Le
vicomte François de Souillac est né le 2 juillet
1732,
au château de Bardon ou Bardou, en Périgord. Il est le huitième enfant
d'une famille qui en compte neuf, François de Souillac est le fils de
Jacques Joseph, comte de Souillac, et de Marie Bonmartin.
A l'âge de 15 ans, il sert
dans le régiment de Talleyrand Cavalerie.
Il entre ensuite dans
la marine, le 27 septembre 1749.
Il devient enseigne de vaisseau
le 11 octobre 1755,
lieutenant le 1er mars 1763,
et chef de brigade des gardes marines le 13 septembre 1765.
Dans les années qui suivent,
François de Souillac commande plusieurs navires. En 1770,
il est fait chevalier de Saint-Louis. En 1774,
il est membre du Conseil de marine, charger d'évaluer une nouvelle méthode
de signalisation proposée par le chevalier du Pavillon. Jean-François
du Cheyron du Pavillon a préparé avec Verdun de la Crenne un mémoire sur
la tactique et code de signaux, selon une méthode entrevue par Bigot de
Morogues. L'ouvrage est publié chez Malassis à Brest. Il aura trois éditions
successives : 1776, 1778, 1779.
Le 23 décembre 1775,
François de Souillac est nommé gouverneur particulier de Bourbon.
Son action à Bourbon s'inscrit
dans la continuité de celle de ses prédécesseurs. Et on retrouve l'insoluble
équation portuaire. Comment, en effet, espérer un développement de la
colonie sans port véritable ? Et comment le financer ?
Prenant acte des difficultés
financières de la Monarchie, les autorités bourbonnaises vont jusqu'à
proposer un financement partiel des travaux par la population. Mais la
réponse du gouvernement royal est sans appel : c'est non ! Pas de facilités
portuaires, pas d'écoulement rapide des récoltes. Les habitants sont donc
invités à transporter eux-mêmes leurs différentes productions pour être
stockées dans les magasin du roi. Mais voilà, les magasins sont en nombres
insuffisant et dans un état de vétusté avancée.
C'est dans un contexte déprimant
que François de Souillac tente néanmoins de poursuivre son commandement.
En 1776,
François de Souillac fonde la paroisse de Saint-Leu, préfigurant
le futur quartier qui, longtemps, a conservé le nom de Boucan-Laleu ou
Repos-Laleu.
L'agriculture est également
l'objet de toutes ses préoccupations avec un double objectif : nourrir
les populations locales et assurer l'approvisionnement des armées.
Sur le plan du droit et de
l'organisation de la société servile, l'ordonnance du 8 mars 1777
assouplit les mesures dont son victimes les esclaves marrons et inflige
des peines à ceux qui s'adonnent à des atrocités dans la lutte contre
le marronage. |