Louis Henri de Saulses ( Saulces ) de Freycinet gouverneur de Bourbon. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

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Louis Henri de Saulses ( de Saulces ) de Freycinet.

Gouverneur de La Réunion du 15 février 1821 au octobre 1826.

 

Gouverneur précédent :: Pierre Bernard Milius :: Gouverneur suivant :: Achille Guy Marie de Cheffontaines

 
   
 

Louis Henry de Saulses de Freycinet est né le 31 décembre 1777 à Montélimar, fils de Louis De Saulses de Freycinet et d'Antoinette Élisabeth Catherine Armand.

Il s'engage le 27 janvier 1794 dans la marine en qualité d'aspirant de troisième classe, participe en 1795 aux combats livrés en mer Méditerranée contre les escadres réunies d'Espagne et d'Angleterre et est nommé en même temps que son frère enseigne de vaisseau.

En 1800, il fait partie de l'expédition vers les Terres australes en direction de la Nouvelle-hollande. Il embarque comme second du capitaine Nicolas Baudin sur le Géographe.

En 1806, il reprend le service actif aux Antilles, avant d'arriver en vue de Saint-Domingue il rencontre une corvette anglaise et a avec elle un engagement opiniâtre, pendant lequel il est blessé à l'épaule et à la jambe, mais il forçe son antagoniste à prendre la fuite.

Peu de jours après, le 26 mars 1806, étant sur le point d'arriver à Saint-Domingue, une frégate anglaise lui barre le passage. Malgré la grande disproportion des forces, Henri de Freycinet n'hésite pas à attaquer. Lors de cet affrontement, il a le bras droit empoté par un boulet anglais. Grièvement blessé, il est fait prisonnier et incarcéré à la Jamaique.

Libéré, il est fait chevalier de la légion d'honneur le 28 février 1808 et capitaine de frégate le 13 juillet 1808.

Il est traduit en Conseil de guerre pour avoir perdu la frégate l'Elisa en Manche le 22 décembre 1810. Son honneur est sauf car il est acquitté. Affecté à Rochefort, il est promu capitaine de vaisseau, le 10 juillet 1816.

 

Louis Henri de Saulses ( de Saulces ) de Freycinet

 

 
 

En septembre 1820, il est nommé gouverneur de l'île Bourbon.

Le 15 février 1821, le procés-verbal de l'audience extraordinaire du 15 février 1821 par la cour royale de l'île Bourbon, à l'effet de procéder à l'enregistrement des pouvoirs délivrés par le roi à M. Louis Henri de Saulces de Freycinet, chevalier de l'ordre royale et militaire de Saint-Louis, officier de l'ordre royale de la Légion-d'Honneur, capitaine de vaisseau, nommé par S. M. commandant et administrateur de l'île Bourbon, en remplacement de M. le baron Milius, dont la demande de rappel a été agréée.

Après la salve de cinq coups de canon marquant son installation, de Freycinet fait sa première déclaration au habitants en insistant sur la cohésion sociale.

Le gouverneur Freycinet rend visite le 10 juin 1821 au célèbre botaniste et naturaliste Joseph Hubert, Il fait précéder sa visite par ces lignes : " Je vous ai témoigné quelle estime particulière j'accorde à votre personne; voilà des raisons capables de me faire doubler le pas aux approches de votre hatitation... ". Cette même année le botaniste et naturaliste réunionnais reçoit la médaille d’or de l’Agriculture française.

En août 1821, il entreprend une visite complète de l'île qui lui permettra de se rendre compte de la bonne santé économique de Bourbon. La production agricole locale est florissante. D'ailleurs, le 6 mars 1826, il autorise l'exportation d'une partie de l'excédent de la production de blé, 300 000 kg, à l'île Maurice.

Henri de Frycinet établit une caisse d'escompte pour toute la colonie. L'accroissement qu'ont pris le commerce et l'agriculture nécessite l'établissement d'une caisse publique où l'on peut trouver l'argent nécessaire au mouvement des affaires. Celui qui circule dans le pays ne suffise pas aux besoins du négoce et de la population. Quelle que soit la cause de la rareté des espèces, les capitalistes profitent seuls de l'absence de toute institution de crédit par les intérêts usuraires qu'ils prennent au commerçant et à l'agriculteur. Les opérations de la caisse d'escompte commenceront le 1 er janvier 1822.

