Hubert Delisle. Personnage célèbre de l'île de La Réunion 974

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Louis Henri Hubert Delisle.

Gouverneur de La Réunion du 8 août 1852 au 8 janvier 1858.

 

Gouverneur précédent :: Louis Isaac Pierre Hilaire Doret :: Gouverneur suivant :: Rodolphe Augustin Darricau

 
 

Louis Henri Hubert Delisle est né le 1er janvier 1811 dans le quartier de Saint-Benoît à La Réunion.

Il est le fils de Florentin Hubert de Lisle de Montfleury ( 1776-1854 ) et de Catherine-Sophie Lainé de Beaulieu ( 1777-1838 ).

Il est encore très jeune quand sa famille quitte La Réunion pour la métropole.

Son père s'installe dans le bordelais et achète en 1835, le domaine et le château du Bouilh à Saint-André-de-Cubzac, en Gironde, ce château est aujourd'hui classé monument historique.

Hubert Delisle fait de brillantes études de droit à Paris, et entame une carrière journalistique et politique.

Louis Henri Hubert Delisle se marie à Saint-André-de-Cubzac le 11 novembre 1840 avec une de ses cousines créoles, Amélina Pignolet de Fresne qui elle aussi est née à Saint-Benoît, le 1 er juillet 1818. Ce mariage donnera naissance à quatre enfants, Raoul en 1841, Noëline en 1843, Bourbonia en 1854 et Maurice en 1859.

Hubert Delisle s'installe dans le château familial, et gère lui-même le vignoble, de nombreuses personnalités y sont accueillies : Lesseps, Mac-Mahon, Théophile Gautier, duc Decazes, Troplong, Monseigneur Donnet, ainsi que Lamartine qui y séjourna à plusieurs reprises.

En 1845 commence sa carrière politique, il est élu maire de Saint-André-de-Cubzac de 1845 à 1848, il est élu député de l'Assemblée Constituante cette dernière année puis député de l'Assemblée Législative en 1849.

Il est nommé membre du Comité des colonies et s'y fait remarquer par ses prises de position en faveur de sa terre de naissance. Vers 1850, il devient par ailleurs Conseiller d'arrondissement de Saint-André-de-Cubzac.

Suite au coup d'État du 2 décembre 1851, le ministre Théodore Ducos le propose au poste de Prince-Président pour remplacer à La Réunion le gouverneur Louis Doret, et il est nommé à ce poste par décret présidentiel le 17 mars 1852.

24 mars 1852, lettre de Hubert Delisle à un des ses amis de La Réunion, lettre insérée dans les journaux que l'on put regarder comme le programme de son administration. M. Delisle déclarait formellement :

" qu'il se placerait au-dessus de toutes les influences qui cherchent plutôt à absorber le gouvernement qu'à l'éclairer. Il ajoutait que ses compatriotes pourraient compter sur ses plus consciencieux efforts à développer la prospérité du pays ; mais aussi qu'ils trouveraient en lui une fermeté inébranlable de volonté et l'indépendance inflexible d'une administration qui se montrera soigneuse d'accomplir sa mission, si ce n'est avec éclat, du moins avec une juste et sévère impartialité. "

Il accoste à Saint-Denis le 8 août 1852 à dix heures du matin à bord de la frégate la Belle-Poule, partie de Toulon le 5 mai. Quand il quitte le navire à trois heures et demie de l'après-midi pour aborder au Barachois, il est accueilli par des manifestations inhabituelles. De fait, il est le deuxième gouverneur créole de La Réunion, la colonie est fière d'être dirigée par l'un des siens. Il y restera jusqu'au 8 janvier 1858, date à laquelle il s'établit en métropole, où l'empereur Napoléon III le nomme sénateur de la Gironde.

