Domaine
du café grillé.
Cette visite est incontournable,
tant pour le Réunionnais ou le touriste de passage qui souhaite
découvrir ou redécouvrir La Réunion et approfondire
ses connaissances ou tout simplement passer un moment agréable.
Situé à Saint-Pierre, au carrefour de nombreux circuits
touristiques et à proximité de l'aéroport de Pierrefonds,
vous êtes accueillis d'une façon conviviale, professionnelle
et passionnée par une équipe compétente.
Le
Domaine du café grillé se décompose en deux grandes
étapes :
- En entrée libre,
le hall d’accueil avec sa boutique artisanale, un bar à café
où vous pouvez découvrir l'arôme de différents
grands cafés venant du monde entier torréfiés quotidiennement
et le café local, ses multiples objets, moulin, grilloir…
- Le côté botanique
qui s’étend sur une superficie de 4 hectares conçu
autour de deux idées chronologiques : La Réunion d’aujourd’hui
et La Réunion longtemps.
Le parcours, La Réunion aujourd'hui,
vous fait découvrir les espèces exotiques avec des arbustes
ornementaux riches en couleurs, des plantes de rocaille, des plantes à
parfum, des lianes, une palmeraie en symbiose avec des orchidées,
une bambouseraie et de nombreux arbres fruitiers.
Le parcours, La Réunion
longtemps, vous fait découvrir les grandes cutures, la canne à
sucre, la vanille, le vétiver, le café... une case en paille
retour dans le passé, et une magnifique forêt d'espèces
endémiques de basse et moyenne altitude, sans oublier un alambic
qui vous fait explorer les propriétés physiques des huiles
essentielles.
Le
domaine du café grillé est ouvert du mardi au dimanche de
9h30 à 17h00.
Tél : 02 62 24 1 540
Fax : 02 62 24 16 81
Visite libre boutique artisanale
et bar à café.
Tarif pour adultes : 7,00€
Tarif pour enfants : 3,50€
Tarif pour groupe ou CE à partir de 10 personnes.
Mais
pourquoi ce nom de domaine du café grillé ?
Le café est le thème
central du domaine, le café est aussi une période de l’histoire
de La Réunion :
L'histoire du café
à La Réunion débute en 1715, l'île s’appelle
alors l'île Bourbon. Le sieur de la Boissière, capitaine de l'Auguste
avait été envoyé de France pour Moka, pour prendre des plants et des fèves
de caféier, que les hollandais cultivaient avec succès au Antilles. Pendant
son escale à Bourbon, il céda quelques plants aux habitants qui constatèrent
bientôt un similaire de cet arbrisseau dans les forêts.
Les plants cédés par le capitaine
de l'Auguste périrent tous, à l'exception de deux, dont l'un fut confié
à Laurent Martin, habitant de Saint-Denis; l'autre à M. Houbert, curé
de Sainte-Suzanne.
Le café indigène, appelé
vulgairement café de la forêt (
café marron - Coffea mauritiana Lam ), était assez abondant ; on entrevoyait
de belles récoltes, des bénéfices considérables. Cette découverte ouvrait
une nouvelle source de commerce, d'autant plus précieuse que le pays n'offrait
qu'un très petit nombre d'objets d'échange.
4
décembre 1715, Henry
de Justamond fait approuver par le conseil provincial, la décision
que tout homme de la Colonie, Blanc ou Noir, de plus de 15 ans, planterait
100 pieds de café que chacun irait chercher dans la forêt. On a découvert
à Bourbon en abondance un café indigène appelé " café marron ". Ce café
est un peu plus gros que celui de Moka et pointu par les extrémités, il
se nomme à cause de sa forme le café Bourbon pointu. Bourbon persiste
à croire à son café à l'arôme sauvage.
1717. Le café marron de Bourbon
quoique maintenant cultivé, conservait un goût sauvage qui
le fit déprécier et tenir en France pour qualité
inférieure. Les Antilles fournissaient en quantité l'espèce
tirée de l'Arabie, que sa qualité supérieure faisait
rechercher de préférence. La Compagnie prévint le
discrédit qui menaçait de frapper le café Bourbon,
en introduisant dans l'île une certaine quantité de plants
de l'espèce d'Arabie. A cet effet, M. de Beauvolier de Courchant
fut envoyé dans la mer Rouge sur le Triton, capitaine Dufougerais
Garnier : il parvint, sans trop de peine, à se procurer des plants
et des semences convenablement préparés du caféier
Moka, et rapporta le tout à Bourbon en 1717.
Ces plants rapportèrent en 1720 assez
de baies pour créer à Saint-Paul des caféiers contenant
ensemble 7 500 plants. La Réunion entre dans la période
du café. 1744, la production du café de Bourbon culmine
à 1,2 tonnes, mais déjà la concurrence des Antilles
se fait sentir et les prix baissent. 1767 on recense 1 352 500 pieds de
caféiers, 1787 la production s'élève à plus
de 30 000 balles.
1806, 1807, deux années
où les cyclones détruisent les plantations de caféiers,
les colons de Bourbon décident de planter de la canne à
sucre car cette culture résiste aux cyclones.
1810, la terrible maladie
de l ' "Hemileia vastatrix" dévaste les plantations de
Café Moka. 1824 la production est de 1 513 505 Kilos
Jusqu'en 1848, le café
restera la culture d'exportation principale de La Réunion. A partir
de 1848, avec l'arrivée massive de travailleurs immigrés,
la canne à sucre va s'étendre partout, au détriment
des champs d'épices qui seront abattus pour lui laisser toute la
place. Les caféières subiront peu après le même
sort. La canne devient la culture d'exportation exclusive de Bourbon.
C'est la fin du café à l'île de La Réunion
et le début de l'économie sucrière.
La production de café
a repris en 2003. Une nouvelle marque de café a vu le jour en 2005
" Bourbon pointu ". Ce café est considéré
comme le meilleur du monde et s'exporte comme produit de luxe dans le
monde entier.
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