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Martin
triste. Acridotheres tristis. Le
martin triste a été introduit à l'île de La Réunion, Bourbon à l'époque
par M. Poivre en 1765, un récit de Louis Maillard de 1862 dans : Notes
sur l'île de La Réunion ( Bourbon ) nous relate cette histoire.
" Cet oiseau, bien connu
des naturalistes, est le sauveur de l'agriculture à Bourbon, où il vit
de lézards, insectes et fruits. Il a été introduit, en 1765, par M. Poivre,
dans le but de détruire les sauterelles, qui importées de Madagascar,
on ne sait trop comment, dévastaient les champs et empêchaient toute agriculture,
à cette époque où l'on ne cultivait que des grains.
Il fut nécessaire de renouveler
leur introduction ; car, à la première, les habitants les voyant fouiller
dans leurs champs fraîchement préparés, se persuadèrent qu'ils mangeaient
les semences et les tuèrent. Aussi, à la deuxième introduction, mit-on
une amende de 500 livres de France contre ceux qui les tueraient, où même
qui en élèveraient en cage. Les martins, qui marchent ordinairement par
paires, se réunissent souvent en troupes, surtout dans les cas de danger,
et viennent chaque soir se percher sur un ou plusieurs arbres, près des
habitations et surtout dans les villes. Ils donnent presque toujours la
préférence aux tamarins et font un bruit assourdissant avant de s'endormir.
Non seulement les martins
détruisent toutes les sauterelles de Bourbon, mais l'on peu dire avec
Bory de Saint-Vincent qu'ils ont aussi fait disparaître, ou à peu près,
tous les insectes de la colonie.
Il n'est pas rare d'en avoir
dans les pâturages cinq ou six perchés sur le dos des bœufs ou autres
animaux, dans le poil desquels ils cherchent des parasites. Cet oiseaux
assez familier à l'état sauvage s'apprivoise sans difficulté et apprend
même facilement à parler et à contrefaire le cri des animaux. En liberté,
il est très prévoyant et fuit les chasseurs à tire-d'aile ; aussi les
noirs disent-ils qu'il sent la poudre. "
Cet oiseau vie dans les zones
urbaines, vous pouvez le rencontrer à l'île de La Réunion sur les bords
des routes, dans les jardins et parc, les zones découvertes ou partiellement
boisés. Généralement le martin triste vie en groupe. |
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Le
martin triste, à la différence des autres oiseaux, marche plutôt qu'il
ne sautille. Ils se nourrissent au sol et spécialement sur les bords des
routes. Il est familier et effronté, souvent venant dérober quelques petits
morceaux près des gens ou des animaux domestiques.
Le martin triste est originaire
du sud de l'Asie il est brun foncé, avec la tête et le cou noirs, et les
sous-caudales blanches. Il a le bec, la peau nue autour de l'œil, ainsi
que les pattes et les doigts, jaunes. Les extrémités des rectrices sont
blanches, ainsi que la tache à la base des primaires, et les lisières
sur les ailes, les rendant distinctes en vol.
Les juvéniles ont la tête
plus brunâtre. Ils sont plus ternes, avec la tête, la gorge et le haut
de la poitrine bruns.
Les couples de martins tristes
restent ensemble année après année, et gardent le même territoire. Chaque
couple a deux couvées par an. Le nid est une coupe faite d'herbes sèches,
de branchettes et de feuilles, il est placé en général dans une cavité,
dans un arbre, une falaise , ou dans un épais fourré de végétation. La
femelle dépose 1 à 6 oeufs bleu verdâtre.
Bien que le martin triste
ne soit pas capable d'apprendre à imiter les discours des humains, il
peut apprendre quelques mots et phrases et être compris.
Oiseaux de La Réunion
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