Joseph Collet, Contre-Amiral né à Saint-Denis La Réunion, 29 novembre 1768.

Joseph Collet.

- Nom : Joseph Collet.
- Naissance : 29 novembre 1768 à Saint-Denis La Réunion.
- Décès : 20 octobre 1828 à Toulon.
- Fonction(s) :
- Enseigne de vaisseau.
- Officier de manoeuvre.
- Lieutenant de vaisseau.
- Capitaine de frégate.
- captitaine de vaisseau.
- Commandant des canonnières à rames à Granville.
- Commandant de frégate.
- Major-général.
- Contre-amiral.


Joseph Collet est né à Saint-Denis La Réunion, le 29 novembre 1768.

Son père, capitaine de navire de commerce l'embarque dès l'âge de 12 ans sur le Baptistine et l'envoie dans l'Inde et dans les mers de Chine. Au retour de cette campagne, son père le prend pour second sur l'Eclair, puis le jeune Collet à l'âge de 15 ans, obtient le commandement de bâtiments d'une valeur importante, le Tipis, le Nestor, le Léger, l'Alcyon et le Beau-Séjour. Mais là n'était pas sa vocation. La Marine de guerre était toute son ambition.

Joseph Collet Contre-Amiral

Lorsque, en 1790, la guerre parait imminente, sacrifiant la fortune et la gloire, il s'embarque comme simple volontaire sur la corvette la Bourdonnaise, armée à Bourbon (La Réunion) et parcourt de nouveau les mers de l'Inde.

Nommé Enseigne de vaisseau en 1793, il passe sur le vaisseau le Duguay-Trouin, croise dans le détroit de la Sonde, participe à la prise d'un vaisseau de la Compagnie des Indes, forcé après trois heures de combat d'amener son pavillon.

Navire

En 1795, Joseph Collet s'embarque sur la Cybèle en qualité d'officier de manoeuvre. Cette même année une division Anglaise bloque l'île de France (île Maurice). La colonie dont tous les corsaires sont dehors, souffre beaucoup de ce blocus. Le Conseil de Gouvernement décide de faire un effort suprême pour la dégager. Ordre est donc donné à la Cybèle, à la Prudence et au brick le Coureur, bien inférieur en équipages et en canons aux vaisseaux du Commodore Newcome. Qu'importe ! le courage, le patriotisme ne s'arrêtent pas pour si peu.

Le 22 novembre 1795, les trois bâtiments français appareillent de bonne heure de la rade de Port-Louis et se portent hardiment à la rencontre de la division anglaise. A 3 heures, l'attaque commence, un combat acharné, les frégates françaises tirent alternativement à démâter ou à couler bas. Accablée par le feu supérieure de son adversaire, la Prudence, capitaine Renaud, s'éloigne et fait signal à la Cybèle de prendre chasse. L'intrépide Tréhouart, secondé par Collet, son officier de manoeuvre, ne peut ou ne veut obéir au signal, cependant sa voilure et son gouvernail sont hachés. Il continue seul le combat. Pendant deux heures, aidé du brick le coureur qui est venue le rejoindre, la Cybèle accable les Anglais de son feu, démâte le Cebturion de ses mâts de hune, démonte son gouvernail et le force à se mettre hors de portée. Coulant bas d'eau, hachée, mitraillée, la vaillante frégate, remorquée par la Prudente, rentre au port, acclamée par une foule enthousiaste. Le but est atteint, le blocus est levé et les vaisseaux anglais disparaissent. Joseph Collet a été blessé deux fois pendant l'engagement.

Prise d'un Brick anglais

De 1797 à 1801, Collet est lieutenant de vaisseau sur le Dugommier, puis sur l'Indomptable. Il assiste au combat d'Algésiras, à L'expédition d'Egypte, de Saint-Domingue. Toujours le premier au feu, Joseph Collet reçoit le grade de capitaine de frégate en 1803.

En 1805, il s'empare d'un cutter anglais. Peu après, il prend le commandement des canonnières à rames à Granville. Ce port est bloqué par deux bricks anglais, mouillés à l'ntrée des passes. Collet sort une nuit avec sept canonnières, au jour il est à portée de pistolet des Anglais, les attaque et reçoit leur feu. La marée, trop forte pour les aborder, le force à attendre que le courant faiblisse, néanmoins il ne cesse de cribler les deux bricks, le Teaser de 16 pièces et le Plumper de 16 caronades de 18, de ses deux de mousqueterie. Le Teaser ne pouvant tenir amène son pavillon. Le Plumper tente de prendre la fuite, mais le calme et le courant favorisent Collet. Le Plumper amène à son tour pour éviter un abordage meutrier. Collet rentre à Granville avec ses deux prises.

