Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis gouverneur de Bourbon. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

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Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis.

Gouverneur de La Réunion du 19 octobre 1792 au 11 avril 1794.

 

Gouverneur précédent :: Dominique Prosper de Chermont :: Gouverneur suivant :: Pierre Alexandre Roubaud

 
   
  Bourbon (La Réunion ) est subordonnée à l'île de France ( Maurice ).  
     
 

Jean Baptiste Vigoureux, Comte Duplessis est né le 6 mai 1735, à Chandernagor, en Inde.

Il est le fils de Jean Baptiste Henry Vigoureux et d'Élisabeth de Varenne.

La famille vigoureux s'installe, après les Indes, à l'Isle de France où Élisabeth décède le 25 février 1746.

C'est au bataillon de l'Isle de France que Jean Baptiste Vigoureux comte Duplessis, entame comme sous-lieutenant sa carrière militaire. Aide-major en 1756, puis capitaine, Duplessis sert pendant la guerre de Sept ans aux Indes où il est blessé. En 1778, il est commandant à Mahé.

Pendant la guerre d'indépendance américaine, il est fait prisonnier par des Anglais. Lors de cette même guerre les Français en 1779, s'emparèrent de l'île Saint-Vincent, aux Antilles, il en est le gouverneur en 1780. En 1781 Duplessis regagne l'Isle de France.

C'est en 1791 que Duplessis est nommé gouverneur particulier de Bourbon.

Le 19 juin 1792, il écrit à Bourbon à la fois pour annoncer son arrivée et également pour prévenir de l'introduction de la variole à l'Isle de France par un navire de traite.

L'Assemblée coloniale s'en émeut et lui demande de différer son voyage.

 

 

Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis

Lazaret de la ravine à Jacques

 
 

Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis prend mal cette demande et décide de passer outre. Le 2 juillet 1792, la Minerve est en rade de Saint-Denis, les représentants de l'assemblée, refusent le débarquement du nouveau gouverneur, ainsi que celui du commissaire civil qu'il l'accompagne et de leurs compagnons. La Minerve se retrouve en quarantaine à l'île Rodrigues.

Le 4 octobre, le navire est de retour à Bourbon et les passagers peuvent enfin débarquer mais pour prendre le chemin du Lazaret de la Ravine Saint-Jacques où les nouveaux venus resteront en quarantaine encore quelques jours.

Ce n'est finalement que le 19 octobre 1792, que Duplessis peut enfin prendre ses fonction, ainsi que le commissaire civil, Marc Antoine Pierre Tirol. Les commissaires civils, sont chargés de réorganiser les colonies en les rapprochant du régime métropolitain. C'est désormais, avec le gouverneur, l'autre acteur majeur. Marc Antoine Pierre Tirol est un des quatre commissaires civils dont l'Assemblée nationale à décidé l'envoi au Indes orientales par ses décret des 18 août 1791 et du 15 janvier 1792. Ses attributions et pouvoirs sont aussi vagues qu'étendus, il doit en fait, travailler avec les responsables locaux à la régénération de tous les secteurs de la vie insulaire.

Le 18 février 1793, l'assemblée coloniale arrête les bases de la constitution et de l'organisation provisoire de la colonie.

Le 19 mars 1793 , Bourbon change de nom pour devenir l'ïle de La Réunion, sur décision de la Convention, mais Duplessis refuse d'apposer sa sanction au décret au motif qu'il ne lui est pas parvenu officiellement.

Le 21 juin 1793, l'assemblée coloniale vote l'organisation de la colonie. C'est une société nouvelle qui émerge où les liens avec l'Isle de France sont redéfinis. De nouveaux rouages sont mis en place, des règles nouvelles s'imposent, des instances s'affirment. Mais à partir du second semestre de 1793, la situation se dégrade, les tensions politiques sont de plus en plus vives, les difficultés économiques et financières plus saillantes.

C'est dans ce contexte que les clubs révolutionnaires font une apparition, notamment les démagogues, connus sous le nom de Sans-culottes, ils vont avoir une influence croissante.

