Les évènements de l' année 1940 histoire île de La Réunion

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          1940

 

 

Histoire de La Réunion année 1940. Les évènements de l'année 1940 à La Réunion.

 
     
 

26 février 1940, le nouveau gouverneur de La Réunion Pierre Émile Aubert arrive à bord d'un navire de guerre en rade de Saint-Denis. Sa première intervention est de rendre hommage au travail de son prédécesseur.

La Réunion subit quelques restrictions, mais la situation n’a rien de dramatique. L'île est mal informée. Il n’existe que sept-cent soixante sept possesseurs de postes privés dans l’île et il n’est toujours pas aisé de capter les émissions d’Europe. La TSF locale, quant à elle, n’est alimentée, comme les journaux d’ailleurs, que par de maigres communiqués : le trafic radio ne permet de recevoir que trois mille mots quotidiens. On a donc une information très incomplète sur la situation réelle, d’autant que les communiqués officiels sont filtrés. La Réunion ignore l’ampleur du désastre qui a atteint la France.

10 avril 1940, dernière exécution publique à l'île de La Réunion. Mariaye Candassamy et Govindin sont exécutés au Barachois à Saint-Denis. Peine de Mort dernière exécution publique à l'île de La Réunion le 10 avril 1940.

25 avril 1940, après le premier détachement d'un millier d'hommes Réunionnais le 9 septembre 1939, un deuxième détachement de 805 hommes prend la mer sur le cargo "Le Malgache", pour la France.

5 mai 1940, un troisième détachement de 1207 hommes quitte la Réunion.

11 juin 1940. Radio Saint-Denis diffuse une proclamation du gouverneur Aubert : l’Italie vient d’entrer en guerre contre la France. Que peut faire La Réunion ? Peu de choses, en vérité. Les hommes partent pour le front à un rythme bien moins élevé qu’ils ne l’auraient souhaité. Il est, de toute façon trop tard maintenant. La seule chose que peut désormais recommander le gouverneur est le calme :

" Aujourd’hui comme hier, je vous répète nos mots d’ordre, ardeur au travail, confiance absolue en nos chefs, foi en la Victoire ".

18 juin 1940, très peu de Réunionnais entendent, à la radio de Londres, l’appel du général De Gaulle. L'appel d’un général encore inconnu, ralliant ceux qui ne veulent pas s’avouer vaincus. La raison en est simple : il n’existe que peu de postes, et rares sont ceux qui écoutent Londres. Mais La Réunion n’a pas attendu l’appel du 18 juin pour éprouver l’envie de se battre, de défendre la patrie.

Ce n’est que le lendemain que Radio-Maurice transmettra le second appel du général De Gaulle. Le prince Duy-Than ou Vinh-San exilé à La Réunion depuis 1916, est un des premiers à entendre sur les ondes le discours du Général de Gaulle. Dès lors, il se livre à une résistance parfois provocante : un jour, il affiche de grands " V " dans la vitrine de son magasin.

19 juin 1940. Aubert envoye un message au ministre des Colonies à Bordeaux, renouvelant la confiance de chacun en la Mère-Patrie et son souhait de lui venir en aide :

 

 

Portrait du gouverneur Aubert

Prince Vinh-San

 
 

" Au nom des assemblées locales et population entière et en mon nom personnel vous demande accepter et transmettre Gouvernement expression notre confiance absolue et totale dans les destinées de la France. En parfaite communion d’âme avec gouverneur général Madagascar nous avons la foi ardente en une victoire finale qu’obtiendront les Alliés en poursuivant en commun la guerre avec l’appui poussé jusqu’au dernier sacrifice de leurs empires et offert allègrement. "

19 juin 1940. Les Anciens Combattants Réunionnais envoient un message se terminant de la façon suivante :

" La colonie qui contient encore quinze mille hommes jeunes et valides demande ardemment à pouvoir apporter encore sur un sol ou sur un autre son concours et ses forces à l’immense tâche qui s’offre ". Dans les journaux on retrouve un seul mot d’ordre : " Tenons ".

23 juin 1940. La Réunion apprend grâce aux radios étrangères la signature de l’armistice. D’une colonie à l’autre les gouverneurs se consultent, doit-on s’aligner sur le gouvernement de Bordeaux ou poursuivre la lutte à outrance ? Le gouverneur général de Madagascar, Marcel de Coppet est d’avis que l’on doit poursuivre la lutte. A Radio Saint-Denis le président du Conseil général, Raoul Nativel s’indigne sur le préambule aux conditions d’armistice et le " cérémonial sacrilège " de Rethondes. Mais ce dimanche 23 juin le gouverneur Aubert va aller à l’encontre de l’opinion du pays et se ranger du côté du gouvernement signataire de l’armistice.

