Église
Sainte-Vivienne ou Notre Dame du Bon Secours.
Sur la première carte de
La Réunion, datée de 1658, l'habitation de l'Assomption, ou le Quartier
Français compte trois maisons et une croix.
Une première chapelle privée
est construite par M. Boyer de la Girodais sur le terrain de son habitation.
Elle est appelée " la chapelle Boyer "
Janvier 1846,
le père Frédéric
Levavasseur supérieur, dans la Colonie, des missionnaires de son Ordre
:
" La Mission des Noirs, évangélisation
des esclaves, sous la responsabilité du clergé régulier, les propriétaires
d'esclaves pouvaient freiner ou soutenir la moralisation suivant qu'ils
respectaient on non l'obligation dans laquelle les plaçait le
Code Noir de donner l'instruction religieuse aux esclaves "
Le Père voyant l'insuffisance
de la petite chapelle du quartier Français conçoit le projet d'en construire
une autre en pierre et en charpente comme à la Rivière des Pluies et assez
grande pour continuer avantageusement les travaux de la mission. Mais
il faut pour subvenir aux frais d'une vaste construction les secours et
l'assistance des habitants de la localité. Une souscription s'ouvre, le
Gouvernement local accorde un subside de 15 000 francs, la chapelle projetée
est bientôt commencée sous la dédicace de Notre Dame de Bon Secours, en
octobre 1846, la première pierre est posée.
Un an après, octobre 1847
on commence à y dire la messe non pas dans le bâtiment principal auquel
on travaille toujours, mais dans une petite dépendance qui doit servir
de logement à l'ecclésiastique desservant la chapelle.
Cette chapelle est enfin
en état d'être livrée à l'exercice du culte, quoique encore inachevée.
La première messe y est dite en mars 1848. Notre Dame du bon Secours se
trouve à cette époque isolée dans les champs de cannes à sucre du Quartier
Français, les paroissiens la nomme ' église des champs de cannes ".
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