Histoire de La Réunion année 1919, Histoire de Bourbon La Réunion, les événements de l'année 1919.

Histoire de La Réunion année 1919

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Avril 1919, la grippe espagnole touche La Réunion.

La Réunion attend le retour de ses enfants partis combattre l’ennemi. Ils rentrent au compte-gouttes, profitant des cargos descendant vers l’océan Indien. En mars justement on attend l’arrivée de l’un de ces cargos, le Madona qui ramène mille six cent trois permissionnaires. Outre cette bonne nouvelle, d’autres sujets alimentent les conversations, notamment celui d’un fléau parti des États-Unis en 1918 et qui a ravagé le monde entier ou presque : une sorte de grippe que l’on a appelé à tort grippe espagnole. Mais La Réunion ne se sent pas véritablement concernée par ce fléau, se considérant isolée par la mer. Cependant la venue de " l’Orel ", qui arrive d’un point contaminé, soulève quelque inquiétude : l’île n’est-elle pas démunie, presque totalement, des vaccins et autres médicaments permettant de lutter contre cette grippe ?

31 mars 1919. La grippe espagnole est entrée à La Réunion sur le Madonna le 31 mars 1919. Il a souvent été avancé que le virus était dans un stock de terre servant de lest, qui aurait été déchargé par le paquebot. Il est beaucoup plus vraisemblable de penser que certains des permissionnaires étaient contaminés, comme plusieurs centaines de milliers de leurs compagnons de combat. Les tranchées, la boue, la crasse, c’est le milieu rêvé pour les maladies en tous genres...

3 avril 1919. Toujours est-il qu’on constate, dès le 3 avril, des cas de grippe aggravée, fort suspects. La rumeur court : ne serait-ce pas cette grippe espagnole qui ravage l’Europe et dont parlent les journaux ? Mais les autorités se font rassurantes : " Pas d’affolement ! On a examiné les secrétions bronchiques des malades au microscope. Il s’agit d’une grippe ordinaire ! Simplement, comme elle coïncide avant le changement de saison, elle est un peu plus virulente, c’est tout ! "

12 avril 1919, la grippe espagnole a déjà fait au moins vingt morts à Saint-Denis.

16 avril 1919, déjà soixante-deux morts à Saint-Denis.

La semaine de Pâques 1919 sera terrible : près de mille morts à Saint-Denis. La vie, au sens figuré, s’est arrêtée. Plus de police, plus de services officiels, plus de médecins. Tous, ou presque, sont malades. Des heures d’attentes sont nécessaires devant les quelques pharmacies encore ouvertes afin d’obtenir quelques médicaments.

Fin avril 1819, on peut constater une légère régression de l’épidémie, bien que l’on compte encore soixante à cent décès par jour à Saint-Denis. Enfin, dès le début du mois de mai, une nette amélioration se fait sentir dans le chef-lieu. Le 5 mai on compte encore quatre-vingt quatorze morts, chiffre qui ira en diminuant les jours suivants. La Réunion va-t-elle devoir supporter encore longtemps ce terrible fléau ?

11 mai 1919, la réponse semble venir du ciel. Ce jour-là l’horizon se couvre brusquement, le vent se lève et se fait violent. Un mini-cyclone va balayer l’île. L’événement ne dure qu’une heure et frappe surtout la côte ouest, justement là où la grippe espagnole se montre la plus virulente, et les dégâts seront importants dans la région du Port. Mais là n’est pas le principal. En effet il semble que ce phénomène atmosphérique ait « lavé » l’air de l’île de toutes ses impuretés.

La Réunion se relève abasourdie. On n’aura jamais le vrai bilan des six semaines d’épidémie, tout simplement parce qu’il n’y avait plus personne pour tenir les comptes. Les estimations oscillent entre 7 000 et 20 000 morts.

7 juin 1919, Pierre Louis Alfred Duprat termine son mandat au poste de gouverneur de La Réunion.

Pierre Louis Alfred Duprat

18 juin 1919, Duprat quitte La Réunion, c'est le secrétaire général Victor Jean Brochard qui fera l'intérim pendant plus d'un an.

1919, création à La Réunion du groupe Caillé. Jules Caillé en est le fondateur, il s'est tout de suite investi dans l'automobile, prévoyant l'évolution des mœurs, Jules Caillé pousse la famille dans le monde de l'importation et dès ses débuts l'entreprise s'associe au nom de Peugeot, cycles et automobiles.

6, 7, 8 novembre 1919, le conseiller général et journaliste Henri de Busschère publie des articles pour réclamer la fin du statut colonial de La Réunion. Il n'admet pas que La Réunion ne soit pas mieux considérée que la Corse ou l'Algérie. Pour provoquer le gouvernement, il se demande si ce n'est pas parce qu'elle est éloignée et peuplée de gens noirs, que Paris juge que seul le statut de Colonie lui convient.

" Serait-il venu à l'idée d'un gouvernement métropolitain de transformer, la Corse en Colonie Française ? L'Algérie que nous avons conquise, pacifiée, colonisée, compte trois départements et trois préfectures. Le gouverneur général n'est qu'un préfet en chef dépendant du ministre de l'intérieur. La colonisation de l'Algérie est récente si l'on veut bien la comparer à l'occupation par des sujets français de l'île Bourbon qui fut dès l'origine une terre de peuplement ".

Le journaliste soutient le plan du député de La Martinique Henri Leméry qui a déposé un projet de loi tendant à classer en départements les trois colonies les plus anciennes : la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion.

Le journal Le Peuple qui analyse également le projet de M. Leméry n'est pas convaincu que les problèmes de La Réunion seront mieux appréhendés par Paris lorsqu'elle dépendra du ministère de l'intérieur. L'uniformisation étant impossible, selon cet organe, La Réunion est condamnée à n'être ni colonie, ni département, donc à rester en pays d'exception, un pays " bâtard ", au statut introuvable.

30 novembre 1919, le duo Georges Boussenot, Lucien Gasparin se représente pour la députation, toujours sous la bannière radical-socialiste, le mode de scrutin adopté est celui de liste départementale. Chacun des candidats retrouve son siège, il n'y a aucune liste d'opposition. Ils obtiennent 26 863 voix, le nombre des électeurs est de 27 546 sur 46 541 inscrits. Les élections législatives de 1919 à La Réunion.


Naissance en 1919 :

25 septembre 1919, naissance à Petite-île La Réunion du Capitaine Joseph Suacot Surnommé la Panthère Noire.

17 octobre 1919, naissance à Saint-Denis d'Irénée Accot homme politique. Maire de Cilaos de 1965 à 1987. Conseiller général de 1949 à 1987.


Décès en 1919 :

1919, décès de la comédienne réunionnaise Blanche Pierson.

21 avril 1919, décès de Monseigneur Soulé, quatrième évêque de La Réunion de mai 1877 à février 1881.

4 décembre 1919, décès de Édouard Le Roy à Grenoble, avocat, ancien bâtonnier de l'ordre, président du Conseil général, président de la société de secours mutuel pour l'instruction, député de La Réunion.

26 décembre 1919, décès de Jacques Paul Antonin Fabre. Evêque de La Réunion du 26 novembre 1892 au 26 décembre 1919.



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