Histoire de La Réunion année 1956, Histoire de Bourbon La Réunion, les événements de l'année 1956.

Histoire de La Réunion année 1956

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2 Janvier 1956, les élections législatives de janvier 1956, se déroulent dans un climat extrêmement tendu, où la fraude électorale est érigée en sport national Réunionnais. Les trois sièges sont répartis à la proportionnelle Cinq listes sont opposées :

- Liste du Parti Communiste, différente des dernières élections, Raymond Vergès laisse la place à son fils Paul Vergès, l'ancien député Léon de Lepervanche ne souhaitant pas être le second de Paul Vergès laisse sa place à Raymond Mondon. La liste Vergès est dite liste d'union pour la défense des ouvriers et des planteurs.

Paul Vergès député de La Réunion en 1956

Raymond Mondon député de La Réunion en 1956

- Liste de la Section française de l'Internationale ouvrière, SFIO.

- Liste du Mouvement républicain populaire, MRP et républicains sociaux.

- Liste du Rassemblement des Gauches Républicaines ,RGR, dirigée par les deux députés sortants, Raphaël Babet et Frédéric de Villeneuve et le maire du Tampon Paul Badré.

Raphaël Babet député de La Réunion en 1956

- Liste travailliste et de défense du planteur.

Avec plus de 52% des suffrages exprimés, les communistes enlèvent avec Raymond Mondon et Paul Vergès deux des trois sièges de députés. La liste communiste obtient 36 522 voix sur 69 774 suffrages exprimés, une très nette progression par rapport à 1951, 25 580 voix 38 %.

La liste du Rassemblement des gauches républicaines, qui regroupe l'UDSR, le Centre National des Indépendants et l'Union pour la Défense des intérêts réunionnais, de Raphaël Babet emporte le troisième siège avec 20 939 voix, 30% des suffrages exprimés.

7 avril 1956. Ouverture du chantier de la route en "Corniche", la route du littoral, la future liaison rapide en Saint-Denis et la Possession. le préfet Philip pose la première pierre, la cérémonie n'a pas lieu au cap Bernard, comme on pourrait s'y attendre, mais près de la statue de La Bourdonnais, à deux pas de la préfecture. Il passera encore de l'eau sous le pont de la rivière Saint-Denis, en effet, avant qu'on attaque la falaise : sur ce secteur, on n'en est encore qu'aux relevés photogrammétriques.

Par contre la "route littorale" de Saint-Denis peut être mise en chantier. Elle consiste à relier le Butor à la Redoute, par le bord de mer. Jusqu'à présent, la "route du bord de mer" n'est qu'une mauvaise piste que peu de monde emprunte. Tout le trafic de transit se fait en efeet par la rue de général Leclerc et le pont du fond de la Rivière. La chaussée littorale exposée aux vents marins est un endroit délaissé, où s'alignentles entrepôts et les taudis. Seuls, les quartiers du Barachois et de la gare y ont quelque cachet. Sous la direction du nouvel ingénieur en chef Jamme, les travaux vont dont commencer par Saint-Denis. En quelques mois, un boulevard littoral de 1 300 mètres de long relie la rivière Saint-Denis au Butor. Au début de l'année 1958 sont lancé les travaux du pont de la rivière Saint-Denis, 92 mètres en béton précontraint. Le chantier de la route du littorale s'ouvre le 7 février 1959.

14 mai 1956. Le gouvernement de Guy Mollet réagit à la montée communiste en nommant un nouveau préfet pour La Réunion, Jean Perreau-Pradier.

12 juin 1956, Jean Perreau-Pradier prend sa fonction de préfet à La Réunion, il montre très vite sa volonté de s'opposer à cette progression des idées communistes dans le département.

17 juillet 1956, le préfet décrit une situation politique locale qui lui semble entièrement sous le contrôle des communistes : "... En face de l'action extrémiste, développée surtout par le député Paul Vergès, je ne trouve qu'une action très limitée, peu dynamique et mal coordonnée. En effet, alors que les communistes se partagent les rôles, M. Mondon sur le plan parlementaire est à Paris, M. Vergès sur le plan de la politique locale et surtout de l'action syndicale, le député Babet est à Paris, ainsi que M. Repiquet sénateur et M. Isautier, conseiller de l'Union française. Certes M. Cerneau, sénateur est à La Réunion, mais depuis quelques jours à peine et pour peu de temps. M. Cerneau essaye bien de regrouper les éléments anti-communistes, mais il ne pourra, en quelques semaines, égaler l'activité incessante qui est celle de M. Paul Vergès, depuis plus de huit mois... "

Paul Vergès analyse la situation politique de La Réunion en 1956 : " Elu député et, depuis mon retour, directeur de Témoignages, j'estimais avoir toutes les cartes en main sur le plan politique. Il n'en était évidemment pas de même pour ce qui était des leviers du pouvoir économique et administratif. Dès juin 1956, un nouveau préfet a été nommé, Perreau-Pradier, dont l'objectif avoué était de combattre le Parti. Il s'est ensuivi une période difficile, très violente, très radicale. L'île était partagée en deux camps complètement antagonistes : la droite conservatrice soutenues par les autorités et le clergé d'une part et les communistes d'autre part. Cette longue crise a cependant eu des conséquences positives puisqu'elle nous a permis de renouveler l'appareil du Parti et de nous installer durablement dans le paysage de la Réunion. "

4 novembre 1956, l'intervention militaire soviétique en Hongrie est l'occasion pour le préfet de relancer une dynamique anticommuniste. Face à Témoignages qui, condamnant le " fascisme en Hongrie " apporte son soutient à l'URSS, Perreau-Pradier fait un appel à la radio, de même que l'évêque Monseigneur Cléret de Langavant, pour appeler les Réunionnais à la solidarité avec les Hongroies. 1 611 700 F sont collectés en faveur des victimes des évènements de Hongrie.

1956, les communistes réunionnais dressent un bilan sévère de la départementalisation. Plus de dix ans après la loi de mars 1946, les communistes estiment que le gouvernement n'a pas su répondre aux attentes et aux espérances de l' immense majorité des réunionnais. Dans un courrier à Guy Mollet, président du Conseil, les deux députés communistes, Paul Vergès et Raymond Mondon rappellent leur position.

" Les Réunionnais constatent que pour l'essentiel, leur pays a gardé le statut de colonie qui a été le sien pendant plus de 300 ans, la départementalisation n'ayant profité qu'à une infime partie de la population ".

1956, Le Maloya est interdit sur l’île par l’administration française. Accaparé et porté par le parti Communiste Réunionnais, le maloya sera victime de la censure et des réactions hostiles d'une grande partie de la population, jusqu'à sa reconnaissance officiel en 1981.


Naissance en 1956 :

15 janvier 1956, naissance de Gélita Hoarau, femme politique, sénatrice de La Réunion.



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