" Quand les principes démocratiques qui dominaient en France firent invasion dans la colonie, des sociétés populaires s'établirent dans toutes les communes de l'île. Des hommes qui jusqu'alors n'avaient pris aucune part aux affaires publiques, les discutèrent avec une entière liberté. C'était étrange et curieux spectacle que ces réunions démagogiques où l'on parlait d'égalité et de la souveraineté du peuple au milieu d'une population d'esclaves ! ... Parmi ces clubs, il en était cependant qui n'acceptaient du dogme de la liberté que ce qui se conciliait avec le respect de la propriété et la tranquillité du pays, celui de Saint-André était de ce nombre. Cette commune fut administrée longtemps par un homme habile qui inspirait la confiance la plus illimitée aux habitants de ce quartier. Ceux-ci, pour la plupart, repoussaient les doctrines républicaines et tenaient à la monarchie sous laquelle ils avaient vécu. Ils furent plus d'une fois signalés et traités de Vendéens. L'arbre de la liberté qui avait été inauguré dans cette commune fut abattu et l'assemblée coloniale alors ordonna la démolition de son église... Afin de contre-balancer l'influence des clubs anarchistes, des hommes modérés établirent la Société des Amis de l'ordre, qui sous la présidence de M . Jean François Azéma, rendit d'éminents services à la colonie. Cette société conservatrice fut emportée aux époques orageuses de 1793, où l'on vit surgir une populace qui domina par la terreur ... Ils correspondaient avec des individus de la même trempe qu'eux, établis à l'Isle de France, et enlaçaient de la sorte comme d'un réseau l'une et l'autre colonie. Quand ils voulaient se défaire des citoyens qui leur faisaient ombrage, et dont ils suspectaient le civisme, il les dénonçaient à leurs frères de l'Isle de France, qui les faisaient enlever pour les livrer au tribunal révolutionnaire ".

C'est le 2 avril 1794, à l'Isle de France et le 7 à La Réunion qu'arrivent de nombreuses lois de la Convention, dont notamment celle du 24 septembre 1793, rappelant les commissaires civils envoyés dans les colonies orientales. Tirol est sommé par les élus de la colonie de se soumettre sans délai à cette décision. Les provocations répétées du vice-amiral Saint-Félix, en conflit avec les élus et les clubs de l'Isle de France et qui est venu se réfugier à La Réunion, ainsi que certaines décisions de Duplessis, dont notamment la défense du royaliste Chermont, provoque la colère des sociétés populaires. La décison de mettre fin aux agissement des chefs royalistes est prise.

" Les sans-culottes de Bourbon écrivirent à ceux de l'Isle de France de leur envoyer des hommes pour arrêter les royalistes qu'ils leur désignaient. On leur expédia quarante hommes qui partirent sur la corvette la Minerve, commandée par un marin du nom de Dausserre. Elle arriva nuitamment dans la rade de Saint-Denis. La circonstance favorisait leur dessein. M. Azéma, ancien procureur général au Conseil supérieur, donnait à souper, à l'occasion d'un mariage, à un grand nombre de convives, parmi lesquels se trouvaient le Comte Duplessis, le commissaire civil, Tirol, Grangier, Marcenay et Fayolle, commandant des volontaires de Bourbon. On se livrait à la joie, lorsque les sans-culottes se présentèrent dans la maison ; ils se saisirent de leur personne le 11 avril 1794, et les embarquèrent sur la Minerve pour l'Isle de France, où ils furent livrés au jury révolutionnaire d'instruction ".

Seul le vice-amiral Saint-Félix a échappé aux sans-culottes désormais il est en fuite et activement recherché.

Le 12 avril 1794, le républicain indiscutable, Pierre Alexandre Roubaud prend le commandement de La Réunion.

Jean Baptiste Vigoureux Comte Duplessis est mis aux arrêts, le gouverneur verra toutes ses demandes de mise en liberté rejetées avant d'être finalement reconnu non coupable en août 1795, la donne politique ayant changée en France.

Le 4 octobre 1795, Duplessis embarque pour la France.

Le 30 mai 1796 il est nommé général de division avec effet au 11 avril 1794.

Titulaire de nombreuses et prestigieuses décorations, il part à la retraite le 8 juin 1810 et décède le 9 juin 1825, à Paris.

 

 

 
 
   
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