Histoire de La Réunion année 1829, Histoire de Bourbon La Réunion, les événements de l'année 1829.

Histoire de La Réunion année 1829

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Janvier 1829, le Conseil privé prend la décision de faire construire à flanc de montagne un chemin carrossable entre Saint-Denis et La Possession. Les premiers coups de pioche sont donnés pour la création du sentier du littoral.

1829. Mise en circulation du pont à deux voies de la rivière du Mât, et en 1830, du pont à une voie sur la rivière des Roches. Les éléments des deux ponts de type Brunel sont arrivés à Bourbon en 1824 à bord du John Barry. Isambert Brunel est un ingénieur français installé en Angleterre, à Londres, qui a mis au point un modèle nouveau de pont suspendu à chaîne.

Pont rivière du Mât

Du 10 au 13 février 1829. Un cyclone détruit toutes les récoltes, engloutis dans les flots ou brise sur les cotes plus de vingt navires.

Ce cyclone, dans lequel se trouvèrent pris plus de cinquante navires, eut des échos jusqu'en France. Voici ce qu'en disait, trois mois après l'événement, le journal du Havre du 17 mai 1829 :

"Notre correspondant de Bourbon nous donne par le Chonqua les détails suivants sur l'ouragan désastreux qu'on vient d'éprouver à Bourbon, le 13 février :
Nous ne l'avions que trop bien prédit, c'en est fait du Barachois !

Quelques personnes, qui ont encore présents à la mémoire les désastres de l'ouragan de 1806, assurent que la violence du vent a été alors beaucoup plus grande que dans celui qui vient de désoler une partie de la Colonie ; mais tout le monde s'accorde à dire qu'on n'avait jamais vu la mer si fortement irritée sur nos côtes ; qu'à aucune époque surtout elle n'avait été aussi désastreuse. Ceux qui n'ont pas éré témoins de ces désastres concevront difficilement... Ils ne croiront pas qu'un navire de 25 ou 30 tonneaux été arraché du chantier de M. Dufay, où il avait été solidement attaché, et posé sur le toit du corps-de-garde des douanes, mieux que ne l'auraient fait peut-être toutes les forces humaines. Les expressions nous manquent pour peindre tous les autres effets surprenants de la mer dans cette partie du rivage...

Du Barachois à l'abattoir, la mer n'a pas été moins destructive : elle a démoli un magasin et plusieurs dépendances de l'établissement de Jouvancourt, les écuries de l'établissement Crémazy, quelques petites maisons de bas de la Rivière, et une partie de l'abattoir ; peu s'en est fallu qu'elle ait démoli aussi le Brankassal, contre lequel les vagues se sont brisées pendant plusieurs heures ; enfin, elle a enlevé ou brisé quelques-unes des embarcations qui se trouvaient devant l'établissement Mourgre, un petit navire et d'autres embarcations qui étaient à l'ancien embarcadaire et près de l'embouchure.

A Sainte-Marie, l'établissement de marine n'a perdu que sont pont, mais on assure que les lames passaient par-dessus son magasin de dépôt, que sa position mettait heureusement à l'abri de leur choc direct. Plus désastreuse au Bois-Rouge, la mer a enlevé le pont et plusieurs chaloupes de l'établissement de M. Bellier-Montrose ; son magasin de dépôt même situé à une grande distance du rivage, n'a pas été à l'abri des vagues, qui ont pu cependant enlever qu'une partie de sa varangue.

L'Étang, nous écrit-on de Saint-Paul, considérablement grossi par les eaux de la mer et soulevé par le vent, semblait une autre mer agitée ; deux petits navires (la Bretonne et le Bernica) ont été jetés à la côte ; un autre qui était en construction, a été brisé et en partie emporté, ainsi que plusieurs embarcations ; la Frédérica n'étant pas aasez lestée pour mettre sous voiles, était restée à l'ancre, et le lendemain, elle avait disparu..."

Beaucoup d'arbres déracinés ou brisés, de faibles dépendances renversées, quelques toits endommagés sont à peu près les seuls dégâts que le vent a fait à Saint-Denis. D'après les renseignements que nous nous sommes procurés, il paraît qu'il n'a pas fait non plus de très grands ravages dans la partie du Vent jusqu'à la Rivière du Mât : les maïs et autres plantations de vivres sont bien à peu-près perdus, mais les girofliers et les caféiers ont généralement peu souffert, et les cannes presque pas. A Saint-Benoît et à Sainte-Rose, l'ouragan s'est à peine fait sentir.

La partie sous le vent jusqu'à Saint-Leu paraît avoir été plus maltraitée : à la Montagne, plusieurs bâtiments de sucrerie ont été renversés et toutes les plantations ont beaucoup souffert. A Saint-Paul, plusieurs noirs ont péri sous les bâtiments qui ont été renversés. Les toits de plusieurs purgeries dans lesquelles il y avait encore beaucoup de sucre ont été enlevés, des chevaux, des mulets, des boeufs de charroi ont été écrasés sous les débris de leurs écuries. Dans le nombre de bâtiments qui ont été renversés, on compte un magasin en pierre de 80 pieds de longueur dont la constructionn dit-on avait été bien soigné. Un vent capable de tels désastres a dû nécessairement faire le plus grand tort à toutes les plantations de ce quatier. Les autres quartiers de cette partie de l'île paraissent n'avoir pas plus souffert que Saint-Benoît et Sainte-Rose.

