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Blason de la commune
de L'Entre-Deux.
Les armoiries de la commune
de l'Entre-Deux retracent le passé, avec le café dont la commune a été
productrice.
Sur le fond vert des montagnes,
un triangle symbolisant la forme du pays.
Devise de la commune de l'Entre-Deux:
Deux bras, un cœur.
Cette contrée excentrée,
difficile d'accès et surplombée de remparts montagneux, devient dès le
début du XVIIIe Siècle, ainsi que d'autres régions retirées, le refuge
de nombreux esclaves fugitifs, appelés alors les marrons. Le plus souvent
en bandes, ceux-ci sont pourchassés par des détachements organisés. La
Toponymie a gardé le nom de l'un de leurs chefs, Dimitile.
La première concession est
accordé à Joseph Lauret en mai 1724,
la seconde en 1727
à Jean Hoarau. Par la suite les terres furent morcelées entre les nombreux
enfants Hoarau et Lauret puis vinrent les familles Gruchet, Rivière etc...
Les terres de l'Entre-Deux
restèrent très longtemps plantées uniquement en café, on avait coutume
jusqu'à la fin du XIXé siècle d'estimer la position des habitants au nombre
de balles de café qu'ils produisaient. On cultivait deux sortes de café
:
- Le Leroy ou pointu. Ce
café est une variété de café Moka ( arabica ) qui avait été remarqué par
un certain Leroy habitant Sainte-Marie, pour sa vigueur et son bon rendement
jusqu'à 1000 mètres d'altitude.
- Le café du pays, coffea
mauritiana, dont la forme est ronde et le goût plus fort et plus sauvage.
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Comme
partout dans l'île, on préparait ainsi le café : après la cueillette on
mettait les grains à sécher au soleil sur l'argamasse. Quand la coque
se brisait facilement sous la pression des doigts, on l'emmagasinait jusqu'au
pilonnage, plus cette opération était retardée, meilleur était l'arôme.
Il fallait à un homme 4 à 5 jours, pour préparer, à la main et au pilon,
une balle de café.
Mais en 1880,
s'introduisit dans l'île un champignon, l'Hémilia Vastatrix qui détruisit
tous les caféiers, on dut abandonner cette culture, mais on retrouve dans
presque toutes les cours de l'Entre-Deux, un ou deux pieds de café qui
suffisent à la consommation domestique. Un écart l'Argamasse rappelle
cette époque.
Cette région de petites propriétés
vivait bien, du café, de la vanille, des fruits et de la forêt. Elle resta
difficilement accessible jusqu'en 1848,
un seul sentier partait de Pierrefonds. La route fut rectifiée en 1880
mais, isolée, elle restait peu sure. L'Entre-Deux était quelquefois coupé
de Saint-Louis par les crues de la rivière Saint-Étienne et jusqu'en 1922,
il y avait un passeur qui faisait traverser les voyageurs en les prenant
sur son dos.
L'accroissement du village
suscite l'établissement d'une section séparée de la commune mère de Saint-Pierre,
avec adjoint et centre d'état civil ; l'arrêté du 30 mai 1839 érige
Entre-Deux en section spéciale.
1854.
Les propriétaires se sont également tournés vers la canne à sucre, en
1854, la société Hoarau Frères est à l'origine de la première sucrerie
de l'Entre-Deux.
L'Entre-Deux, après avoir
fait partie du Quartier, puis de la Commune de Saint-Pierre, devint commune
indépendante en 1882.
Corneille Hoarau, adjoint spécial devint maire. Un des maires de l'Entre-Deux,
le curé Gérard Dujardin est resté célèbre dans l'histoire locale.
Aujourd'hui la commune s'épanouit
à travers le tourisme, et a vocation à faire de ce village des hauts une
destination incontournable du Sud.
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