Histoire de La Presse de l'île de La Réunion.

Histoire de La Presse de l'île de La Réunion


A l'origine la presse de La Réunion ( Bourbon ) est purement administrative, sans actualité et sans journaliste. La presse d'opinion voit le jour vers 1830 sous l'impulsion des Francs-Créoles et de Nicole Robinet de la Serve.

13 janvier 1773 parution du premier journal de l’océan Indien intitulé Annonces, Affiches et Avis Divers pour les Colonies des Isles de France et de Bourbon. Journal commun aux deux îles Isle de France et Bourbon ( île Maurice et île de La Réunion ) imprimé à l’Imprimerie Royale à Port-Louis. Ce journal a pu paraître grâce à deux hommes, Pierre Saunois, ingénieur machiniste et Pierre Poivre intendant au sein de la nouvelle équipe dirigeante. Le journal disparaîtra en décembre 1790.

1794. Naissance du premier journal de La Réunion grâce à l'abbé Delsuc. Son titre : Le Vrai Républicain ou Journal Politique et Littéraire de l’Isle de Bourbon. Journal d’information sur quatre pages, le Vrai Républicain disparaît l’année suivante, faute de moyens.

1804. Naissance de La Gazette de l’Isle de la Réunion. La Gazette est imprimée à La Réunion par Icery et Etienne Boyer.

1810. La Gazette prend le nom de Isle of Bourbon Government Gazette. Bourbon est devenue anglaise les quatre premiers numéros sont publiés essentiellement en langue anglaise mais, le gouverneur Anglais Robert Townsend Farquhar, désireux de faciliter la communication, décide d’en faire, à partir du cinquième numéro, un hebdomadaire bilingue.

1815. Isle of Bourbon Government Gazette reprend le nom de La Gazette. Bourbon ( La Réunion ) est redevenue une île Française.

1819. Création de La Feuille Hebdomadaire lancée par Ovide Hoarau.

1828. Pierre Duconnet obtient l’autorisation de publier les Petites affiches de Saint-Paul.

1831. L'association des francs créoles crée son propre journal, Le Furet dans lequel elle ne se prive pas de mettre à mal l’administration. Mai 1831, fondation officielle du mouvement des francs créoles secret jusqu'en octobre 1830, le mouvement s'organise après cette date pour prendre le pouvoir politique et étendre son influence dans toute l'île. A la base des revendications pour plus de libertés locales se trouvent les petits et moyens colons, exclus du pouvoir politique par les notables de la colonie, alliés au pouvoir central. Pour atteindre leurs objectifs, ils créent un mouvement politique " Les francs créoles " et élaborent un programme où les idées de décentralisation, de partage de pouvoir sont exprimées avec force. Deus point constituent leurs objectifs politiques : le rétablissement des libertés fondamentales et la création d'un pouvoir législatif local. Le mouvement des francs créoles dirigé par Nicole Robinet de Laserve, fait circuler plusieurs pétitions. Attaché aux valeurs coloniales, le mouvement veut prendre le pouvoir politique local pour pouvoir s'opposer à l'abolition de l'esclavage qui menace l'ordre établi. La création d'un pouvoir législatif local contrôlé par les classes moyennes devait permettre au francs créoles d'atteindre leur objectif . Toutefois il ne s'agissait pas de revendiquer le suffrage universel et de partager le pouvoir avec la classe indigente des Petits Blancs et encore moins des affranchis. Les francs créoles demandent aussi la liberté de la presse, les journaux sont à cette époque, soumis à l’approbation du gouverneur, du directeur de l’Intérieur et du Procureur général.

1832, Pierre Duconnet, imprime Le Glaneur, lors de l’installation du tribunal de première instance à Saint-Paul.

1833, de février à août 1833, un groupe conduit par Robinet de la Serve, imprime clandestinement Le Salazien. Le groupe revendique la liberté de la presse.

1833. Le Colonial.

1835. L’Indicateur Colonial

1837. un journal fait son apparition le 22 juin 1937, une feuille politique industrielle et commerciale hebdomadaire, Le Conservateur, fondé par Antoine Fitau. Il est imprimé jusqu'en 1843.

