Marc Dejean de La Batie, représentant du Conseil colonial de La Réunion, député de La Réunion en 1847.

Marc Dejean de La Batie.

- Nom : Marc-Antoine Jules Dejean de La Batie.
- Naissance : 20 novembre 1796 à Saint-Marcel d'Ardèche.
- Décès : 1870 à Sainte-Suzanne La Réunion.
- Fonction(s) :
- Représentant du Conseil colonial de La Réunion.
- Député de La Réunion.


Marc-Antoine Jules Dejean de La Batie est né le 20 novembre 1796 à Saint-Marcel d'Ardèche dans le département de l'Ardèche. Il est le fils de Joseph Dejean de La Batie, seigneur de La Bâtie-Rolland 1756-1829 et de Jeanne-Marie Cathébras 1766-1832.

Le 16 décembre 1823, il se marie avec Cerise de Guigné 1808-1890, à Saint-Denis de La Réunion.

Suite à l'ordonnance du roi Louis-Philippe, du 23 août 1830, Dejean de La Batie est nommé délégué par le Conseil général de Bourbon (La Réunion), il siège à Paris, auprès du département de la marine. Il reste à ce poste jusqu'au 11 novembre 1845, date où il n'y a plus de délégués pour représenter la colonie à Paris.

15 avril 1847, le Conseil colonial envoie une requête au Roi réclamant la représentation des colonies à la chambre des députés. Le 5 août 1847, sont élus pour représenter la colonie, Marc Dejean de La Batie et le marquis Henri de Castellane.

De retour à paris, Dejean de La Batie prend ses distances avec le pouvoir républicain, il critique les mesures prises par le gouvernement provisoire, il rédige en 1847 " Deux notes sur les pétitions présentées à la chambres des députés pour l'abolition de l'esclavages " Il critique les pétitionnaires en faveur d'une émancipation immédiate. Il se fait le porte parole des colons de La Réunion pour observer que le concours des colons a manqué au gouvernement... et que les colons s'opposent à l'instruction religieuse des esclaves. ce comportement déplait aux jeunes créoles résidant à Paris.

Degean de La Batie

Il perd son mandat de député aux élections législatives du 30 septembre 1849 et du 21 octobre 1849. Elections législatives de 1849 à La Réunion.

Il se présente aux nouvelles élections législatives du 29 et 30 décembre 1851 (premier tour) et du 18 et 20 janvier 1852 (deuxième tour) .

Le samedi 6 décembre 1851, la profession de foi de Degean de La Batie paraît dans le journal ' le Moniteur de l'île de La Réunion " :

Monsieur le rédacteur,

Je n'ignore pas qu'il y a toujours une sorte de témérité à solliciter l'honneur de représenter son pays ; il en est surtout ainsi quand les circonstances sont graves, et qu'une grande variété d'intérêts et de voeux vient compliquer, au milieu des ardeurs populaires qui accompagnent les révolutions, les difficultés ordinaires de la politique. Mais c'est aussi dans de telles circonstances que la noble tâche d'influer sur les destinées de son pays doit se présenter comme un devoir à ceux que la confiance du public attache en quelque sorte à son service, par l'espérance qu'il met en eux, ou par la reconnaissance qu'ils lui doivent.

Pour moi, je ne puis oublier combien d'obligations envers cette colonie m'a créés l'honneur que j'ai eu de la représenter pendant sept ans dans le Conseil Colonial et pendant huit ans comme délégué ; et c'est avec tous les sentiments qu'une si honorable confiance a enracinés dans mon coeur que je viens aujourd'hui offrir à mes compatriotes et mettre à leur disposition tous les moyens de leur être utile, que l'étude et la pratique des affaires coloniales ont pu me donner, tout ce qui me reste de vie et de facultés.

Mes principes sont connus. Mes concitoyens savent que si, à toutes les époques et sous tous les régimes, j'ai voulu et défendu toutes les libertés publiques si chères aux Français ; à aucune époque et sous aucun régime, je n'ai pactisé avec l'anarchie, ni reculé devant le devoir de réclamer les garanties de la liberté, des droits et du bonheur de toutes les classes de citoyens.

Dejean de La Batie "

Au deuxième tour des élections législatives du 18 et 20 janvier 1852, Marc-Antoine Jules Dejean de La Batie est battu, il obtient 5 062 voix sur 11 799 votants soit 42.90 %, les deux nouveaux députés de La Réunion sont Sully Brunet, 5 748 voix et Adrien Bellier 5 475 voix, ils ne seront pas admis à l'assemblée nationale, car leur élection ne sera pas validée. Le coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis Napoléon Bonaparte sera suivi du décret-loi du 2 février 1852 qui supprime la représentation coloniale. Elections législatives de 1851 à La Réunion.

Marc-Antoine Jules Dejean de La Batie décède à Sainte-Suzanne en 1870.



Haut de page


Liens commerciaux.


Dernière mise à jour : Vendredi 15 Novembre 2019   Webmaster. Tous droits réservés © 2002 / 2019

Conformément à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données à caractère personnel qui vous concernent en nous contactant en cliquant ici

Booking.com




Hotels île Maurice.

Hébergements à Rodrigues.

Annuaire La Réunion

Hotel La Réunion.

Gîte La Réunion.

Location voiture La Réunion.

Immobilier La Réunion.

Musée La Réunion.

Canyoning La Réunion.

Plongée La Réunion.

Loisir activité La Réunion.

Parapente La Réunion.

Commerce La Réunion.

Restaurant La Réunion.