Joseph Alexandre Massot procureur général de la République à La Réunion. Personnage célèbre de La Réunion

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Joseph Alexandre Massot.

Magistrat, procureur général de la République à La Réunion.

 

Né à Perpignan le 18 mars 1805, décède à Saint-Denis La Réunion le 4 avril 1851.

 
 

Joseph Alexandre Massot est né à Perpignan le 18 mars 1805.

Son frère, Paul Massot né le 15 août 1800 sera médecin à Perpignan, président du Conseil général, député et sénateur des Pyrénées-Orientales.

1831, après des brillantes études en droit, Joseph Alexandre Massot est avoué à la Cour de Paris.

Il épouse Clara Suzanne Bénier, qui lui donne deux filles, claire et Amélie. Pour payer les dettes de son beau-père, il vend son office en 1941, et sollicite alors un poste à Bourbon ( La Réunion ) dans la magistrature.

1843, Il est nommé conseiller auditeur à Bourbon, laissant à Paris sa femme et ses enfants, il arrive le 4 juin 1843.

8 septembre 1845 il est fait lieutenant de juge.

1846, il est fait Procureur du Roi.

 

Joseph Alexandre Massot

 

 
 

Dans l'excercie de sa fonction, il doit contrôler en détail tous les aspects de la vie des esclaves à La Réunion et en faire un rapport d'inspection. Extrait d'un des rapports de patronage de Joseph Alexandre Massot du 6 janvier 1847 :

" ... La prenant, il y a six mois, la direction du Parquet du Tribunal de première instance de Saint-Denis, mon attention se porta tout d'abord sur la partie la plus importante et la plus difficile de mon service : je veux parler du patronage des esclaves.

Arrivé dans la colonie à un âge où les idées de l'homme sont à peu près arrêtées sur toutes choses, j'ai eu la satisfaction de n'avoir à revenir sur aucune des convictions que j'avais apportées d'Europe en matière d'esclavage : la pratique des hommes et des choses, l'année que j'ai passée dans les fonctions de juge d'instruction m'ont initié à beaucoup de détails que j'ignorais et dans lesquels il est indispensable de pénétrer pour se faire une juste idée de l'esclavage...

... Le spectacle d'un ordre de chose nouveau pour moi, l'initiation des faits que l'aspect général du pays ne laisserait pas deviner à l'observateur superficiel ont fortifié une conviction déjà ancienne dans mon esprit, à savoir que quelque mitigé que l'esclavage puisse être à Bourbon et sans doute ailleurs pour l'adoucissement progressif des moeurs et aussi pour l'intérêt du Maître, les améliorations n'existent guère qu'à la surface, qu'en un mot l'esclavage est toujours l'esclavage...

... La durée du travail, la distribution, la répartition suivant les forces de chacun constituent un des points les plus importants du patronage ; c'est là que doit se diriger principalement notre surveillance de tous les jours...

... J'ai trouvé le régime disciplinaire dans l'état constaté par les dernières tournées de patronage : le fouet, abandonné sur quelques habitations, est, quoiqu'on puisse en dire, d'un usage général ; les propriétaires en font le fondement de leur discipline et proclament hautement que c'est le seul et unique moyen d'obtenir du travail.

Les fers étaient aussi d'un usage général... Depuis la promulgation de l'ordonnance du 4 juin 1846, je les ai fait enlever partout où j'en ai rencontrés. Ils ont maintenant disparu...

... Les faits de maîtres à esclaves se passent presque tous dans l'intérieur de la famille de l'habitation hors la vue de tous témoins de condition libre ; les esclaves seuls pouvaient éclaircir la justice. Or l'article 322 du code d'instruction criminelle autorise seulement l'audition des esclaves à titre de renseignement pour ou contre leur maître dans les matières de grand criminel. Pourquoi ne pas étendre cette disposition aux matières de simple police et de police correctionnelle alors qu'il s'agit devant ces juridictions de peines beaucoup moins sévères que celles qui sont dans le domaine des Cours d'Assises...

... Nous sommes à une époque de transformation et de rénovation progressive : les moyens d'actions que nous sommes chargé de mettre en oeuvre contrarient des habitudes acquises et intéressées, froissent des intérêts importants, et l'autorité des chefs de Parquet de l'instance n'est pas de trop pour réprimer la mauvaise volonté, stimuler l'indifférence, et assurer à l'esclave la somme de protection et de bien être à laquelle il a droit comme homme et comme travailleur.

23 janvier 1848, il est nommé premier substitut du Procureur Général.

18 février 1848, il est fait Procureur Général par intérim.

2 avril 1848, il fait est Procureur Général.

19 octobre 1948, Joseph Alexandre Massot Procureur Général de la République préside avec le Commissaire général de la République Joseph Sarda Garriga, la séance officielle d’enregistrement du décret d'abolition de l'esclavage en France adopté et signé sous l'impulsion de Victor Schoelcher, le 27 avril 1848. A la Réunion, Le 20 décembre 1848, 62 000 esclaves deviennent libres.

Le Procureur Général de La Réunion, Joseph Alexandre Massot meurt à Saint-Denis le 4 avril 1851. Jules Geslin est alors nommé en intérim, procureur général par le Gouverneur Louis Isaac Pierre Hilaire Doret.

 

 
 
   
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