10 novembre 1821, ordonnance de Louis Henri de Saulces de Freycinet.

Ordonnance du commandant et administrateur pour le roi, relative à l'établissement d'une caisse d'escompte.

Nous, commandant de la caisse de réserve du trésor royal, et désirant faire jouir le commerce et l'agriculture des avantages que peut leur procurer son heureuse situation ;

Après en avoir délibéré en conseil de gouvernement et d'administration, sauf l'approbation de S. M., avons ordonné et ordonnons ce qui suit :

Art 1. Il sera créé par le gouvernement une caisse d'escompte pour toute la colonie.

Art 2. Elle sera établie à Saint-Denis, ses opérations commenceront le 1 er janvier prochain.

Art 3. Le fonds capital de cette caisse d'escompte est fixé à la somme de sept cent cinquante mille francs, qui sera prise sur les fonds de réserve.

Art 4. Sur ces fonds, il sera mis à la disposition du caissier la somme nécessaire pour le service courant. Le reste sera déposé dans une caisse à trois clefs, dont une sera remise au directeur, et les deux autres aux deux censeurs.

Art 5. Les bénéfices annuels seront réunis au capital jusqu'à ce que nous en ayons autrement ordonné.

Art 6. Les opérations de la caisse d'escompte consisteront uniquement à escompter des lettres de change ou des billets à ordre présentant les conditions exprimées ci-après au titre de l'escompte. Tout autre genre d'affaires ou de négociations lui est interdit.

Art 7. Les dépenses de la caisse d'escompte sont à sa charge :
- De l'administration de la caisse d'escompte.
- Du comité d'escompte.
- De l'escompte.
- Du directeur.
- Des senceurs.
- Du conseil d'administration.
- Des conseillers d'escompte.
- Des employés.

Donné en l'hôtel du gouvernement à Saint-Denis, île Bourbon, le 10 novembre 1821.

Le commandant et administrateur pour le roi. Signé Henri de Freycinet.

 

Freycinet créé le 14 octobre 1822, la section du Baril, dans la commune de Saint-Joseph.

 

Louis Henry de Saulses de Freycinet met en place la loi du 21 août 1825, qui réforme le système de gouvernement de l'île :

Le gouverneur est dépositaire de l'autorité royale. Il a les commandement général de la haute administration de la colonie.

Quatre chefs d'administration : un commandant militaire, un commissaire ordonnateur, un directeur de l'intérieur, un procureur général du Roi, dirigent sous ses ordres les différentes parties du service.

Un contrôleur colonial veille à la régularité du service administratif et requiert à cet effet l'exécution des lois, ordonnances et règlements.

Un conseil privé, placé près du gouvernement, composé de trois habitants, éclaire ses décisions ou participe à ses actes dans les cas déterminés.

Un conseil général donne annuellement son avis sur les budgets et les comptes des recettes et des dépenses coloniales et communales, et fait connaître les besoins et les vœux de la colonie.

Le commandant militaire est chargé du commandement des troupes et des autres parties du service militaire que le gouverneur lui désigne. Il est en outre membre du conseil de défense et de la commission des prises.

Le commissaire ordonnateur est chargé de l'administration de la marine, de la guerre et du trésor, de la direction des travaux de toute nature ( autres que ceux des ponts et chaussées et des communes ), et de la comptabilité générale pour tous les services.

Le directeur de l'intérieur est chargé de l'administration intérieure de la colonie, de la police générale et de l'administration du culte et des contributions directes et indirectes. Le premier qui remplit cette fonction à Bourbon est M. Betting de Lancastel, qui entre en fonction en 1825.

Le procureur général prépare et soumet les projets de décrets coloniaux, d'arrêtés, de règlements et d'instructions sur les matières judiciaires.

Le Conseil privé se compose du gouverneur, des quatre fonctionnaires désignés plus haut, et de trois conseillers privés choisis parmi les habitants notables.

