Histoire de La Réunion année 1742, Histoire de Bourbon La Réunion, les événements de l'année 1742.

Histoire de La Réunion année 1742

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1 er janvier 1742, A l'initiative de Mahé de La Bourdonnais une expérience de dérégulation est introduite à l'île Bourbon, pour relancer le commerce et améliorer la situation économique. La Compagnie des Indes accepte de suspendre, pendant six ans son privilège commercial. Du 01 janvier 1742 au 31 décembre 1747, le commerce entre les îles de l'Océan Indien échappe au monopole exclusif de La Compagnie des Indes. La liberté de commercer est étendue à tous les négociants du secteur privé. La mesure n'est pas une réussite. L'augmentation espérée en volumes et en valeurs des échanges, n'est pas à la hauteur des espérances et de l'effort financier de l'État en termes d'abandon de taxes et de redevances. De surcroît le monopole si décrié de la Compagnie, que l'on voulait démanteler au nom de la liberté du commerce, fut remplacé par le monopole de quelques gras armateurs privés. Il n'y eut pas de réelle ouverture des mers.

1742. Le Mandat de commandant de Bourbon Pierre André d'Héguerty est entaché par un certain nombre d'irrégularités et de maladresses. Il se fait à plusieurs reprises, sévèrement réprimander pour son style et pour son absence de loyauté à l'égard de la Compagnie. Le 26 Juin 1742, la Compagnie lui conseille de se rendre plus utile.

2 mai 1742, le plan guyomard, c'est surtout cette affaire qui va lui attirer les foudres de la Compagnie. Cela remonte à 1733. Dumas demande à Paradis de dresser un plan du quartier de Saint-Denis. Ce plan est approuvé le 15 mai de la même année. Mais d'Héguerty va homologuer, le 2 mai 1742, un nouveau plan dressé par Guyomard " où tout le terrain cy devant réservé pour la Compagnie a été concédé à des conseillers, employés ou autres ". Il va personnellement tirer profit de ce nouveau plan. C'est un délit d'ingérence caractérisé. En date du 12 mars 1746, la Compagnie somme d'Héguerty d'annuler le plan de Guyomard et d'indemniser sur ses propres deniers les propriétaires de terrain. Sa carrière s'en trouva définitivement compromises.

Plan Guyomard ville de Saint-Denis La Réunion

Le plan de Guyomard : description du plan de Guyomard dans l'Album de l'île de La Réunion. Élie Pajot.

" Son plan est sur une grande échelle mais ne renferme que la ville haute de Saint-Denis. Il n'en pouvait être guère autrement : ce qui est aujourd'hui le Quartier de la Rivière était alors couvert de bois, ou tout au moins désert. Le plan dans ses parties inférieures et moyennes, s'arrête, du côté de l'Est, à la rue des Limites qui n'est pas tracée, mais qui, en réalité, clôt l'espace dans cette direction. Dans la partie supérieure, une sorte de banlieue s'étend, au Sud, jusqu'au Ruisseau des Noirs, et à l'Est jusqu'au Butor. La ville proprement dite est divisée en 105 emplacements, ayant chacun son concessionnaire et faisant tous face à une rue sur leurs quatre côtés. Les rues se coupent à angle droit, dans le sens des quatre points cardinaux, ce qui du reste n'a pas changé et ne pouvait guère changer, la salubrité de la ville s'en accommodant fort bien. Une légende marginale et portant des numéros de renvoi, donne le nom des propriétaires de tous les emplacements et nous fournit en même temps le moyen de constater combien la propriété est mobile chez nous, et combien est puissant l'esprit de retour vers la Métropole. Nous relevons en effet cette double circonstance, que pas un des emplacements de 1742 ne se trouve aujourd'hui aux mains des descendants des propriétaires d'alors, et que même dans toute la Colonie, il n'existe plus que dix-neuf familles dont on pourrait identifier les nom avec ceux de la légende de Guyomard.

Cet ingénieur n'a pas jugé convenable d'inscrire les noms des rues sur son travail. C'est une lacune sans doute, mais ne lui en faisons pas un reproche ; très probablement, les rues dont il s'agit, ou n'avaient pas de nom, ou n'avaient guère besoin d'en avoir, n'existant en presque totalité que sur le papier.

