Guillaume Léonard de Bellecombe gouverneur de Bourbon. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

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Guillaume Léonard de Bellecombe.

Gouverneur de La Réunion du 1 novembre 1767 au 4 octobre 1773.

 

Gouverneur précédent :: Martin Adrien Bellier :: Gouverneur suivant :: Jean Guillaume de Steinauer

 
   
  Bourbon (La Réunion ) est subordonnée à l'île de France ( Maurice ).  
     
 

Pierre Guillaume Léonard Sarrazin de Bellecombe est né le 22 février 1728 au lieu-dit de Bellecombe, paroisse de Pernilhe-en-Agnenais, fils de Pierre Léonard, marchand protestant et d'Anne de Marabal, il a cinq frères et sœurs.

Il épouse en 1776 à Bordeaux Angélique de Gallaup, fille de Louis et de Marguerite Baratet, dont il n'a pas eu d'enfants.

Guillaume Léonard de Bellecombe s’engage en 1748 dans le régiment de Royal-Roussillon en tant que volontaire.

Il accède rapidement au grade de caporal le 19 mars 1748, au grade de lieutenant, le 31 juillet suivant, aide-major le 30 mars 1755 et capitaine le 1 er septembre suivant.

En 1756 son régiment accompagne Louis-Joseph de Montcalm en Nouvelle-France.

Le 13 septembre 1759, Bellecombe est blessé et fait prisonnier lors de la bataille des Plaines d’Abraham à Québec. Bataille qui se déroule durant la guerre de Sept Ans, et qui oppose les Français défendant la ville assiégée à l’armée britannique attaquante et qui se solde par la victoire de cette dernière et la mort des deux généraux commandant la bataille, le Français Louis-Joseph de Montcalm et l'Anglais James Wolfe. Elle marque le début de la conquête britannique et la fin du régime français en Nouvelle-France.

Une fois rétabli, il est impliqué dans les tractations des belligérants en vu d’effectuer un échange de prisonniers. Il est finalement expulsé du Canada en mai 1760 et peut rendre compte à Versailles de l’état de la colonie.

Nommé chevalier de l’ordre de Saint-Louis en 1760, Bellecombe accède au grade de lieutenant-colonel l’année suivante.

Pendant l’été 1762, il est envoyé à Terre-Neuve pour combattre les Britanniques, sous les ordres de Joseph-Louis de Cléron, comte d'Haussonville et de Charles-Henri-Louis d'Arsac, chevalier de Ternay. Le Chevalier de Ternay devint le 16 août 1771 gouverneur général de l'île de France et Bourbon.

Blessé lors des combats de la bataille de Signal Hill, il est rapatrié en France avec le reste du corps expéditionnaire.

Guillaume Léonard de Bellecombe accède alors au grade de colonel en 1763.

Colonel depuis peu, il est envoyé en Martinique en qualité d'aide-major général.

Rappelé en France en 1765, il est chargé quelques mois plus tard, le 30 octobre 1766 de reprendre possession de l'île Bourbon au nom du roi Louis XV.

Le 23 septembre 1767, Léonard de Bellecombe arrive au Port-Louis, Isle de France, à bord de l'Outarde, le 1 er novembre 1767 il est à Bourbon.

C'est l'ordonnance royale du 27 septembre 1766, enregistrée à Saint-Denis le 13 novembre suivant, qui organise la nouvelle administration aux Isles de France et de Bourbon. Les deux îles sont désormais dirigées par un gouverneur général assisté d'un intendant général qui siègent à l'Isle de France et dont la tutelle sur Bourbon est maintenue. A Bourbon l'administrateur principal prend le titre de commandant particulier et son second de commissaire ordonnateur.

Léonard de Bellecombe et Honoré de Crémont, son second, inaugurent donc une administration nouvelle dans une colonie moribonde.