Ce même jour le consul de Grande-Bretagne, Maurice Gaud, est en visite avec un message de Lord Halifax, sous-secrétaire d’État britannique aux Affaires Étrangères :

" Le présent gouvernement français, en acceptant sous la contrainte les conditions de l’ennemi pour un armistice, a été empêché de remplir la garantie solennelle de la France envers ses alliés britanniques. Il s’est résigné au fait accompli de l’occupation allemande métropolitaine. Mais cette occupation ne s’étend pas aux vastes territoires de l’Empire français d’Outre-mer, qui reste avec ses frontières, sa défense et ses immenses ressources économiques intactes. L’Empire français d’Outre-mer a encore un rôle vital à jouer dans la lutte pour la civilisation dont seul le succès peut restaurer la liberté de la France... ".

Dans la suite de son message Lord Halifax demande :

" aux autorités civiles et militaires de tous les territoires français d’Outre-mer de se tenir à leurs côtés et de se battre main dans la main jusqu’à la victoire... ".

Ce message sera fort mal reçu par le gouverneur Aubert. En effet il estime ne pas pouvoir prendre de décision, n’ayant reçu aucune instruction du gouvernement français. En fait son opinion est pratiquement déjà faite. La Réunion ne se battra pas aux côtés de l’Angleterre. Plusieurs raisons expliquent cette réaction. Tout d’abord il y a l’influence du chef de cabinet Pillet, qui sera plus tard à la tête des fidèles du Maréchal. Ensuite, les relations entre le gouverneur de Maurice, Sir Bede Clifford, et le gouverneur Aubert sont mauvaises. Enfin le message lui-même, poussant les Réunionnais à se rebeller contre le gouvernement, a heurté le vieux serviteur de l’État.

La Réunion s'installe dans une hostilité sourcilleuse vis-à-vis de sa voisine l'île Maurice soudain classée dans le camp ennemi. Les Réunionnais n'ont pas à craindre d'attaque mauricienne mais le soupçonneux et anglophobe Aubert, aux ordres d'un système vichyssois peu porté sur la tolérance, bloque totalement les relations entre La Réunion et Maurice : pas de courrier, pas de télégraphe ni de téléphone et surtout pas de relation maritime.

Pierre Emile Aubert à faix le choix de l'obéissance et de la légitimité. Pour Aubert, le seul gouvernement légal c'est celui de Bordeaux, dont-il est le chef dans la colonie. Le choix est ratifié le 29 juin 1940 par la Commission consultative de Défense. La rupture avec l'Angleterre est consommée, conséquence, le blocus de La Réunion se met en place.

Dés lors, le chef de la colonie prend des positions de sûreté. Il établit une liste des personnes à surveiller, s'assure de la surveillance des locaux publics, notamment il veille à faire changer les serrures du Palais du Gouvernement.

24 juin 1940, le gouverneur s'adresse à la population. Son discours radiodiffusé enjoint les Réunionnais à garder le calme et les rassure sur l'existence des stocks suffisants selon lui :

" On me force à souligner que je n’ai de leçons de patriotisme à recevoir de personne - mon passé en témoigne - et ce petit pays glorieux dont j’ai pris la charge, je saurai, je l’affirme, assurer son destin dans l’honneur... ".

25 juin 1940, il fait parvenir aux maires et aux brigades des communes un télégramme dans lequel il leur demande leur aide afin de " calmer de l'énervement certains milieux et de faire cesser certaines manifestations malencontreuses... ". De plus il y affirme sa volonté " le cas échéant de prendre des sanctions à l’égard des personnes qui contribueraient à troubler l’ordre ". En fait le chef de la colonie va retourner d’une manière magistrale l’opinion de la Réunion et transformer en peu de temps les inconditionnels de la lutte en fidèles serviteurs de Vichy.

26 juin 1940. Le gouverneur Aubert réunit un Comité Directeur de l’Économie Intérieure, chargé de dresser un état des lieux de la colonie et proposer des mesures d'urgence. La capacité de stockage du sucre est évaluée à 60 000 tonnes, mais il manquera 200 000 sacs. Les réserves de riz sont estimées à 8 mois et les réserves de farine à 6 mois.

29 juin 1940. Pierre émile Aubert convoque une Commission consultative de Défense à laquelle sont invitées toutes les personnalités civiles et militaires de Saint-Denis présentes dans l'île : Raoul Nativel, Adrien Lagourgue, Henri Poulet, Anatole Hugot, capitaine Plat, Henri Foucques, Raymond Vergès, Emile Hugot... Lors des discussions, des divergences d'opinion se manifestent sur 2 points :

- Faut-il ou non continuer la lutte aux côtés des Anglais ?

