806,
1807, deux années où les cyclones détruisent les plantations de
caféiers, les colons de Bourbon décident de planter de la canne à
sucre car cette culture résiste aux cyclones.
Jusqu'en
1848, le café restera la culture d'exportation principale de La Réunion.
A partir de 1848, avec l'arrivée massive de travailleurs immigrés, la
canne va s'étendre partout, au détriment des champs d'épices qui
seront abattus pour lui laisser toute la place. Les caféières subiront
peu après le même sort. La canne devient la culture d'exportation
exclusive de Bourbon. C'est la
fin du café à l'île de La Réunion et le début de l'économie
sucrière.
Aujourd'hui
on trouve encore dans les hauts un certain nombre de plants de café qui
suffisent à la consommation de certaines familles ayant gardé les
traditions.
Préparation
du café :
-
Les baies devenues rouges à maturité sont cueillies, séchées au
soleil, débarrassées de la pulpe et de la coque, dite parche.
-
On obtient le café pelliculé. La pellicule gris-argenté,
une fois enlevée, on obtient le café-nu ou
café-vert
prêt pour la mise en balle
et la vente en gros.