Hélie
Dioré de Périgny. Originaire de La Rochelle.
Hélie Dioré de Périgny commence
sa carrière militaire au régiment de Vivian Saint-Christeau
en 1704,
avant de passer l'année suivante au régiment de Cayeux.
Il est nommé capitaine
au régiment de la Tour, il est réformé le 1er décembre
1723,
et se marie la même année, le 13 novembre à la Rochelle
avec Henriette Juppin.
Hélie Dioré de Périgny arrive
dans l'île en 1725
avec son épouse et son beau-frère Jacques Juppin de Fondaumière, qui lui
sert de secrétaire, car le commandant Dioré est illettré. Pour paraître
convenable dans sa nouvelle fonction, il a été fait chevalier
de Saint-Luis en même temps que le gouverneur Desforges Boucher.
Dioré doit cette nomination
au refus de Joseph
de Beauvollier de Courchant renonçant à assumer pour la seconde fois
le gouvernement de l'île. Dioré est chargé par la Compagnie des Indes
d'enquêter sur les activités de son prédécesseur, Desforges-Boucher accusé
par ses ennemis de faire du commerce pour son propre compte et du même
coup de négliger les intérêts de la Compagnie.
Sous le gouvernement de Dioré,
va commencer la crise du café, la chute des cours et l'arrivée sur le
marché d'une production excédentaire, difficile à écouler.
En 1726,
il n'y a que quelques employés de la Compagnie des Indes et des soldats
à l'isle de France ( Maurice ) mais pas de colons. une présence somme
toute symbolique.
On en parle à Bourbon, et
à Dioré. Pour activer le peuplement de l'île sœur, le gouverneur et le
Conseil Supérieur décident : "qu'il fallait en effet pourvoir le pays
en femmes que l'on marierait aux soldats et aux ouvriers, afin de les
exciter à demeurer dans l'île". De plus, l'île de France offre des atouts
considérables aux nouveaux immigrants : des terres, l'exonération des
droits de concessions, des semences et des facilités de remboursement
sur 3 ans pour les esclaves et les outils.
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