Rallions-nous
franchement à cette belle France autour du trône de sa Majesté Louis Philippe
1er, sous ce drapeau tricolore qui rappelle tant de glorieux souvenirs.
Vive le Roi, Vive la Charte, Vite la France.
Le 29 novembre 1830, le gouverneur
prend un arrêté pour dissoudre la Compagnie des grenadiers de la Milice
de Saint-Denis et ordonne la réorganisation d'une autre compagnie.
Suite aux cyclones de 1829
et 1830, la colonie est en proie à de sérieuses difficultés financières,
le sucre est frappé de droits excessifs est concurrencé en Métropole par
le développement de l'industrie betteravière. De nombreux colons sont
endettés. Pour permettre à la colonie d'assurer le développement de son
commerce, par arrêté du 7 août 1830 est créé une Chambre du Commerce devenant
ainsi la 37ème Chambre de commerce de l’histoire de France. Les membres
nommés par arrêté du 1er septembre 1830 sont tous dionysiens.
Le 25 mars 1831,
conformément à la loi du 31 août 1830, tous les fonctionnaires publics
prêtent le serment suivant : " Je jure fidélité au Roi des Français,
obéissance à la Charte constitutionnelle et aux lois de royaume ".
La nouvelle fête du Roi est
désormais fêtée le 1er mai. Les festivités vont démarrer dès le 30 avril
1831, au coucher du soleil : salve de 21 coups de canon tirée de la batterie
royale et des bâtiments de l'État en rade de Saint-Denis. Même slave le
lendemain matin au lever du soleil avant la revue militaire à 7 heures,
suivie de la messe à 7 h 45 ; au moment du Domine Salvum fac regem
Phillippum, triple décharge de mousqueterie et slaves de canon. La
journée se termine avec la Santé du Roi à 18 heures. La fête nationale
est désormais célébrée sur trois jours : les 27, 28 et 29 juillet.
Le mouvement des
francs créoles.
Le mouvement des francs créoles
secret jusqu'en octobre 1830, s'organise après cette date pour prendre
le pouvoir politique et étendre son influence dans toute l'île. A la base
des revendications pour plus de libertés locales se trouvent les petits
et moyens colons, exclus du pouvoir politique par les notables de la colonie,
alliés au pouvoir central. Pour atteindre leurs objectifs, ils créent
un mouvement politique " Les francs créoles " et élaborent un
programme où les idées de décentralisation, de partage de pouvoir sont
exprimées avec force.
Deus point constituent leurs
objectifs politiques : le rétablissement des libertés fondamentales et
la création d'un pouvoir législatif local. Le mouvement des francs créoles
dirigé par Nicole Robinet de Laserve, fait circuler plusieurs pétitions.
Attaché aux valeurs coloniales, le mouvement veut prendre le pouvoir politique
local pour pouvoir s'opposer à l'abolition de l'esclavage qui menace l'ordre
établi. La création d'un pouvoir législatif local contrôlé par les classes
moyennes devait permettre au francs créoles d'atteindre leur objectif
. Toutefois il ne s'agissait pas de revendiquer le suffrage universel
et de partager le pouvoir avec la classe indigente des Petits Blancs et
encore moins des affranchis.
Pour calmer les tensions,
dès 1832,
le gouverneur, Duval d'Ailly, signe un arrêté autorisant sans attendre
la décision du pouvoir métropolitain, la création d'un Conseil Général
de 36 membres élus au suffrage censitaire. L'arrêté du 14 avril 1832 qui
met en place des élections pour renouveler un Conseil Général sur des
bases plus représentatives, donne l'occasion aux francs créoles d'intervenir
dans le débat politique, les nouveaux conseillers généraux sont élus le
25 août 1832.
Sans se trahir, Duval d'Ailly
a pu amorcer un tournant politique et économique difficile en préservant
l'ordre public.
Le successeur d'Etienne Henry
Duval d'Ailly, arrive à Bourbon le 8 novembre 1832 à bord de la corvette
la Saone, Jacques Philippe Cuvillier a été nommé gouverneur par ordonnance
du Roi du 17 février 1832.
1833,
il fait partie de la commission parlementaire sur l'Algérie.
14 octobre 1840, il est nommé
Contre-amiral.
Duval d'Ailly est nommé
gouverneur de la Martinique en 1840,
poste qu'il occupe jusqu'en 1844.
Etienne Henry Duval d'Ailly
décède le 13 juillet 1865
à Versailles.
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