Guyomard a à peine indiqué quelques bâtiments sur son plan ; tout au plus, des traces de maisons se voient-elles dans le prolongement de la rue actuelle du Barachois. Seulement, une construction considérable se détache derrière le Gouvernement, vers la partie la plus occidentale du terrain où a été bâti depuis l'hôtel Joinville. On reconnaît aisément qu'il s'agit d'une église, la première sans doute qu'ait possédée la ville et qui, placée sous le vocable de Saint-Louis, a donné son nom à la rue par laquelle on y avait accès et qui a changé depuis ce nom, doublement répréhensible comme royal et clérical, en celui d'un ancien et honorable négociant de cette ville. Il faut admettre d'ailleurs qu'elle a servi au culte jusqu'en 1746. Nous savons en effet qu'en 1745, M. Azéma, alors Gouverneur, étant décédé à Sainte-Suzanne, fut transporté à Saint-Denis et fut inhumé dans l'église Saint-Louis, où sa famille avaient un caveau. Le plan de Guyomard mentionne, il est vrai, l'église là où est aujourd'hui la cathédrale ; mais il s'agissait seulement d'une église projetée.

1742, Pierre Guyomar, ancien ingénieur de la Compagnie des Indes, se lance à Saint-Denis dans la culture de l'indigo. Le produit manufacturé à partir d'une plante, Indigofera tinctoria, est prisé comme teinture végétale grâce à la matière colorante, l'indigotine. Par la suite de la baisse des cours de café, la Compagnie des Indes avait décidé, dès 1734, de promouvoir dans l'île cette industrie nouvelle. Un crédit spécial de 1 500 livres en esclaves avait été proposé par le Conseil Supérieur à quiconque se lancerait dans cette production. En 1741, elle augmenta le prix garanti d'achat de la production, la fixant pour cinq ans à 36 sols la livre de teinture au lieu de 25 sols précédemment. De plus elle avait fait venir de Saint-Domingue, en 1738, deux esclaves indigotiers mis à disposition d'une station d'essai dirigée par Candos. L'établissement de Pierre Guyomar s'étendant sur 95 hectares, près de la Ravine de Boucan à Saint-Denis, il sera confronté à plusieurs difficultés techniques qui retarderont la production et mettront en péril sa viabilité financière. La plante introduite de l'Inde s'acclimata convenablement dans l'île. De plus Guyomar ne put jamais convenablement maîtriser le processus de fabrication pour produire un indigo de très grande qualité.

13 août 1742. Pour défendre les intérêts de la Compagnie aux Indes, Mahé de La Bourdonnais souhaitait enrôler 400 Noirs de l'île Bourbon, afin de combattre aux côtés des Volontaires de Bourbon. Dans une lettre du 13 août 1742, il précise :

" je n'ai besoin que de quatre cents Noirs fidèles, parlant français, aussi propres que des Blancs pour tirer sur une manœuvre et sur un palan de canon... Il est de notoriété publique qu'un Noir n'apporte de revenu annuel que 150 livres, nourri et entretenu. Or, sur ce principe fondé sur l'expérience, on peut en prendre en payant 150 livres par an, si le maître veut que nous le gardions un an, ou 15 livres par mois, si le maître ne le veut laisser que le temps que nous en aurons besoins". La Bourdonnais accepte de remplacer un Noir mort au combat par deux Noirs, et un estropié par un Noir.

Milice de Bourbon en 1742

23 septembre 1742, de nouvelles dispositions concernant les droits d'entrée des marchandises dans l'île sont prises, notamment une taxe sur l''importation des marchandises, les droits sont fixés à 5 % ad valorem. ( D'après la valeur d'un produit ).

21 novembre 1742, Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais fit prendre possession des Seychelles au nom de Louis XV, position stratégique des îles du nord, sur la route des Indes. Le commandant Lazare Picault débarque avec ses hommes le 21 novembre 1742 sur l'île portant aujourd'hui le nom de Mahé. Ils baptisent alors l'archipel « Iles de La Bourdonnais ». Quelques familles française des îles de France ( Maurice) et de Bourbon ( La Réunion ) s'y établirent et commencèrent la colonisation.

28 novembre 1742, toute nouvelle plantation de caféier est interdite à Bourbon.

1742, la Compagnie des Indes orientales fait introduire le mûrier blanc Morus alba L, dans l'île pour la production de soie naturelle.


Naissance en 1742 :

24 novembre 1742, naissance de Dominique Prosper de Chermont, gouverneur de La Réunion du 8 septembre 1790 au 18 octobre 1792.



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