En réponse au discours d'accueil de M. Élie Pajot, maire-adjoint de Saint-Denis, M. Delisle assure de nouveau le pays de ses bonnes intentions :

" Représentants directs de cette charmante cité, mieux que personnes, vous pourrez apprécier les efforts de mon patriotisme et de mon incessante activité dans les fonctions qui m'ont été confiées ; si mon bon vouloir n'est entravé, si mon patriotisme n'est trahi, permettez-moi de croire que l'enfant du pays laissera des traces de son passage dans l'administration de cette belle île ; c'est du moins ma plus chère espérance, celle que je tiens à déposer sur le seuil même de la Colonie où vous me faites l'honneur de me recevoir. "

 

Hubert Delisle

Madame Hubert Delisle, Amélina Pignolet de Fresne

Château du Bouilh propriété Hubert Delisle

 

 
 

La première tâche du gouverneur, qui n'est pas la plus facile, est de prendre la mesure des problèmes en cours en faisant une tournée des communes de l'île.

Hubert Delisle lance une campagne de travaux dans toute l'île. C'est ainsi que la route qui mène de Saint-Denis au Brûlé est ouverte et construite sur son initiative et avec l'argent d'un riche négociant de Saint-Denis, Julien Gaultier de Rontaunay. Aujourd'hui cette route de ceinture à 600 mètres d'altitude porte le nom de route Hubert Delisle.

En quelques années, les chantiers s'accélèrent et se multiplient ; toutes les communes qui n'en avaient pas encore, se dotent d'églises et de chapelles en dur. On vote les fonds nécessaires à la construction d'une cathédrale à Saint-Denis dont la première pierre est posée le 9 octobre 1856.

En parallèle, de nouvelles institutions sont créées. Avec Hubert Delisle, La Réunion entre dans l'ère du changement. Ainsi, le 4 juillet 1853, la Banque de la Réunion ouvre ses portes à Saint-Denis. Le pays possède enfin son établissement de crédit. En outre, et afin de développer le sentiment de l'épargne dans la population, le Gouverneur crée en 1854 la Caisse d'Épargne et de Prévoyance.

1853, création d'un service forestier par arrêté du Gouverneur Hubert Delisle. La création du service forestier fait suite à une lettre envoyée par tous les conseils municipaux de La Réunion à l'Empereur :

"ils signalent les déplorables effets de la dévastation des forêts, qui n'on seulement a fait disparaître les plus belles essences d'arbres de l'île, mais encore a séché ou considérablement diminué les cours d'eau qui arrosent la colonie. Destructions inconsidérées qui ont modifié les conditions hygiéniques de pays."

1853, tournée officielle du gouverneur de l'île. Le littoral et tous les centres de population sont visités, les chemins vicinaux sont étudiés, les dérivations utiles des eaux des rivières sont arrêtées. Les localités les plus éloignées ne sont point oubliées.

Des manifestations prestigieuses organisées. En 1853, l'île organise sa première exposition coloniale. Instituée par décret du gouverneur, elle ouvre ses portes le 6 octobre dans les allées du Jardin colonial et se substitue à la Fête du Travail établie en 1848. Un jury constitué par le gouverneur récompense les meilleurs exposants.

12 mars 1854, le gouverneur Hubert-Delisle pose la première pierre des travaux du premier port de Saint-Pierre. La construction connut de nombreux aléas politiques et financiers et ne s'acheva qu'en 1883.

3 mai 1854, un sénatus-consulte rétablit un nouveau Conseil Général à La Réunion, composé de 24 membres nommés pour moitié par le gouverneur, et pour moitié par les conseils municipaux. Hubert Delsile reste décideur, en effet les budgets arrêtés par le Conseil Général doivent être approuvés par le gouverneur.

26 avril 1855, Hubert Delisle décide la libération d'Edmond Albius pour bonne conduite après 3 ans d'emprisonnement. Edmond Albius qui a découvert une méthode simple pour féconder manuellement les fleurs de l'orchidée vanillier, a été condamné à cinq ans de travaux forcés le 15 juin 1852 pour une affaire de vol.

31 décembre 1855, Hubert-Delisle signe un arrêté pour la création d’une bibliothèque publique réclamée par bon nombre de Dionysiens. Il s’agit d’une nouveauté car si par le passé la colonie a compté quelques bibliothèques, aucune n’était ouverte librement au public. Seuls les fonctionnaires pouvaient accéder à la bibliothèque du gouvernement ou à celle du conseil.

Choquée par la grande misère de la majeure partie de la population de l'île, Madame Hubert Delisle, femme du gouverneur, multiplie les oeuvres de charité. C'est ainsi qu'elle fonde en 1855 sur le site baptisé Bethléem à Saint-Benoît, un ouvroir (établissement de bienveillance où les religieuses s'assemblent pour travailler) et une chapelle dédiée aujourd'hui à Notre Dame de Fatima.

