Histoire de La Réunion année 1941, Histoire de Bourbon La Réunion, les événements de l'année 1941.

Histoire de La Réunion année 1941

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28 février 1941. Le conseil municipal de Saint-Denis donne à la place du Barachois le nom de place du maréchal Pétain.

10 juillet 1941. Installation à Saint-Denis d'une Cour Criminelle Spéciale chargée de juger sans appel les délits économiques et politiques. Elle est placée sous la responsabilité du procureur Du Hamel.

15 juillet 1941 au 21 juillet 1941. La Semaine de la France d'Outre-mer, qui se déroule sur le modèle des cérémonies nationales, est le point d'orgue du culte du Maréchal à La Réunion. Au fil des mois, le climat se durcit. La surveillance policière est plus active, la répression s'abat sur les instituteurs de La Réunion, Simon Lucas et Antoine Narassiguin sont révoqués. Les conditions de vie de la population se dégrade. Mais il y a tout de même d'énormes différences avec la métropole, on ne verra à La Réunion jamais l'ombre d'un allemand, ni celle d'un milicien, on y arrêtera aucun Juif et personne ne sera fusillé, torturé ou déporté.

16 juillet 1941. Allocution radio-diffusée de Monsieur Henri Poulet, Directeur de la Banque de la Réunion, garantissant aux planteurs que " la coupe se fera, le sucre sera payé ".

15 août 1941. Arrêté du gouverneur Aubert réglementant la circulation des véhicules à moteur. Seuls sont autorisés à circuler les véhicules dont les conducteurs sont munis d'un laisser passer " carte rouge ", délivré par le Service des Échanges Commerciaux.

Portrait du gouverneur Aubert

1941. Finalement, la grande conséquence du choix de l'obéissance et de la légitimité au gouvernement de Bordeaux et par la suite de Vichy du gouverneur Aubert, c'est que La Réunion va commencer tout doucement à mourir de faim.

2 Septembre 1941, une politique de rationnement est mise en place. Les rations sont déterminées en fonction, de l'âge, du sexe et du travail des personnes. Les cartes d'alimentation et des tickets d'alimentation sont institués. Au départ, la liste des produits rationnés est limité au riz et au maïs.

La pénurie est contournée de toutes les manières possibles. Un intense marché noir s'organise, entre campagnes et villes, destiné à contourner des règlements administratifs tatillons, qui voudraient qu'on fil la queue, avec des bons, pour pouvoir acheter du vulgaire manioc, succédané au riz. Dans les cours on élève clandestinement des cochons... Mais tout manque : la farine, le savon et même le sel. Bricoleurs et inventeurs imaginent des palliatifs : on fabrique du savon à partir du ricin, les lavandières redécouvrent les vertus saponifères du bringellier marron, on confectionne des robes avec des sacs de jute, une saline est créée à la Pointe au Sel à Saint-Leu. Le pain est partiellement fabriqué à partir de farine de manioc. De même un autre produit local, l'alcool de canne, entre en forte proportion dans les carburants, ce qui cause quelques problèmes aux moteurs, qui sont en outre lubrifiés à l'huile de ricin.

Septembre 1941, un Conseil économique consultatif est instauré. Dès le début, les maires et conseillers municipaux des différentes communes sont démis d’office. Tous ces conseils, qu’ils le veulent ou non, feront allégeance au gouverneur, au maréchal Pétain et une tournée du gouverneur de La Réunion Pierre Émile Aubert dans les communes sera l’occasion de déclarations favorables au régime de Vichy.

22 septembre 1941, un arrêté détermine les conditions du contrôle de la presse, de la radiophonie, des documents cinématographiques, phonographiques et photographiques. Cet arrêté soumet tous les journaux à un contrôle avant impression. Les limites des émissions radiophoniques, des films cinématographiques sont également définies avec beaucoup de rigueur et leur diffusion est soumise à autorisation administrative préalable.

Septembre 1941, le gouverneur impose l'arrachage de 50 % des cannes à sucre, et 25 % de géranium au bénéfice de cultures vivrières. Cette opération libère 9 000 hectares dont 7 000 devaient être replantés en maïs, 1 500 en oléagineux ( arachide et ricin ) et 500 en légumes secs ( haricots, lentilles ... ). Pendant la guerre l'économie vivrière progresse au point d'occuper près de 3/4 des terres cultivables de l'île contre 20 % au début du conflit.

23 septembre 1941. La Cour Criminelle Spéciale, présidée par le gouverneur Aubert lui-même, juge et condamne à de lourdes peines, cinq commerçants de Saint-Denis, accusés de spéculation et marché noir.

Octobre 1941. Le gouverneur Pierre Emile Aubert envoie en métropole un rapport sur l'état d'esprit de la colonie :

" Le pays était désemparé, rétif, au lendemain de l'armistice. Après ma prise de position volontairement brutale à la réception de l'insolent message de Lord Halifax, j'ai groupé autour de moi les dirigeants de la colonie, j'ai imposé le respect d'une obéissance disciplinée à mon gouvernement et amené peu à peu une confiance détendue. Jour après jour, une action incessante a été poursuivie, par mes allocutions radiodiffusées, par une propagande inlassable, pour faire connaître et faire aimer l'oeuvre de rénovation nationale entreprise par le Maréchal...