L'inspecteur colonial assiste au conseil. Il a voix représentative dans toutes les discutions.

Un secrétaire archiviste tient la plume.

Création d'un Conseil général de 48 membres nommés par le roi Charles X pour une durée de 5 ans.

 

Le 8 décembre 1825, il met à disposition de Saint-Pierre, le magasin du Roi pour y établir la mairie.

La sécurité intérieure demeure le problème crucial de cette société esclavagiste. Devant la montée de la criminalité, notamment les incendies volontaires, il crée le 21 août 1823 une cour extraordinaire de justice criminelle.

L'ordonnance du 27 septembre 1825 sur les crimes et délits commis par les esclaves détaille l'arsenal de répression. Les peines infâmes, prison, ou simples, amendes, ne sont plus de mise. " toutes les peines ne peuvent être que corporelles, c'est-à-dire afflictives " : le collier de fer de 16 livres, pour deux esclaves réunis, la chaîne qui permet à l'esclave de travailler néanmoins, le fouet, n'excédant par 30 coups, le poteau et la peine de mort. Cette dernière est prévue en cas " d'attentat contre la sûreté intérieure, fausse-monnaie, assassinat, incendie, empoisonnement, viol, castration de libres ". Tous ces esclaves condamnés doivent porter une calotte jaune.

Louis Henry de Saulses de Freycinet est nommé gouverneur de la Guyane, il quitte l'île avant l'arrivée de son successeur Achille Guy Marie de Cheffontaines, qui est installé gouverneur le 20 octobre 1826.

De saulses de Freycinet est installé à Cayenne le 15 février 1827. Devenu baron la même année, il est promu contre amiral le 26 décembre 1828 et nommé gouverneur de la Martinique.

Le 2 mars 1830, il rentre en France pour des raisons de santé. Il est nommé préfet maritime à Rochefort.

Louis Henri de Saulses de Freycinet meurt le 21 mars 1840 à Rochefort.

 

 

 
 
   
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Jacques de la Heure Henry Hesse d'Orgeret
Germain de Fleurimont Bernardin de Quimper
Jean-Baptiste Drouillard Henry Habert de Vauboulon
Michel Firelin Directoire de Saint-Paul
Joseph Bastide Jacques de La Cour
Jean-Baptisite de Villers Michel François des Bordes de Charanville
Pierre Antoine Parat Henry de Justamond
Joseph de Beauvollier de Courchant Antoine Labbé dit Desforges Boucher
Hélie Dioré de Périgny Pierre Benoît Dumas
Mahé de La Bourdonnais Charles Lemery Dumont
Pierre André d'Héguerty Didier de Saint-Martin
Jean Baptiste Azéma Gérard Gaspard de Ballade
Joseph Brénier Bouvet de Lozier
François Jacques Bertin Martin Adrien Bellier
Guillaume Léonard de Bellecombe Jean Guillaume de Steinauer
François de Souillac Joseph Murinay Comte de Saint-Maurice
Alexandre François Chalvet Baron de Souville Claude Élie Dioré de Périgny
David Charpentier de Cossigny Dominique Prosper de Chermont
Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis Pierre Alexandre Roubaud
Philippe Antoine Jacob de Cordemoy François Louis Magallon Comte de La Morlière
Nicolas Ernault de Rignac Baron des Bruslys Chrysostome Bruneteau de Sainte-Suzanne
Robert Townsend Farquhar Henry Sheehy Keating
Athanase Hyacinthe Bouvet de Lozier Hilaire Urbain de Lafitte du Courteil
Pierre Bernard Milius Louis Henri De Saulses de Freycinet
Achille Guy Marie de Cheffontaines Etienne Henry Duval d'Ailly
Jacques Philippe Cuvillier Anne Chrétien Louis de Hell
Charles Léon Joseph Bazoche Joseph Graëb
Sarda Garriga Marie Bon Ézéchiel Barolet de Puligny
Louis Isaac Pierre Hilaire Doret Hubert Delisle
Rodolphe Augustin Darricau Marie Jules Dupré
Louis Hyppolite de Lormel Pierre Aristide Faron
Pierre Etienne Cuinier Etienne Antoine Guillaume Richaud
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