Histoire de La Réunion année 1887, Histoire de Bourbon La Réunion, les événements de l'année 1887.

Histoire de La Réunion année 1887

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8 février 1887, la dépêche N°146, interdit le recrutement de travailleurs Malgaches pour cause de traites d’esclaves déguisées. Cette dépêche est établie par Le sous secrétaire d’État au Ministère de la Marine et des colonies et adressée au gouverneur de la Réunion, Étienne Antoine Guillaume Richaud :

« Monsieur le Gouverneur, M. le Ministre des affaires étrangères a signalé au Département les agissements de navires français qui vont à Madagascar recruter des travailleurs malgaches qu’ils introduisent ensuite à la Réunion avec l’assentiment du service de l’immigration. M. Flourens fait remarquer que cet état de chose est contraire à tous nos intérêts. En effet, d’une part les lois malgaches interdissent expressément l’embauchage des indigènes et, d’une autre, ces engagés sont pour la plupart des esclaves volés ou en fuite, dès lors par suite même du rôle que les traités nous appellent à jouer dans le Gouvernement de l’île, il nous importe au plus haut point de faire cesser ces opérations. J’ai en conséquence l’honneur de vous inviter à interdire de la façon la plus formelle l’introduction dans la Colonie de travailleurs malgaches. Je vous prie de me faire connaître les mesures que vous prendrez pour assurer l’observation de ces prescriptions.

Recevez, Monsieur le Gouverneur, les assurances de ma considération la plus distinguée.Signé : A. de la Pobte. »

Étienne Antoine Guillaume Richaud Gouverneur de La Réunion

1 er avril 1887, les propriétaires de marines et des entreprises de batelage réunis en assemblée générale réclament au gouverneur, des indemnités susceptibles de leur permettre de renoncer à leur exploitation en facilitant ainsi celle du Port. Soucieux de bien se faire entendre par les autorités, les propriétaires de marines se lancent dans une sauvage lutte de tarifs. C'est ainsi qu'en 1887, le port de la Pointe des Galets a réceptionné moins de 25 000 tonnes de marchandises et encore, à la faveur d'un tarif spécial de 2 francs inférieur à celui du cahier des charges, alors que les martines ont assuré le transbordement de plus de 81 000 tonnes.

27 août 1887 est présenté dans le bulletin officiel de La Réunion un texte portant réglementation de l'immigration à La Réunion.

Le Code de l'indigénat fut adopté le 28 Juin 1881. Puis c'est en 1887 que le gouvernement français l'imposa à l'ensemble de ses colonies. En général, ce code assujettissait les autochtones et les travailleurs immigrés aux travaux forcés, à l’interdiction de circuler la nuit, aux réquisitions, aux impôts de capitation (taxes) sur les réserves et à un ensemble d’autres mesures tout aussi dégradantes. Il s'agissait d'un recueil de mesures discrétionnaires destiné à faire régner le «bon ordre colonial», celui-ci étant basé sur l'institutionnalisation de l'inégalité et de la justice. Ce code fut sans cesse «amélioré» de façon à adapter les intérêts des colons aux « réalités du pays ».

Le Code de l'indigénat distinguait deux catégories de citoyens: les citoyens français (de souche métropolitaine) et les sujets français, c’est-à-dire les Africains noirs, les Malgaches, les Algériens, les Antillais, les Mélanésiens, etc., ainsi que les travailleurs immigrés. Les sujets français soumis au Code de l'indigénat étaient privés de la majeure partie de leur liberté et de leurs droits politiques; ils ne conservaient au plan civil que leur statut personnel, d'origine religieuse ou coutumière.

Bulletin officiel de l’île de La Réunion, année 1887, page 357 « annexe du Bulletin officiel du mois d’octobre 1887 ». suivi du décret de 63 pages inséré en annexe.

L’arrêté local est composé de deux articles :

- Art. 1er. Est promulgué dans la Colonie, pour y être exécuté selon sa forme et teneur, le décret du président de la République, en date du 27 août 1887, portant réglementation de l’Immigration à la Réunion.

- Art. 2. Le directeur de l’Intérieur, le procureur général et le protecteur des immigrants sont chargés, chacun en ce qui concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera publié et inséré au bulletin officiel. Saint-Denis, le 14 octobre 1887.

Étienne Antoine Richaud, gouverneur / Lougnon, directeur de l’intérieur / D. Brunet, procureur général / A. D’Esménard, protecteur des immigrants.

1887. Promulgation à La Réunion de la loi déclarant les lundis de Pâques et de Pentecôte jours fériés légaux.

1887, création d'un syndicat des intérêts agricoles et sucriers de l'île de La Réunion par des membres de la Chambre d'Agriculture. Ce syndicat se fixe comme premier objectif d'agir pour obtenir une modification du programme de l'instruction primaire visant à inculquer à l'enfant dès sa prime jeunesse le goût du travail de la terre. Il entend ouvrir cette instruction professionnelle et agricole aux jeunes filles. Ce syndicat veut aussi amener les petits cultivateurs à l'utilisation judicieuse des engrais chimiques, leur démontrer tous les avantages de la fabrication méthodique du fumier, les guider vers la culture de plantes nouvelles pour éviter une dégénérescence des espèces, encourager, créer, administrer des institutions économiques telles que les sociétés de crédit agricole, les sociétés de production et de vente, les caisses de secours mutuels, les caisses de retraites, les assurances contre les accidents entre les membres du syndicat.

12 octobre 1887, Edmond Frédéric Fuzet est nommé évêque de Saint-Denis de La Réunion, il est préconisé le 25 novembre 1887, et sacré à Nîmes le 29 janvier 1888.

Monseigneur Frédéric Fuzet évêque de La Réunion

Ses détracteurs disent de lui qu'il a la " fièvre violette ", c'est-à-dire qu'il a cherché à tout prix à devenir évêque. En effet, politiquement, Frédéric Fuzet a tout pour plaire aux dirigeants de la IIIe République : il se déclare républicain sans ambiguïtés et fait part sans détours à son préfet qu'il est prêt à être un bon évêque républicain. En ces temps où la République est détestée par les catholiques pour son anticléricalisme, alors que le pape Léon XIII n'a pas encore demandé aux catholiques français de se rallier au régime, cette position est assez inattendue et suscite la polémique. Les catholiques conservateurs s'insurgent et pensent que Monseigneur Fuzet est allié aux francs-maçons, les républicains anticléricaux se méfient de cet ecclésiastique trop favorable à la République.

Pour Jacques-Olivier Boudon, " La volonté de l'éprouver en l'envoyant dans un diocèse colonial est évidente. Mais surtout, le cas Fuzet montre la méfiance de l'administration des cultes à l'égard des ecclésiastiques désireux de profiter du nouvel ordre politique pour s'élever dans la hiérarchie.

Monseigneur Fuzet arrive à La Réunion le 23 avril 1888.

16 décembre 1887, Jean Baptiste Antoine Lougnon, directeur de l'Intérieur assure l'intérim de gouverneur de La Réunion au départ d'Étienne Antoine Richaud.


Naissance en 1887 :

15 mars 1887, naissance de Hippolyte Foucque à Sainte-Marie, écrivain réunionnais.



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