Histoire de La Réunion année 1796, Histoire de Bourbon La Réunion, les événements de l'année 1796.

Histoire de La Réunion année 1796

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Les idées abolitionnistes dans les Mascareignes sont loin d'avoir triomphé, les députés après 18 mois de discutions acharnées, concernant le décret du 16 pluviôse qui abolit l'esclavage des Nègres dans les Colonies, ont non seulement fait différer son exécutions dans les îles qu'ils représentent mais encore et surtout obtenu ce qui leur avait toujours paru essentiel : entourer cette exécution de dispositions conservatoires de l'ordre sociale et la confier à la prudence des Assemblées coloniales locales.

1796, les dirigeants Français décident de passer réellement à l'action aux colonies orientales et d'y faire appliquer ce décret. En plein accord, les 4 et 5 pluviôse an IV ( 24 et 25 janvier 1796 ) le Directoire et les Conseils nomment deux agents, Baco et Brunel, qui auront pour tâche de mettre en application aux Mascareignes la nouvelle Constitution qui confirme l'abolition de l'esclavage.

Agent du Directoire

Juin 1796, les agents arrivent effectivement à l'île de France, nantis théoriquement de pouvoirs considérables et à la tête d'une importante expédition. Mais après quelques jours de débats passionnés et tortueux, les colons rallient contre eux ceux qui devaient normalement les aider dans leur tâche et les embarquent de force à destination des Philippines ! Prévenus après coup, La Réunion s'associe entièrement à cette opération. Baco et Brunel à peine l'Isle de France hors de vue, obtiennent aisément du capitaine Tayaud qu'ils les ramènent en France au lieu de les porter aux Philippines.

Navire négrier traite des Noirs

Bientôt le navire relâche pour faire des vivres à Foulpointe, sur la côte orientale de Madagascar, où la France possède un comptoir baptisé, La Palissade. Se situe alors un épisode hautement symbolique. Les agents obtiennent la preuve de l'hypocrisie de la politique soi-disant progressiste des Mascareignes en matière d'esclavage, en voyant arriver, quasiment en même temps qu'eux, le 10 messidor ( 28 juin ), en provenance de La Réunion, La Sophie Désirée. Le navire est, en effet, venu traiter des noirs, alors qu'officiellement, depuis août 1794, la traite est suspendue sous des peines sévères, à La Réunion. Baco et Brunel réagissent immédiatement et dans une proclamation datée du même jour, font défense " à Lemonier armateur et Mancel capitaine du dit navire d'acheter aucun noir à peine de rébellion ", et de façon plus large, menacent de sévères sanctions tout ceux qui continueraient à utiliser Foulpointe pour " l'infâme commerce" de la traite des noirs.

Juin 1796, depuis le renvoi de Baco et Brunel, la Réunion vit repliée sur elle-même tentant de préserver son système colonial. L'île vit dans la crainte de l'abolition de l'esclavage, mais aussi dans la peur des représailles du gouvernement. L'ennemi extérieur n'est plus seulement l'anglais mais aussi la métropole elle-même. Les contre-révolutionnaires de l'île, envisagent l'autonomie de La Réunion par rapport à l'île de France et même la séparation de la métropole. Au fur et à mesure que le danger abolitionniste grandit, l'idée d'une indépendance gagne du terrain. La métropole qui peut à tout moment imposée l'abolition prend figure d'ennemi de la colonie.

Juillet 1796, mise en place de la nouvelle Assemblée coloniale nettement dominée par les conservateurs. Elle mène une politique de plus en plus réactionnaire et veille soigneusement à prévenir toute tentative d'agitation de la part des esclaves, qui commencent à s'impatienter devant un libération qui tardent à venir. Cette politique réactionnaire de l'Assemblée Coloniale, l'aggravation des difficultés économique, ruine des planteurs qui n'ont plus de débouchés pour leurs productions, situation financière particulièrement critique la colonie qui contraint à la réduction des dépenses, à la fermeture du collège colonial, au licenciement d'une partie des troupes mais aussi à une augmentation des impôts, raniment le courant sans-culotte et républicain ainsi qu'un fort sentiment patriotique.


Naissance en 1796 :

20 novembre 1796, naissance de Marc-Antoine Jules Dejean de La Batie, représentant du Conseil colonial de La Réunion. Député de La Réunion de 1847 à 1849.

26 décembre 1796, naissance de Jean-Baptiste Pierre Prosper De Greslan à Saint-Denis La Réunion. Magistrat et député de La Réunion le 21 octobre 1849.

1796, naissance de Jean Desse, premier directeur de La Banque de La Réunion de 1853 à 1865.



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