Histoire de La Réunion année 1856, Histoire de Bourbon La Réunion, les événements de l'année 1856.

Histoire de La Réunion année 1856

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8 février 1856, à sept heures et demie du soir sous la présidence du gouverneur Hubert-Delisle séance solennelle d’ouverture de la Société Société des Sciences et des Arts. MM Crivelli, Morel, Voïart, Couturier et Neveu en sont les membres du bureau, tandis que MM. Manès ; Charles Desbassayns et des Molières en sont les membres honoraires. Les trente-six membres titulaires se réunissent une fois par mois et dès la fin de l’année 1856 paraît le premier bulletin de la Société.

1856, La Réunion décroche 51 médailles à l'Exposition Universelle.

7 juin 1856, Monseigneur Florian Desprez, pose la première pierre de l'église de Trois-Bassins. L'église Notre-Dame-des-sept-Douleurs sera consacrée dix ans plus tard le 23 juillet 1866.

15 août 1856, inauguration par le gouverneur Hubert Delisle de la statue de Bertrand François Mahé de La Bourdonnais, gouverneur des îles de France (île Maurice) et de Bourbon (La Réunion) de 1735 à 1747. Le 6 novembre 1846, le gouverneur Joseph Graëb sollicite du ministre des Colonies l'autorisation d'ouvrir une collecte publique afin d'élever un monument à l'honneur de Mahé de La Bourdonnais. Le monument en bronze réalisé par le sculpteur parisien Louis Rochet est présenté et médaillé à l'exposition universelle de 1855. Il est transportée à la Réunion par le bateau Alphonsine et arrive dans l'île en 1856. Mahé de La Bourdonnais est représenté en pied, face à l'océan, quatre plaques en bronze, flanquent le haut piédestal en pierre de basalte. La statue est installée sur la Place du Gouvernement à Saint-Denis.

Inauguration en 1856 de la Statue du gouverneur Mahé de La Bourdonnais.

"La fête patriotique qui a été célébrée ce matin dans le chef-lieu, avec tant d'éclat et de pompe, peut-on lire dans le "Moniteur" du 16 août, laissera une trace ineffaçable dans la mémoire du pays. Annoncée dès la veille par des slaves d'artillerie, cette grande solennité nationale a commencé le matin au bruit du canon. Au lever du soleil tous les bâtiments mouillés sur notre rade se sont couverts de brillants pavois. L'aspect qu'offrait peu d'instants après la place du gouvernement n'était ni moins pittoresque ni moins brillante que celui de la rade. Sur toute son étendue s'élevaient des mâts légers, au haut desquels flottaient des banderoles tricolores ; Une élégante tribune, décorée avec goût, occupait la partie inférieure de la place et fermait, pour ainsi dire, le carré où la milice et les troupes de garnison étaient rangées en ordre de bataille, et au milieu duquel se dressait la statue de Mahé de La Bourdonnais. Une foule immense garnissait les abords de la place et attendait avec impatiente l'ouverture de la cérémonie. A neuf heures M. le Gouverneur est sorti de son hôtel. Après avoir rapidement passé en revue la milice et les troupes militaires de la garnison, M. le Gouverneur, se plaçant à quelques pas en avant de la tribune, s'est découvert et a salué Mahé de La Bourdonnais, dont le voile venait d'être enlevé."

Le discours d'Hubert Delisle est chaleureux et vibrant. "La colonie, fière et reconnaissante, écrit aujourd'hui dans ses annales le fait le plus glorieux de son histoire. Elle se lève tout entière pour payer à son immortel fondateur, en le burinant sur le bronze et le granit, la dette de son éternelle gratitude. Saluons, oui saluons de nos acclamations l'image vénérée de ce vaste génie qui donna à deux îles placées aux extrémités du monde, le mouvement et la vie. Comme d'immense monuments, elles semblent dominer ces mers orageuses pour attester à tous les âges ce que peuvent l'intelligence et le courage, l'énergie intrépide d'un seul homme. Du haut de ce piédestal, contemple, ô La Bourdonnais, ces paysages riants, ces terres fertiles, ce mouvement, cette activité, et tu peux dire : c'est moi qui ai fait ces merveilles."

"La cérémonie fut suivie, poursuit le "Moniteur" à l'hôtel du gouvernement, d'un grand banquet de plus de soixante couverts, réunissant non seulement toutes les notabilités de l'île, mais aussi les représentants des îles soeurs : le R. P. Jérémie de Poglieta, préfet aspotolique des seychelles, et le consul de France à Maurice. Tout se termina par un grand bal dans les salons du gouvernement."

