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François
Louis Magallon Comte de La Morlière est né le 28 octobre 1754
à l'Isle-d'Adam, Val-Oise, troisième enfant d’Alexis Magallon, comte de
la Morlière, Maréchal des camps et armées du Roy, et de Henriette Louise
Catherine de Ségent.
François-Louis Magallon reste
à l’Isle-Adam jusqu’à sa quatorzième année, fréquentant avec ses frères
et sœurs le collège des prêtres Joséphites, fondée en 1660
par Armand de Bourbon-Conti.
Son père le fait entrer dans
l’armée le 29 janvier 1769.
Au mois d’avril suivant, il est envoyé en Corse avec le régiment d’infanterie
de Bourgogne. Sept ans après, en 1776,
il est nommé lieutenant, puis capitaine de remplacement.
Le 6 avril 1786,
il devient capitaine du régiment des Deux-Ponts.
Trois ans plus tard, la Révolution
éclate. En 1791,
sur la recommandation de Hoche, une des plus grandes figures de la Révolution,
il est nommé général. Par prudence, il abandonne son nom à particule et
signe tout simplement : Lamorlière.
En 1793,
il est nommé adjudant général, inspecteur des côtes de la 15ème Division
(secteur de Rouen) et l’année suivante chef d’état-major général des côtes
de Cherbourg et de Brest réunies.
Le 17 pluviôse an III François
Louis Magallon est promu général de division aux Indes, il commande les
troupes envoyés à l'Isle de France chargées de soutenir Baco et Brunel,
les deux agents du Directoire, porteurs du décret d'abolition de l'esclavage.
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Il
épouse, le 5 mars 1797,
à Pamplemousse, Isle de France, Louis Marguerite Joséphine Merven une
jeune femme de 16 ans, qui malheureusement mourra le 15 janvier 1806,
après avoir donné le jour à trois enfants.
François Louis Magallon garde
le commandement des troupes jusqu'au 28 juillet 1800, à la mort du gouverneur
Malartic, il devient gouverneur général des Isles de France et de La Réunion.
Magallon dirige ce gouvernement jusqu'à l'installation de Decaen, le 26
septembre 1803.
Le 27 septembre 1803, François
Louis Magallon, Comte de La Morlière est désigné, pour succéder à La Réunion
à Jacob de Cordemoy. C'est à la mis octobre que Magallon s'embarque pour
la Réunion sur le division Linois. Il prend possession de son gouvernement
le 18 octobre 1803.
La nouvelle organisation
adoptée est marquée du sceau de la restauration. Supprimées les autorités
administratives, supprimés les tribunaux, dissoutes les assemblées. Le
nouveau régime tel qu'établit par le décret du 13 pluviôse an XI, et qui
reprend l'organisation antérieure à la révolution, est tricéphale. Il
comprend le capitaine général et chef militaire, le préfet colonial, chargé
de l'administration civile et de la police et un commissaire de justice
dont les attributs se rapprochent de celles d'un procureur général.
Mais c'est surtout une constitution
qui enlève désormais à La Réunion toute existence propre pour la placer
sous l'étroite dépendance des administrateurs siégeant à l'Isle de France.
François Louis Magallon, commandant de la colonie qui, par courtoisie,
jouit toujours du titre de gouverneur, n'est plus que le lieutenant du
capitaine général. Il doit appliquer ses ordres. Le chef de l'administration
qui prend le titre de sous-préfet, n'est que l'agent du préfet dans l'île,
et il n'est chargé que de l'exécution du service courant. Quand aux questions
judiciaires, elles relèvent de la compétence du commissaire de justice,
basé bien évidemment à l'Isle de France.
Restauration, centralisation,
mais aussi réaction telles sont les logiques principales de la nouvelle
constitution. C'est ainsi que l'esclavage qui, il est vrai, n'a jamais
été aboli aux Mascareignes, est conforté et la Traite protégée. Les esclaves
vont dés lors relever d'un droit criminel spécial.
Le 30 décembre 1805,
François Louis Magallon, Comte de La Morlière est remplacé par Nicolas
Ernault de Rignac, Baron des Bruslys.
Rentré en France, le général
Magallon commandant de la 15 e division militaire, prend sa retraite le
22 février 1815.
Il décède à Poissy le 31 décembre 1825.
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