| |
Blason de la commune
de l'Étang-Salé.
Les armoiries de la commune
: Les vagues représentent l'océan et la papangue le ciel.
Les premiers concessionnaires
furent les Cadet, en 1719,
à la Ravine Sèche. Seules les hautes terres sont cultivées en café, dès
la colonisation du Sud, car les sables du littoral, alors non fixés, étaient
un véritable fléau. Le vent les soulevait sans cesse et les terres avoisinantes
restaient stériles. Bory de Saint-Vincent,
le premier, proposait de les fixer avec des patates
à Durand, Ipomoea pes-caprae, plante qui pousse très bien sur les
sables et que l'on peut voir sur toute la côte. Vers 1873,
un certain Robert, Landais d'origine, essaya de fixer le sable et les
dunes avec des Filaos.
En 1874,
toute l'étendue des sables fut achetée par la colonie, il y eut une opération
d'expropriation pour cause d'intérêt public sur les pas géométriques où
les gens établis. Les pas géométriques doivent leur origine à une réserve
de 50 pas, ou pas du Roy, que le souverain, réputé propriétaire de la
colonie entière se réservait sur tout le littoral des îles pour la navigation,
les fortifications etc...
Les premiers filaos furent
plantés avec succès et le service des Eaux et Forêts en planta un million
louant les terres aux habitants. Les brindilles et le fourrage des filaos
leur revenaient. On y vivait bien, les bois de l'Étang-Salé rendirent
de nombreux services. Dans le sable on cultivait des margosses, des antaques,
des vouèmes...
En 1882,
la construction de la gare du chemin de fer au village de l'Étang-Salé-les-Bains
permet à de nombreuses personnes de s'installer dans la région.
Administrativement, l'Étang-Salé
est rattachée au quartier de Saint-Louis, une tutelle pesante, une pétition
réclame que l'Étang-Salé soit érigée en commune autonome, satisfaction
accordée en 1894.
Le premier maire, Ernest Legros est élu, le 26 février 1894. |
|



|
|
| |
Les
marais salants primitifs sont constitués d'un étang d'eau salée naturel
alimenté d'eau de mer, qui a été au cours des siècles, exploité en marais
salant. Charles Robin est le dernier à en entreprendre l'exploitation,
en 1924,
aidé d'un spécialiste des salines venu de Madagascar, Clémencin Honorine.
L'eau de mer est pompée pour arriver jusqu'aux salines et sèche sur un
sol naturel. Les marais fonctionnent surtout en été et fournissent un
sel bien blanc. Ils sont délaissés à la mort d'Honorine, en 1946,
puis repris par les héritiers de Robin. Mais ils sont définitivement abandonnés
face à la concurrences étrangère.
|
|