Léonard de Bellecombe et de Crémont vont sillonner l'île, recherchant le contact direct avec la population. Cette démarche totalement inédite est très appréciée de la population et permet aux administrateurs de bien prendre la mesure de sa condition de vie et de l'état de totale désorganisation de la colonie. Tout y est à faire, il n'y a point d'hôpital, point de casernes, point de marines, point de fortification, que quelques mauvaises batteries abandonnées. Tous les magasins à refaire ou à réparer.

Au cours de l' expédition de 1768 visant à reconnaître le volcan, le gouverneur Léonard de Bellecombe, accompagné de l'ordonnateur Honoré de Crénom, de M. Monfleury de Joseph Hubert, de son frère, et des esclaves se retrouvèrent bloqués précisément sur ce rempart où est établi aujourd'hui le point de vue. Exténué de fatigue, et ne trouvant de chemin pour accéder à l'enclos situé 400 mètres plus bas, le gouverneur fit demi tour. M. Crémon, plus pugnace, continua et promit six pièces de toile bleue aux noirs qui trouveraient un passage dans le Rempart. Après bien des recherches, un esclave trouva un passage. Et bien que le gouverneur ne fut pas présent pour la suite de l' expédition, on lui légua son nom, le Pas de bellecombe.

1768, Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre arrive dans les Mascareignes, cet écrivain et botaniste né le 19 janvier 1737, reste dans à l'Isle de France et à Bourbon pendant 3 ans. En 1773 il publie le récit de son " Voyage à l’Île de France, à l’Île Bourbon, au cap de Bonne-Espérance "Les traitements odieux infligés aux esclaves sont dénoncés par Bernardin de Saint-Pierre :

" Au point du jour trois coups de fouet sont le signal qui les appelle à l'ouvrage. Chacun se rend avec sa pioche dans les plantations où ils travaillent presque nus, à l'ardeur du soleil. On leur donne pour nourriture du maïs broyé cuit à l'eau, ou des pains de manioc ; pour habit, un morceau de toile. A la moindre négligence, on les attache par les pieds et par les mains, sur une échelle ; le commandeur, armé d'un fouet de poste, leur donne sur leur derrière nu cinquante, cent, et jusqu'à deux cents coups. Chaque coup enlève une portion de la peau. Ensuite on détache le misérable tout sanglant ; on lui met au cou un collier de fer à trois pointes, et on le ramène au travail. "

 

 

Bataille des Plaines d’Abraham à Québec

Louis-Joseph de Montcalm

Charles-Henri-Louis d'Arsac, chevalier de Ternay

Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

Esclaves

 
 

En 1769, la colonie est divisée en quartiers. On en dénombre six : Saint-Denis, Saint-Paul, Sainte-Suzanne, Saint-Benoît, Rivière d'Abord et le Pays-Brûlé. Les quartiers regroupant donc les neuf paroisses existantes. Les quartiers sont autorisés à fournir des hommes pour une milice dont la constitution enchante les Bourdonnais.

Le 25 novembre 1769, les délégués des quartiers sont réunis à Saint-Denis pour débattre des problèmes de la colonie. A l'unanimité, l'assemblée demande qu'un député résidant à Paris puisse veiller aux affaires de la colonie. De Saint-Janvier devient ainsi le premier député de Bourbon.

En 1771, les institutions judiciaires sont réorganisées. Une juridiction royale remplace désormais le Conseil supérieur qui juge en première instance et un nouveau Conseil supérieur est créé. Plusieurs chantiers sont lancés, visant la réfection des bâtiments existants et l'entretien ou la création de nouvelles routes.

En 1771, le ministre de la Marine décide que les habitants doivent contribuer aux dépenses locales et intérieures qui ont pour objet leur utilité. Il juge qu’un impôt sur le café est la contribution la plus convenable et la moins onéreuse. Ce droit d’un sou par livre devient une taxe spécifique de 50 sous par balle.

Nommé brigadier général le 3 janvier 1770, Léonard de Bellecombe est nommé commandant général des Isles de France et de Bourbon, tout en conservant le gouvernement de cette dernière. C'est Jean Guillaume de Steinauer qui le remplace le 15 octobre 1773 au poste de commandant de Bourbon.