Le 14 août 1855, le Muséum d'histoire naturelle est inauguré en présence d'un hôte de marque, le major général Hay, Gouverneur de Maurice. La tournée dans l'île de ce personnage est une réussite totale. C'est l'âge d'or pour la colonie.

Entre temps, l'ardeur au travail de Louis Henri Hubert Delisle vaut en moins de deux ans à ce bonapartiste des plus ardents d'être fait chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur par l'Empereur et Commandant de Saint-Sylvestre par Sa Sainteté le Pape.

15 août 1856, inauguration par le gouverneur de la statue de Bertrand François Mahé de La Bourdonnais, gouverneur des îles de France (île Maurice) et de Bourbon ( La Réunion ) de 1735 à 1747. Le monument en bronze réalisé par le sculpteur parisien Louis Rochet est présenté et médaillé à l'exposition universelle de 1855. Il est transportée à la Réunion par le bateau Alphonsine et arrive dans l'île en 1856. Mahé de La Bourdonnais est représenté en pied, face à l'océan, quatre plaques en bronze, flanquent le haut piédestal en pierre de basalte. La statue est installée sur la Place du Gouvernement.

 

Le 8 janvier 1858, Hubert Delisle fait ses adieux à son île natale. Il embarque à bord du navire l'Azof. Son état de santé est la cause de son départ, une consultation délibérée par trois médecins expérimentés avait déclaré que sa santé était fort sérieusement compromise, et qu'il convenait qu'il rentrât immédiatement en France.

La veille de son départ, il adresse à la population de l’île cette proclamation publiée dans le Moniteur du 9 janvier 1858 : 

Habitants de la Réunion, c’est avec un sentiment de profonde tristesse que je m’éloigne de vos rivages aimés. Attaché à cette Colonie par tous les liens les plus chers au cœur de l’homme, depuis que la confiance du Souverain m’avait appelé à l’administrer, j’avais fait de ses intérêts le premier des intérêts de ma vie. J’y avais consacré tout ce que le ciel a pu me donner d’énergie et d’amour du bien... . Adieu donc, habitants de la Réunion ! Adieu, mes amis et mes compatriotes ! Les six années que je viens de passer parmi vous ont été , je vous l’ai déjà dit, les plus belles de ma vie ; elles resteront mon meilleur et mon plus précieux souvenir... "

 

De retour en métropole, en 1858, Hubert Delisle devient sénateur du Second Empire.

Il est fait officier de la Légion d'honneur en 1860, et Commandeur en 1865.

Il est par ailleurs de nouveau maire de Saint-André-de-Cubzac de 1870 à 1878, tandis qu'il est Sénateur de la Gironde de 1876 à 1879. Après 1879, il se retire dans son château de Brouilh, au milieu du vignoble qu'il a créé.

Le 8 décembre 1881 alors qu'il assiste à une séance de la Société d'Agriculture de la Gironde dont il est membre, Hubert Delisle est foudroyé par une attaque, y repose depuis lors dans le cimetière de la Chartreuse à Bordeaux.

 

M. vermeil, négociant de La Réunion, prononce une oraison funèbre à Bordeaux, pour Hubert de Lisle, au nom des créoles de Bourbon.

" Nommé gouverneur de cette belle et importante Colonie, il y arriva salué des acclamations de ses compatriotes.

C'était justice, car il leur apportait, avec son dévouement sans bornes, les utiles réformes, l'initiative de grands travaux, l'impulsion industrielle et commerciale, le développement de l'instruction, la confiance, le courage et l'on pourrait dire la richesse, tant les années furent prospères sous sa féconde et brillante administration.

Le pays retrouvait en lui le digne descendant de ces vaillants Colons. Dans l'administrateur, il sentait le coeur d'un de ses enfants, aussi soucieux de ses intérêts intellectuels et moraux que de sa prospérité matérielle. Il le retrouvait encore dans les bienfaits qu'avec l'aide d'une noble compagne, il savait répandre chaque jour pour les déshérités de la fortune ".

 

 

 
 
   
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