Homme
célèbre Évariste Désiré de Forges de Parny. Poète. La Réunion
974.
Évariste Désiré de Forges de Parny
Né le 6 février 1753 à Saint-Paul
Évariste Désiré de Forges, chevalier puis vicomte de Parny, est un poète français né le
6 février 1753 à Saint-Paul.
Parny était issu d'une famille originaire du Berry, installée à l'île Bourbon en 1698. Il quitta
son île natale vers l'âge de
neuf ans pour venir en France avec ses deux frères,
Jean-Baptiste et Chériseuil.
Il fit ses études chez les Oratoriens du collège de Rennes. Il songea à entrer dans les
ordres et fit six mois de théologie au collège Saint-Firmin à Paris,
il avait comme projet de
prendre son
noviciat parmi les frères de la Trappe. A la suite de quelques
contrariétés, il
abandonne ses
premières résolutions et quitta l'obscurité de l'état monastique
pour briller sur un théâtre plus propre à faire valoir les qualités
qu'il tenait de la nature. De la
tranquillité du cloître
il passa à la vie tumultueuse d'une carrière militaire.
Son frère Jean-Baptiste, écuyer du comte d'Artois, l'introduisit à la cour de Versailles où il
fit la connaissance de deux autres militaires
qui, comme lui, se feront un nom dans la
poésie : Antoine Bertin, originaire comme lui de l'île Bourbon et de Nicolas-Germain
Léonard, qui était, lui, originaire de la Guadeloupe.
En 1773,
alors qu'il sert dans les gendarmes de la Garde de Louis XV, son père
qui commandait alors le quartier de Saint-Paul, le
rappela à l'île Bourbon. Durant ce séjour, il tomba passionnément amoureux d'une jeune
personne âgée d'à peine quatorze-ans,
Esther Lelièvre, que son père l'empêcha d'épouser. S'ennuyant de Paris, il retourna en France en 1775. Peu après son départ, la jeune
fille fut mariée à un médecin. Cette histoire inspira les Poésies érotiques, publiées en 1778, où Esther apparaît sous le nom
d'Éléonore. Le recueil eut d'emblée un grand succès et apporta la célébrité à son auteur.
En
septembre 1779, Parny fut nommé capitaine au régiment des dragons de la Reine.
En 1783, il revint à l'île Bourbon pour régler la succession de son père et voyagea également à l'île de France.
En 1785, il quitta l'île Bourbon pour Pondichéry pour suivre, en qualité d'aide de camp, le gouverneur général des possessions
françaises dans les Indes.
Il écrit les Chansons Madécasses à Gondelour et réaffirme avec force
son aversion pour les négriers qui
pratiquent
un commerce scandaleux.
En
1789, il est de retour en France, il
s'installe dans la maison qu'il possède dans le vallon de
Feuillancourt, entre
Saint-Germain-en-Laye et
Marly-le-Roi, qu'on appelait la Caserne. Avec Bertin et Léonard, ils formèrent la société de la caserne.
En e.
tant
qu'ancien officier de la garde de Louis XV, il est admis à la cour de
Louis XVI avec honneur, est reçu à Trianon dans le cercle
intime
de Marie-Antoinette et de la princesse de Lamballe.
Pendant
la Terreur, il doit se cacher dans le beau vallon de Feuillancour, afon
d'échapper à la guillotine. Il connaît quelques revers de fortune et
c'est grâce à des amis qu'il obtient un emploi dans l'instruction
publique, puis à l'administration du Théâtre des Arts.
En 1802, Parny se
marie avec Marie-Françoise Vally.
En
1803, le comte Français de Nantes le fait entrer dans l'administration des droits réunis.
Il est à l'Académie française, où il
occupa le
36 ème fauteuil.
Il
meurt le 5 décembre 1814, usé par la maladie, aigri par les épreuves
quelques temps après la chute de Napoléon.
Élément
de Bibliographie :
1713,
Voyage à l'île de France
1776, Voyage de
Bourgogne
1777, Épître aux insurgents de
Boston
1778, Poésies érotique
1779, Opuscules poétiques
1787, Chansons madécasses et poésies
furtives
1799, La guerre des
Dieux
1804, Goddam, poème
1805, Le portefeuille volé ( le paradis perdu, les déguisements de Vénus, les galanteries de la bible
)