Les réfractaires : ils se cantonnent presque tous dans le monde des affaires de Saint-Denis et Saint-Pierre. Ils font tache dans une opinion de plus en plus homogène et la rumeur les désigne au mépris ironique d'un public désormais informé.

Les agriculteurs et usiniers : j'ai conscience d'être compris et suivi par la majorité des agriculteurs, élément sain et stable de la population. Mais le nationalisme du personnel de l'important groupe des Sucreries Coloniales est plus apparent que réel.

Les commerçants : des sentiments partagés...

Les municipalités : une oeuvre urgente consiste à écarter des postes honorifiques ou de confiance les hommes douteux, compromis ou tarés.

Les fonctionnaires : Les manquements à la discipline deviennent l'exception et restent automatiquement sanctionnés.

Les groupements communisants : s'ils en subsistent, ils restent prudemment camouflés. Une surveillance attentive est exercée sur eux...

Le clergé : quelques prêtres qui persévéraient dans l'erreur ont été, à ma demande, déplacés et admonestés par Monseigneur Cléret de Langavant. "

Novembre 1941. La Cour Criminelle Spéciale condamne Léon de Lépervanche, syndicaliste du C.P.R. à 3 mois de prison pour " menées communistes et intention manifestée de vouloir quitter clandestinement l'île ".

11 Novembre 1941, modification de l'arrêté du 29 novembre 1940, qui interdit la réception sur la voie publique ou dans les lieux ouverts au public, des émissions radiophoniques des postes britanniques et en général, tous postes se livrant à la propagande antinationale. Cette interdiction est étendue à tous les lieux, privés ou public. Les peines, quant à elles, passent de deux cents à dixmille francs, et de six jours à deux ans de prison.

Décembre 1941. Création à Saint-Denis d'un Comité de propagande Pétain, présidé par Armand Barrau.

1941. Création à Saint-Denis de la Garde du maréchal Pétain, environ 800 fidèles de la Révolution nationale, dirigés par Jean-Jacques Pillet, chef de cabinet du gouverneur.

Cette politique de répression et de propagande n'arrive cependant pas à faire de tous les Réunionnais des pétainistes convaincus. De nombreux opposants courbent simplement l'échine en attendant des jours meilleurs ou essaient de se manifester par des acitivités clandestines : réunions, tracts, affiches, écoute des rafios étrangères, envois de messages, dessins de croix de Lorraine sur les murs. Certains n'hésitent pas à se compromettre par leur comportement et agissement, Vinh-San, Roger Guichard, hervé Cazanove... par des gestes symboliques, dépôts de fleurs aux différents monuments aux morts à la demande des Forces Françaises Libres. La Réunion voit donc se manifester de juin 1940 à novembre 1942 une certaine forme de Résistance. Elle vaudra à certains Réunionnais : Michaël De Villèle, le Prince Vinh-San, l'Abbé Tendron, Roger Guichard, andré Bernot, Léon de Lépervanche, Wisman Pinot, le Docteur Joseph Lenormand, Jean Raoul Mondain, d'être proposés, en 1945, par le gouverneur Capagorry pour l'attribution de la médaille de la Résistance Française.

24 décembre 1941, un arrêté du gouverneur précise les conditions dans lesquelles, à La Réunion, se dérouleront désormais les exécutions capitales : Les exécutions capitales auront lieu désormais exclusivement dans l'enceinte de la prison centrale de Saint-Denis. Seront seules admises à assister aux exécutions capitales les personnes indiquées ci-après : le président de la Cour d'assises, l'officer du Ministère Public, un juge du tribunal du lieu d'exécution, les défenseurs du condamné, un ministre du culte, le directeur de l'établissement pénitentiaire, le commissaire de Police et s'il y a lieu les agents de la force publique requis par le procureur, le médecin de la prison. Sur le site : Dernière exécution publiaue de La Réunion le 10 avril 1940.


Naissance en 1941 :

1941, naissance de Robert Pommies. Préfet de La Réunion du 29 novembre 1995 au 15 juillet 1998.


Décès en 1941 :

1941, Décès de joseph-Alexis Champierre de villeneuve. Planteur, administrateur de société et homme politique, Joseph-Alexis Champierre de Villeneuve ( 1870-1941), achète en 1917 à Saint-Benoît, au lieu-dit « Le Bourbier », un vaste domaine sucrier baptisé : Rocher Fleuri. Canne à sucre, vanille, bois de la forêt, constituent ses sources de revenus et la base de son importante fortune. Époux de Félicie Lanèle, il possède également à partir de 1918 une imposante maison à Saint-Denis, rue de Paris, connue aujourd’hui sous le nom de : Villa de la Région ou villa du général. En 1927 il fait construire à La Plaine des Palmistes le Domaine des Tourelles.

Décès en 1941 de joseph-Alexis Champierre de villeneuve



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