L'administration
de Bertin va correspondre à une période confuse : sur le plan climatique
d'abord, avec les cyclones de 1763, 1764,
1765
; sur le plan politique ensuite avec la banqueroute de la Compagnie des
Indes.Le Roi de France Louis XV rachète à la Compagnie des Indes, par
l'édit du 4 août 1764, les îles de France et de Bourbon, pour la somme
de 7 625 348 livres.
La rétrocession ne sera cependant
effective que le 14 juillet 1767.
La colonie va donc vivre
des périodes de doute et d'inquiétude. L'autorité suprême de la Compagnie
est vacillante pendant cette période transitoire. A partir de 1764, la
Compagnie n'a plus la mainmise sur l'administration de l'île.
Les commissaires chargés
de la liquidation de la Compagnie des Indes Orientales, et de la préparation
à la rétrocession arrivent à Bourbon le 12 mai 1765.
Les problèmes de la Compagnie
des Indes jeta la consternation parmi les employés et le découragement
chez les habitants. Le commerce chôma, le travail se ralentit, les
produits diminuèrent ; en trois années, l'île périclita
au point que nombre de familles cherchèrent à libérer
leurs esclaves pour retourner en France. Le roi, instruit de ces dispositions,
lança, en date de 20 avril 1766, un ordre qui défendait
l'affranchissement des esclaves sans autorisation des gouverneurs.
Bertin est remplacé dès 1767,
par Martin Adrien Bellier, qui occupe alors le poste de gouverneur Intérim
de Bourbon.
Jacques Bertin s'installe
à Paris puis à Bordeaux.
A partir de 1782,
il est anobli par l'achat de l'office de conseiller secrétaire du Roi,
Maison et Couronne de France.
En 1771,
il acquiert pour 153 000 livres la maison noble de Sainte-Marie de Bélair,
sise paroisse de Pessac et Mérignac, dans les graves de Bordeaux. Il se
ruine et la saisie réelle de Sainte-Marie de Bélair est prononcée le 4
septembre 1784.
Il revient alors dans l'Océan
Indien et décède à Port Louis, Isle de France, où il s'est retiré le 25
novembre 1793.
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