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Jean
Chatel est né le 27 mai 1884,
à La Réunion, il est le fils de Florentin Rémy Chatel,
jeune pharmacien de première classe et de Claire Mac-Auliffe, fille
du docteur Jean-Marie
Mac-Auliffe.
Jean Chatel connaît
une enfance heureuse, dans un milieu familial aisé, avec ses deux
soeurs Claire et Anne-Marie.
Comme beaucoup de jeunes
réunionnais, il part faire ses études en métropole,
lorsqu'il rentre au pays diplôme de pharmacien en poche, il s'installe
rue Juliette Dodu mais n'ouvre pas d'officine, afin de ne pas concurrencer
son père.
Comme son père, qui
avait rédigé une thèse faisant autorité sur
les plantes médicales de La Réunion, il continue dans la
lancée dans le souci de valoriser les plantes médicinales
locales, en s'occupant de leur transformation à l'aide de ses connaissances
chimiques. Dans son laboratoire Jean Chatel s'occupe à mitonner,
dans le plus grand secret, des boissons dont les noms, longtemps après
chantent encore dans les mémoires : Goyavlet, Punch des îles,
Liqueur jaune, Banaré... c'est ainsi que les alcools Chatel voient
le jour en 1907.
C'est dans cet esprit de
valorisation des produits locaux que Jean Chatel fonde quatre distilleries
à Saint-Denis et concours à la fabrication du rhum de l'usine
de la rivière du Mât. Il est administrateur de l'usine de
la Rivière du Mât et en même temps administrateur actionnaire
de la distillerie du Bourbier.
Jean Chatel commence sa carrière
politique comme premier adjoint au maire de la ville de Saint-Denis, M.
de Richeville Robert, à la mort de celui-ci, il est désigné
maire de Saint-Denis le 24 décembre 1925.
Sous son majorat de droite, les passions politiques se calment.
Il est réélu,
en mai 1929
et en mai 1935.
Jean Chatel est surnommé
" papa chatel "pour ses oeuvres sociales menées en tant
que maire de Saint-Denis : hospices, cantines scolaires...
9 mars 1930,
il est président de la Fédération Sportive Réunionnaise
F.S.R. poste qu'il occupe jusqu'en 1937.
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Publicité Punch Chatel
en 1982
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1931
à 1937, il est président de la Chambre de Commerce et d'Industrie
de La Réunion.
10 novembre 1937, il démissionne
de tous les postes qu'il occupe pour des raisons de santé, alors
que la politique du front populaire agite la vie locale.
Avec l'aide de ses enfants
Rémy, Jeanne et Gaston, qui s'occupent des activités familiales,
il se lance dans l'assurance, en créant la Préservatrice.
De janvier à février
1939, Jean Chatel se rend en mission d'observation aux îles australes
sur l'aviso Bougainville, il réalise un projet d'explotation des
îles de Saint-Paul et Amsterdam, pour cela il met sur pied la Sapmer,
Société anonyme de pêche malgache et réunionnaise,
un navire congélateur de cette compagnie se rend par la suite chaque
année, d'octobre à mars, dans les eaux territoriales de
Saint-Paul et Amsterdam d'où il ramène une cargaison de
queues de langoustes.
Mars 1946,
Jean Chatel est vice-président avec Maître Maxime Vallon-Hoarau,
du Mouvement Républicain Populaire, M.R.P. créé par
Alexis
de Villeneuve, mouvement politique qui canalise et rassemble les anti-cradistes
dans le but de lutter contre le communisme et de sauver l'étiquette
chrétienne de l'île. Il est aussi président du Rassemblement
Républicain Démocrate et Social, R.R.D.S.
Après la mort du candidat
M.R.P. Alexis de Villeneuve, tué pendant la campagne des législatives,
le 25 mai 1946, la droite réunionnaise demande à Jean Chatel
de se présenter à Saint-Denis, pour les élections
municipales de juillet 1946, dans un premier temps il refuse, mais voyant
défilé nuit et jour devant sa porte ses partisans, il revient
sur sa décision.
Juillet 1946 Il est élu
maire de Saint-Denis contre Raymond
Vergès et se retrouve à la tête du Rassemblement du peuple
français, R.P.F. créé, en 1947,
avec comme premier adjoint Jules Olivier.
De retour d'une manifestation
du Rassemblement du peuple français au jardin colonial, Jean Chatel
décède dans son bureau à l'hôtel de ville de
Saint-Denis, le 27 avril 1948.
Son nom a été donné à l'une
des principales rues du centre ville de Saint-Denis, la rue Jean-Chatel.
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