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Blason de la commune
du Tampon.
Les armoiries de la Commune
créées en 1965,
sont composées d’une couronne murale à 5 tours, avec en cimier, un livre
ouvert portant le mot FLORAL, encadré de part et d’autres de deux cornes
d’abondance renversées.
Ce blason symbolise d’une
part le tourisme, en l’occurrence les gorges qui encadrent la commune
: Bras de la Plaine et Rivière des Remparts (remparts sinople, montagne
violette au centre sur fond de ciel azur) et d’autre part la richesse
du sud, le grenier de l’île, symbolisé par deux cornes d’abondance entourant
l’écu et trois orchidées blanches sur ce dernier.
L’écu est surmonté d’une
flamme symbolique attestant de la pérennité de la culture française.
En dehors de quelques concessions
toutes cultivées en café les hauts de Saint-Pierre étaient au 18 ème siècle
une vaste et magnifique forêt, traversée seulement par les noirs marrons
qui allaient jusqu'à La Plaine des Cafres.
A la Révolution arriva à
Bourbon, un personnage auquel l'histoire du Sud est liée, le Comte Gabriel
Le Coat de Kervèguen. Noble et ruiné, Il s'installa vers 1830
au Tampon, dans une région à peine peuplée et se met à acheter toutes
les terres de la région. Il commence par les pentes de Saint-Louis, du
Gol et surtout à la Rivière et au Ruisseau, puis il revient vers les hauts
de Saint-Pierre, en achetant les terres entre la Rivière d'Abord et celle
des Roches puis vers la Ravine Blanche et tout le Bras Pontho de l'autre
côté de la Rivière d'Abord, il achète tout le petit Tampon et le Grand
Tampon, Bérive et Montvert vers 1836.
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Kerveguen
se considère comme propriétaire de la Plaine des Cafres, qui est le sommet
de ses propriétés, soit 12 000 hectares au dessus de la ligne 600. A partir
de 1837,
il acquiert des terres à Petite île et à Carosse. En 1841,
il achète les parts de ses enfants sur l'héritage de leur mère sont les
établissements de l'Étang-Salé et celui des Casernes. Son fils Denis accroît
encore le domaine constitué par son père. Il achète le Bassin Martin,
Mon Caprice, Aube, Roland et la Ravine des Cabris. Au-delà des domaines
d'Orré et du Comte Choppy, il acquiert Langevin et Vincendo. Toutes les
terres des Kervéguen étaient cadastrées, séparées par des lignes horizontales,
divisées en carrés numérotés. La famille Kervéguen est une grande puissance
financière, bancaire, politique et agricole.
On constate donc qu'au début
du XIX e la région du Tampon était une terre Kervéguen.
La faillite économique qui
toucha l’île dans les premières années du XXe siècle entraîna la chute
de cet empire et la liquidation de tous les biens des Kervéguen en 1919.
C’est alors qu’un à un, les membres de la dynastie quittèrent l’île. La
vente des propriétés Kervéguen coïncida avec la naissance d'une nouvelle
culture, celle du géranium et simultanément avec celle d'une ville, Le
Tampon.
A partir de 1872,
plusieurs essais de distillation eurent lieu, les frères Peverelly distillent
le vétyver, et, bois Joli Potier se livre dans sa cheminée de la Plaine
des Cafres, à des expériences sur le géranium. Il découvre un procédé
facile de distillation vers 1887. Le géranium convenait parfaitement,
comme culture, à ces régions dépourvues de moyens de communications. C'était
un produit de faible volume, aisément transportable et qui se vendait
très cher. Toute la région entre Saint-Pierre et la Plaine était restée
une grande forêt. Les habitants de la région se firent bûcherons et l'abattirent
toute entière entre 1900 et 1920 pour la transformer en un immense champ
de géranium.
Sur cette ligne des 600,
qui était aussi la route Hubert Delisle, s'installèrent de ravissantes
petites maisons et bardeaux, faîtes avec les arbres abattus sur place,
toutes entourées de jardins et de fleurs qui se sont conservés de nos
jours. La culture du Géranium apporta aux Réunionnais une ressource magnifique,
car La Réunion seule productrice mondiale, sans concurrence, pouvait faire
les prix qu'elle voulait et spéculer. L'année record fut 1925,
on fit 174 tonnes alors que le litre d'essence se vendait jusqu'à 20 000
frs CFA le litre.
En 1911,
la première église du Tampon voit le jour sous l'influence du Père Eugène
Rognard.
La ville du Tampon prit de
l'importance, si bien que le 29 juillet 1924
à la Chambre des Députés, Monsieur Daladier, ministre des Colonies, présentait
un projet de loi tendant à ériger en commune distincte la section du Tampon,
détachée de la commune de Saint-Pierre, à La Réunion. La loi fut adoptée
en février 1925 et promulguée au journal officiel le 21 mars 1925,
l'inauguration fut faite le dimanche 17 mai 1925, la nouvelle commune
étagée entre 400 et 1 800 m, avec son chef-lieu sur la route des 600,
se développa.
Pendant de longues années,
de nombreux petits propriétaires Tamponnais vécurent de la ressource du
Géranium. L'Afrique du Sud, l'Égypte et le Kenya se mirent à cultiver
le géranium, aussi après une belle époque, il eut mévente et les prix
tombèrent, ce fut le début d'une période difficile pour cette culture
et les propriétaires qui en vivaient.
En 1941,
l'eau courante arrive au Tampon suivie de l'électricité en 1952.
Dans le seconde moitié du
20ème siècle, l'amélioration des conditions de vie résultant de la mise
en place de la départementalisation, la réalisation de grands équipements
et le volontarisme des équipes municipales transforment la commune en
un pôle d'attraction et d'activités multiples telles que l'agriculture,
l'artisanat, le tourisme ou la culture.
En 1979, la commune du Tampon
s'agrandit en absorbant la région du Piton de la Fournaise à proximité
de la Plaine des Cafres.
La construction de la Maison
du Volcan débute en 1989.
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