Le journal donne ensuite la liste de tous les navires qui ont été obligés d'appareiller à l'approche de l'ouragan. Ce tableau donne une idée de l'activité économique de l'île : 57 navires, gabarres, trois-mâts, bricks et goélettes étaient à bourbon en février 1829, dont plus de 15 pour la seule rade de Saint-Denis. Dans une étude sur les ouragans publiée en 1876, le capitaine de frégate Bridet fait le bilan exact de la catastrophe. Si la plupart des grosses unités étrangères sont rentrées à bon port, sauf le "Réparateur" de Bordeaux qui a coulé, la petit flotte locale a subi des ravages : 19 unités ont disparu corps et biens, 259 officiers et matelots sont morts noyés... Parmi les bateaux perdus, la "Turquoise" 53 hommes, le "messager de Bourbon" 24 hommes, l'"Apollon" 19 hommes, "l'Aimable Créole" 18 hommes, etc..."

19 juin 1829, Une société de cabotage est créée à l’initiative de Madame Desbassyns et de son fils Charles, pour le transfert des hommes et des marchandises entre Saint-Paul et Saint-Denis. Cette dernière fait construire au Havre un petit caboteur à vapeur, la Cornélie. Le 29 juin 1829 a lieu le voyage inaugural avec, à bord, toutes les notabilités de l'île. La Cornélie va réaliser la traversée Saint-Denis, Saint-Paul en deux heures et demie. C’est une vraie révolution, par voie terrestre ce trajet requiert plus d’une journée. La Cornélie par la suite sert au cabotage entre les différentes marines de l'île, et il permet aussi d'effectuer des voyages entre Bourbon, Maurice et Madagascar, sans être tributaire des vents.

3 juillet 1829, un arrêté du gouverneur Achille Guy Marie de Cheffontaines réglemente avec précision les conditions de travail des engagés indiens et chinois. cet arrêté définit le statut des centaines d'immigrants Indiens qui débarquent dans l'Ile entre 1829 et 1830. Une commission de surveillance siégeant à Saint-Denis, composée de 4 propriétaires et négociants nommés par l'administration, a pour mission de surveiller l'application des règlements en vigueur sur le travail libre et de faire respecter les conditions de paiement du salaire des Indiens. Plus de la moitié des Indiens venus en 1829-1830 repartira en Inde après deux années passées dans l'île. L'hostilité du monde colonial et l'attitude autoritaire de leurs employeurs sont les principales causes de ces départs. Pour faire cesser ces abus, les conditions minimales de l'engagement sont précisées : "La nourriture de ces gens de travail et de la famille dont ils seraient accompagnés leur sera fournie par les personnes qui les emploieront ; elle sera considérée comme suffisante lorsqu'il sera stipulé qu'elle se composera journellement de :
- 80 décagrammes de riz.
- 12 décagrammes de légumes secs ou poissons salé.
- 15 grammes de sel, lorsqu'il est fourni des légumes, ou d'une nourriture équivalente et racines ou autres grains nourriciers.
- Le salaire de chaque homme ou chef de famille contractant ne pourra être au-dessous de dix francs par mois..."

L'employeur a également pour obligation de soigner les malades, mais les journées de maladie sont décomptées de la solde. En 1829 un lazaret pour les engagés est ouvert dans les bâtiments de la batterie située près du cap Bernard ; les nouveaux arrivants y sont vaccinés et gardés en observation huit jours.

1829, le Collège royal de l’île Bourbon voit le jour. Sous les ordres du Colonel Maingard, nommé directeur, officieront un professeur de mathématiques, un autre de rhétorique, deux professeurs « d’humanités », un professeur de dessin, un maître de lecture, un autre d’écriture, un surveillant et un portier. Tous sont " logés et nourris dans la maison ". Les élèves paient entre 95 et 30 francs selon qu’ils sont pensionnaires ou externes.

1829 le Directeur de l'Intérieur, Betting de Lancastel organise à Saint-Denis le premier service de poste aux lettres avec distribution du courrier par un facteur.

4 novembre 1829 est posée la première pierre de la Cathédrale de Saint-Denis. Construit sur les plans de l'ingénieur Jean-baptise Dumas, les travaux sont dirigés par Prosper Gourel de Saint-Perne, puis Charles Diomat. Toujours le 4 novembre 1829 Achille Guy Marie de Cheffontaines pose la première pierre de hôpital militaire de Saint-Denis, sur l'ancienne place d'Armes.

Hôpital Militaire Saint-Denis La Réunion


Naissance en 1829 :

9 août 1829, naissance de Edmond Albius. Edmond âgé de douze ans trouva, avant les botanistes du Muséum d'histoire naturelle de Paris et les scientifiques locaux, une méthode simple pour féconder manuellement les fleurs de l'orchidée vanillier.


Décès en 1829 :

11 août 1829, décès de Pierre Bernard Milius Gouverneur de La Réunion du 11 septembre 1818 au 14 février 1821.



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