- Le Gouvernement de Bordeaux est-il légal et libre ou pas ?

Une très large majorité penche en faveur de la poursuite de la lutte, mais refuse de se prononcer sur la légalité du gouvernement de Bordeaux, faute d'informations. Le gouverneur Aubert, pour qui cette légalité ne fait pas l'ombre d'un doute, bloque le débat en posant la question de confiance et de l'obéissance au gouverneur lui-même. Il obtient sur ce point l'unanimité, ce qui lui permettra d'amarrer la Réunion au train du gouvernement du maréchal Pétain.

10 juillet 1940, à l'Assemblée nationale, les deux députés de La Réunion, Lucien Gasparin et Auguste Brunet, votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le héros de Verdun.

13 août 1940. La loi sur l'interdiction des sociétés secrètes est promulguée, la cour martiale installée.

28 août 1940, une circulaire du gouverneur Aubert demandant aux fonctionnaires et agents de la colonie de déclarer et s'engager à ne pas appartenir à des sociétés secrètes. Le local de la Loge maçonnique " L'Amitié " à Saint-Denis est mis sous séquestre, puis vendu au profit de la municipalité, 6 fonctionnaires maçons seront révoqués.

Le régime de Vichy, une véritable dictature s'abat sur La Réunion. Pétain dissout les Chambres, les parlementaires de La Réunion, Gasparin, Brunet, Bénard comme leurs homologues métropolitains n'ont plus voix au chapitre. Dans les 23 communes de l'île de La Réunion, maires et conseillers municipaux sont désormais nommés par délégation spéciale du gouvernement de vichy et devant prêter un serment d'allégeance au Maréchal et au Gouverneur. Le Conseil Général est remplacé par une Commission Administrative de 7 membres nommés par le Gouverneur.

30 septembre 1940 est née à Saint-Denis la Légion des combattants volontaires de la Révolution nationale, placée sous la direction de Rieul Dupuis, René Payet, Gabriel Macé.

De Salazie, maire Raymond Vergès, à Saint-Leu, maire Etienne Dussac, en passant par Saint-Denis, maire Armand Barau, les hommages au maréchal Pétain se succèdent. Mais les autres communes ne sont pas en reste. Fleurissent également les places du Maréchal Pétain. A Saint-Leu c'est la place de l'Hôtel de ville qui est ainsi baptisée ; à Saint-Denis, c'est celle du Barachois qui change de nom. La propagande est amplifiée par la presse vichyste, avec le bi-hebdomadaire Servir de René Payet, mais surtout Chanteclerc, administré par Eugène Poisson et Jean Jacques Pitecler, chef de cabinet d'Aubert. Quand aux autre titres, ils sont sous l'emprise vigilante de la censure opérée, ciseaux à la main, par Jean Jacques Pillet, véritable, âme damnée du gouverneur.

28 octobre 1840, l'industriel Maurice Samat réussit à quitter La Réunion, par bateau pour rejoindre l'île Maurice et les F.F.L., ce qui lui vaut d'être déchu de la nationalité française et de voir ses biens placés sous séquestre.

29 novembre 1940, un arrêté interdit la réception sur la voie publique ou dans les lieux ouverts au public, des émissions radiophoniques des postes britanniques et en général, tous postes se livrant à la propagande antinationale. Les peines pour infractions vont de seize à cent francs et de six jours à six mois de prison.

Tous les adversaires du régime sont alors réduits au silence. La Presse, la radio, les cinémas sont soigneusement censurés. Paraît en novembre 1940, l'hebdomadaire pétainiste " Chantecler ", il est l'organe officiel du gouverneur, administré par Eugène Poisson et J-P. Pillet.

3 décembre 1940. Circulaire du gouverneur Aubert enjoignant aux fonctionnaires et agents de la colonie qui tombent sous les dispositions des lois portant statut des Juifs, de faire parvenir au Secrétariat général une déclaration de leur qualité. La non fourniture de cette déclaration entraînerait la révocation de la personne concernée à compter du 7 décembre 1940. En fait ce ne seront pas des Juifs, mais 9 agents de la colonie, Mauriciens ou Chinois non naturalisés, qui seront révoqués et expulsés vers Maurice en janvier 1941.

 

Naissance en 1940 :

10 janvier 1940, naissance de Christophe Payet. Président du Conseil général du 4 avril 1994 au 30 mars 1998.

16 mai 1940, naissance de André Thien Ah Koon. Député de La Réunion de 1986 à 2006. Maire du Tampon de 1983 à 2006.

 

Décès en 1940 :

 

 

 
 
   
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