1774 : Il obtient un congé pour acheter le château de Tayrac près de Puymirol. Quand il arrive en France, à sa grande surprise, il apprend qu’il est mis fin à ses fonctions.

Il se marie à Paris à l’église de Saint Eustache en décembre 1775 avec Angélique Catherine de Galaup de Marès. Elle a vingt ans de moins que lui et ne lui donnera pas d’enfant.

1776 : Après force intrigues il réussit à reprendre du service. Le 18 février 1776 il est nommé Commandant Général des Établissements Français de l’Inde et Gouverneur de Pondichéry.

1777 : Guillaume Léonard de Bellecombe débarque à Pondichéry le 9 janvier sur la frégate “La Consolante”. Sa femme l’accompagne. Il a 49 ans.

1779 : Il défend Pondichéry contre les armées anglaises conduites par le général Munro. Bellecombe avait déjà rencontré Munro au Canada en juillet 1757. Munro, alors colonel, avait perdu Fort Georges contre les troupes du Général de Montcalm. Le siège de Pondichéry commence le 8 août. Début octobre, Bellecombe est blessé d’une balle “à la hauteur des reins” en inspectant les remparts. Il dirige la résistance de son lit d’hôpital. Il capitule le 18 octobre et est fait prisonnier sur parole avec ses soldats. Il reste à Pondichéry jusqu’en avril 1779.

1779 : Avril, il quitte Pondichéry pour Madras. Il y vit près de trois mois en résidence surveillée, aux “ Egmore Gardens ”, avant d’être embarqué le 14 juillet sur la frégate le “Sartine” capturée par les Anglais pendant le siège. Le navire met le cap sur l’Isle Bourbon où il mouille à Saint-Paul. Bellecombe y écrit une lettre le 20 novembre. Il y regrette les retards qui prolongent sa traversée.

1780 : Fin avril, “le Sartine”, qui ramène Bellecombe et sa femme en France est canonné au large du Portugal par le “Romney”, un navire anglais de 50 canons. Le capitaine et deux soldats sont tués, il y a dix blessés. Le navire fait escale à Cadix pour réparer. Bellecombe y écrit une lettre le 5 mai. Peu après il rejoint le port de Marseille. Il lui aura fallu près de dix mois pour atteindre la France à partir de Madras.

1780 : Août et septembre, Bellecombe est à Paris où il règle ses problèmes de pension avec le Ministère de la Marine. Il touche un acompte de 40.000 livres sur les sommes qui lui sont dues. Il loge à l’Hôtel de Bretagne, rue Croix des Petits Champs.

1781 : Avril, Bellecombe est de retour à Paris avec sa femme. Ils y seront encore au mois de mai. Le 13 juillet Bellecombe est nommé : “Gouverneur de Saint Domingue, lieutenant général des Isles françaises de l’Amérique sous le vent et inspecteur général des troupes, artillerie, milice et fortifications des dites isles”. Fin novembre, il embarque à Bordeaux avec sa femme sur la frégate la Néréide.

1785 : Le 30 juin, à Port au Prince, Bellecombe fait savoir que sa santé ne lui permet plus de rester davantage à Saint-Domingue. Il annonce son départ pour la France.

Le 5 juillet il embarque sur le “Ville de Port au Prince”. Il a 57 ans. Le 1er septembre il débarque à Bordeaux. Le 13 septembre il quitte Bordeaux pour “terminer différentes affaires dans sa province” mais fait savoir au Ministre de la Marine qu’il ira ensuite à Paris rendre compte de sa mission à Saint Domingue. Il arrive à Paris en décembre.

Il termine sa vie à Montauban à la tête d’une solide fortune. Sa nomination comme Grand-Croix de Saint-Louis consacre sa carrière de militaire colonial.

Il meurt à Montauban en 1792.

 

 

 
 
   
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