Statue de François Mahé de La Bourdonnais Place du Gouvernement Saint-Denis

9 octobre 1856, pose de la première pierre de la nouvelle cathédrale de Saint-Denis. Dans une énorme pierre est scellée une petite boîte en plomb, renfermant toutes les monnaies actuelles à l'effigie de l'Empereur, et une plaque sur laquelle sont gravés les noms de Pie IX, Napoléon III, Amiral Hamelin, Hubert Delisle, Mgr Desprez, Lefebvre, E. Manés, Bérot, Gabrié, Charles Desbassayns, Des Molières, Schneider, principaux fonctionnaires de la Colonie. L'emplacement de cette future cathèdrale est limité par les rues de l'Arsenal (Roland Garros), du Barachois (Jean Chatel), Sainte-Marie et du Conseil (Juliette Dodu) ; une subvention de trois cent mille francs a été accordée par la métropole pour ces travaux estimés à 900 000 francs. Des souscriptions locales s'ajoutent à cette somme. Les travaux avancent assez lentement. les soubassements sont faits et les murs commencent à s'élever quand en 1862, la subvention métropolitaine, limitée à 300 000 francs, se trouve épuisée. Dans le même temps, la crise économique, qui frappe durement l'île, interrompt toute participation locale aux frais : les travaux s'arrêtent, faute de subsides. La nouvelle cathédrale qu'on surnommera bientôt " cathédrale cassée", restera en ce triste état jusqu'en 1933, où on démontera les murs aux ogives vides, pour faire place à un établissement scolaire, le collège Juliette Dodu actuel.

1856, début de la construction d'une nouvelle léproserie sur les plateaux de la montagne Saint-Bernard, le nombre de lépreux augmentait encore. Le sort de ces malheureux est de nouveau l'objet de l'attention et toute la sollicitude de l'Administration. M. Delisle complète les travaux déjà entrepris sous le gouvernement de Doret.

1856, construction d'une chapelle à l'îlette de la rivière des Marsouins, qui prend le non de îlet Bethléem. Choquée par la grande misère de la majeure partie de la population de l'île, Madame Hubert Delisle, femme du gouverneur, multiplie les oeuvres de charité. C'est ainsi qu'elle fonde en 1855 sur ce site baptisé Bethléem, un ouvroir ( établissement de bienveillance où les religieuses s'assemblent pour travailler ) et une chapelle en 1856 dédiée aujourd'hui à Notre Dame de Fatima.

îlet Bethléem Saint-Benoît

1856, la rentrée scolaire de 1856 voit l'ouverture d'un collège secondaire ecclésiastique à Saint-Benoît, sous la direction de l'abbé Carméné futur évêque de la Martinique. Le collège est situé sur la rive gauche de la Rivière des Marsouins. L'établissement jouit de l'appui des notables locaux désireux d'éviter les frais représentés par l'envoi de leurs enfants à Sainte-Marie ou Saint-Denis. Il assure l'enseignement jusqu'à la quatrième pour ne pas concurrencer le lycée et le collège de Saint-Denis. Malgré ces précautions et un effectif convenable de 60 puis 85 élèves, l'établissement rencontre aussitôt des difficultés. Le respect du contrat passé entre la commune et l'évêché se heurte aux manques de ressources financières du diocèse. Un nouveau traité en 1861 transforme le collège ecclésiastique en collège communal ; la municipalité acquiert le terrain et s'engage à verser une allocation de 10 000 F.

1856, l'île sœur, l'île Maurice connais une grave épidémie de choléra. Le pays ému du sort de nos malheureux voisins, organise des quêtes et des souscriptions. Les premières sommes sont expédiées par M. Julienne, doyen des avoués, au nom de sa corporation, par le syndic des agents de change M. Crosnier, et par M. des Molières, maire de Saint-Denis. Dans le même temps un navire mauricien le William chargé de colis d'un grand prix se présente sur notre rade, le gouverneur refuse la quarantaine du navire et, assumant sur lui toute responsabilité, décide que le William ne sera point reçu et reprendra la mer.

1856, création d’un pénitencier à l’attention des mineurs, à la Providence, quartier sud de Saint-Denis, l'établissement est confié aux frères du Saint-Esprit et du Cœur de Marie.


Décès en 1856 :

12 mai 1856, décès de l'abbé Minot, ce doyen du clergé colonial est inhumé dans l'église de Saint-André qu'il avait édifiée de ses propres mains. Un décret de l'Empereur en avait accordé l'autorisation. Son éloge funèbre est prononcée dans l'église de cette Paroisse par, Monseigneur Florian Desprez, évêque de Saint-Denis, en présence de M. le Gouverneur Louis Henri Hubert Delisle .



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