1839. Le Glaneur change de main le nouveau propriétaire le poète Eugène Dayot le baptise Le Créole.

1843. Le Courrier de Saint-Paul.

1849 les lecteurs réunionnais ont le choix entre huit journaux dans lesquels les journalistes peuvent s’exprimer librement, sans crainte de la censure. Hélas cette liberté de la presse conquise de longue lutte est de courte durée. Le 2 décembre 1851 éclate un coup d’État qui établit le régime impérial. Et avec le Second Empire c’est la censure qui fait son retour. Le décret des 17 et 23 février 1852 soumet les journaux à l’autorisation préalable et au cautionnement. « L’autorisation préalable » de Napoléon III fait du gouverneur le seul à même de décider du droit d’existence d’un journal et de la publication dans le Bulletin Officiel de la colonie. Celui-ci a par ailleurs le droit de mettre fin à la publication de tout journal jugé dangereux pour l’ordre public.

1859. Antoine Roussin apporte une luminosité nouvelle dans les rayons de la presse locale. Son hebdomadaire La Semaine est le premier journal illustré de la colonie.

1879, le premier journal sportif, Le Sport Colonial qui paraît deux fois par mois.

1887, naissance du premier journal républicain qui se fait l’écho des revendications sociales : Le Salazien-Moniteur avec pour rédacteur Théodore Drouet et pour administrateur, Gaston Lahuppe. Plus tard Lahuppe et Brunet, Le Journal des Communes fusionnent et publient Le Ralliement. Cette gazette connaît aussitôt le succès et, devant le nombre croissant des abonnés, devient un quotidien.

1908. Fondé par Victor Fourcade, Le Peuple, qui paraît pendant cinquante ans. Il se présente comme un quotidien républicain, organe des revendications sociales.

1914. Dirigé à ses débuts par Henri Nativel et Henri Vavasseur, le journal, Le Progrès, il paraît jusqu’au 8 décembre 1977.

Entre 1914 et 1939 ce ne sont pas moins de vingt-huit journaux qui naissent à la Réunion : Le Progrès, La Paix, Dieu et Patrie, La Démocratie...

1923. Création du journal pastoral catholique, Dieu et Patrie, lancé par l’évêché de la Réunion.

1940. Les tirages :
- Le peuple : 3000 exemplaires.
- Le progrès : 2000 exemplaires.
- La démocratie : 2000 exemplaires.
- Dieu et patrie : 500 exemplaires.

1944, de nouveaux titres apparaissent sur le marché dont Témoignages qui devient quotidien en 1958. ce journal est lancé par le Dr Raymond Vergès. Dans les années 60, il est dirigé par Paul Vergès et Bruny Payet, et devient l’organe officiel du Parti Communiste Réunionnais.

1951, naissance du Journal de l’île de la Réunion. Ce journal, créé par Fernand Cazal, se trouve en concurrence avec les quatre grands de l’époque : Témoignages, Le Peuple, La Démocratie et Le Progrès. Le journal, le JIR sera, le porte parole de la droite légitime locale.

1964.Le journal pastoral catholique, Dieu et Patrie devient Croix Sud et cesse sa parution en 1978.

1967. La presse lycéenne fait son apparition avec Évasion, premier journal lycéen.

1971. Revue bimensuelle Le Mémento. Elle se focalise sur les intérêts économiques de la Réunion, ce genre de presse est innovante à l'époque, où les journaux ne se préoccupent que de politique et de faits divers.

1976, alors que le Journal de l’île de la Réunion et Témoignages sont les deux quotidiens majeurs de la Réunion, un troisième journal vient s’implanter dans le paysage de la presse locale : Le Quotidien de La Réunion. Son fondateur, Maximin Chane-Ki-Chune réunit une équipe de très jeunes journalistes. Le Quotidien a bâti son succès grâce à son apolitisme. Il est également le précurseur de rubrique type société, agriculture ou encore les petites annonces.

1977. La Presse TV apparaît, avec la création de Télé 7 Jours Réunion. Son fondateur, Michel Mekdoud, lance dans l’île l’impression de magazines en quadrichromie.

1987. Crée en mai, Eco'Austral, il est le premier magazine réunionnais des affaires. Ce mensuel couvre aujourd'hui toute la zone Océan Indien.

1982. Nouveau magasine de télévision, Visu créé par le groupe CKC.

1992. Lancé par l’entrepreneur en immobilier Armand Apavou, un quotidien Le Réunionnais. ce titre innove sur le plan technique avec une impression en quadrichromie. Mais la taille du marché et des difficultés de gestion interne le conduisent à la liquidation judiciaire en 1996.



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