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mai 1946,
Alexis de Villeneuve son frère, leader de la droite réunionnaise est
assassiné pendant la campagne électorale des législatives de juin 1946.
L’assassinat de son frère, change son itinéraire personnel. Il démissionne
de l’armée avec le grade de lieutenant-colonel, et rejoint son île natale.
Frédéric Champierre de Villeneuve
entre dans la vie politique réunionnaise avec l’objectif premier de prolonger
le combat de son frère contre le PCF. Alors que le RPF s’implante dans
l’île sous l’égide de Jean
Chatel, puis de Jules
Olivier et
Raphaël Babet, il demeure en retrait du mouvement gaulliste.
Lors des législatives de
1951, quand la droite réunionnaise se divise et présente quatre listes,
il fait le choix d’un regroupement avec Clément
Valère et Joseph Vallon-Hoarau. Leur liste d’action agricole, économique
et sociale s’oppose au rassemblement communiste de
Raymond Vergès et
Léon de Lepervanche. Elle subit la concurrence de la liste conduite
par Raphaël Babet et Georges
Repiquet.
Sa profession de foi conjugue
les deux grandes priorités de son action politique :
" faire régner une
plus grande justice sociale et battre le communisme sur son propre terrain...
défendre la prospérité de notre île natale et la grandeur de la France
".
Le 17 juin 1951, sa liste,
arrivée en troisième position, réunit 22% des exprimés. Avec Raymond Vergès
et Raphaël Babet, il est élu député de La Réunion. Résultats
élections législatives 1951 à La Réunion.
Marcel de Villeneuve siège
au sein du groupe Centre républicain d’action paysanne et sociale et des
démocrates indépendants ( CRAPSDI ). Il est membre de la Commission de
la défense nationale, de la Commission des territoires d’outre-mer. Il
est très présent sur les questions touchant l’armée et la défense nationale.
Dans le contexte du sous-développement
et de l’accumulation des retards structurels de l’île de La Réunion, il
intervient sur plusieurs dossiers réunionnais : situation des anciens
combattants, aides aux vieux travailleurs, campagnes sucrières, réseau
routier, développement du Tourisme.
En 1956, lors des législatives
partielles, il se retrouve en seconde position sur la Liste du Rassemblement
des Gauches Républicaines conduite par Raphaël Babet. La campagne traduit
la déception de l’électorat après dix années d’une départementalisation,
qui ne se réalise toujours pas. La liste communiste remporte deux sièges
: Raymond
Mondon, Paul
Vergès. Marcel de Villeneuve est battu. Il se replie sur son mandat
de conseiller général de Saint-Benoît.
Novembre 1958. Les
premiers scrutins législatifs de la Vème République signent son retour
à l’Assemblée nationale. Candidat sous l’étiquette Indépendant national
dans la première circonscription, il a pour suppléant son beau-frère,
le docteur
Pierre Lagourgue. Dès le premier tour, il devance son adversaire de
droite Marcel
Vauthier et l’emporte nettement au second tour sur le candidat communiste
Paul
Vergès.
Novembre 1962, il est battu
lors d’une élection législative marquée par d’importantes fraudes et violences.
Le scrutin est annulé par le Conseil constitutionnel en janvier 1963.
L’élection partielle de mai 1963 voit la venue de
Michel Debré, qui est élu député de la première circonscription. Marcel
de Villeneuve s’efface, et laisse sa succession à l’ancien premier ministre.
Il se retire définitivement la vie politique réunionnaise.
Officier de la légion d’honneur,
l’ancien lieutenant-colonel de cavalerie à la retraite s’installe dans
le sud-ouest de la France Arlens dans le Gers. Sans reprendre un engagement
personnel et se présenter à une consultation électorale, il continue de
participer à la vie politique et sociale.
Frédéric Champierre de Villeneuve
meurt le 27 octobre 1996 à Bayonne.
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