Le 14 mai 1806, commandant la frégate la Minerve, Collet attaque, sur la rade de l'île d'Aix, la frégate la Pallas, commandée par Lord Thomas Cochrane, un des plus vaillants hommes de guerre de l'Angleterre, et le force à prendre à chasse. Collet qui s'est réservé par son habileté l'avantage du vent, lui coupe la route, revient sur elle, accroche son ancre dans sa chaîne de haubans. Déjà les matelots Français arrachent les piques des Anglais, prêts à repousser le redoutable abordage ; malheureusement les deux navires, anomés d'une trop grande vitesse, se dépassent et la Minerve voit sa proie lui échapper. La Pallas démâtée, criblée de boulets, son gréement haché, peut se mettre par la fuite à l'abri des coups de son redoutable adversaire, empêché de la poursuivre par une ancre qui drague et le temps nécessaire à se débarrasser des débris qui couvrent le pont et pendant le long de ses flancs. Collet, non seulement avait combattu vaillamment, mais avait encore manoeuvré dans cette occasion avec une habileté consommée.

Lord Thomas Cochrane

Quelques mois plus tard, toujours avec la minerve et avec la Gloire, frégate de 36, il soutient contre deux vaisseaux anglais, le Monarch et le Centaure, l'un de 74, l'autre à 3 ponts, un combat acharné. Pris deux fois d'enfilade par la Minerve canonné à demi-portée de pistolet, le Monach abandonne le champ de bataille. Collet se jette alors sur le Centaure aux prises avec la Gloire, crible le vaisseau de ses feux et dégage la Gloire. Le Monarch a eu le temps de réparer son gréement, il vient au secours du Centaure et tous deux recommencent la lutte. Collet fait route au S.-E. ; le trois-ponts anglais le chasse. Deux fois la Minerve lui envoie toute sa bordée en enfilade et lui fait un mal affreux. Collet invulnérable encourage son équipage ; pour lui la victoire est sûre, lorsqu'un troisième vaisseau le Revenge, de 64, vient au secours du trois-ponts. Sans mâts de hune, le gréement haché, les voiles en lambeau, ayant 131 hommes hors de combat, 5 pièces démontées, coulant bas d'eau, l'héroïque Collet lutte encore contre ses trois vaisseaux adversaires. Cependant le terme de la lutte est arrivé, Collet amène. Il passe cinq ans dans les prisons d'Angleterre.

Combat et abordage de la frégate française La Minerve capitaine collet contre la frégate anglaise La Pallas de Lord Cochrane.

Joseph Collet rentre en France en 1811, où il apprend qu'il est captitaine de vaisseau depuis 1808, il prend le commandement du vaisseau l'Auguste, puis s'illustre, jusqu'en 1814.

Pendant les Cent Jours, Collet commande la Melpomène. Dans la baie de Naples, rencontré par le Vaisseau anglais le Rivoli, de 74, il est sommé de rendre sa frégate à S.M. Louis XVIII. Collet répond à cette sommation en envoyant sa bordée à l'Anglais et, pendant trois heures, il lutte corps à corps avec son puissant adversaire. Aux trois quarts démolie, coulant bas, la Melpomène amène son pavillon et son commandant va expier de nouveau, en Angleterre, un acte plus patriotique que politique.

Il rentre en France six moi après, les Bourbons le laisse inactif jusqu'en 1819. Il commande ensuite la Galathée, le Trident, fait la campagne d'Espagne en 1823.

Collet épuisé par une vie si active, prend un repos momentané.

Nommé Major-général à Toulon, il déploie dans ces fonctions sédentaires une féconde activité, mais l'inaction lui pèse ; il veut reprendre la mer, la vie active du marin. En 1827 il écrit cette lettre au ministre de la marine, le vice-amiral Halgan :

" Mon général, on prépare à Toulon une division de vaisseaux et de frégates, je vous prie de ne pas m'oublier. Je serais bien peiné s'il se tirait des coups de canon, sans que je me trouvasse de la partie. "

La Restauration voulait châtier le Dey d'Alger dont les insolences réitérées devaient amener trois ans plus tard la conquête de l'Algérie. En attendant, Collet reçut le commandement d'une division chargée de bloquer Alger. Il contient les barbaresques et force, après un vif engagement, leur flotte à se sauver dans le port d'Alger. Pendant 18 mois, il croisa sur cette côte inhospitalière, sans repos, ni relâche.

Le 2 mai 1828, le Roi nomme Joseph Collet contre-amiral.

Tant de travaux, tant de fatigues, tant d'énergie dépensée avait épuisé Collet. Il veut se faire illusion et persiste à garder son poste. Mais vaincu par la maladie, il est forcé de revenir à Toulon. Son état fut bientôt désespéré. Sentant sa fin approcher, l'amiral Collet se fit apporter du jardin botanique de Toulon une branche d'un abrisseau commun de Bourbon, (branche de piment), lui rappelant son île natale ; il rendit le dernier soupir le 20 octobre 1828, la tenant à la main.

Voici en quels termes le Préfet maritime annonça sa mort au ministre de la marine :

"Le contre-amiral Collet est mort cette nuit. Cet officier général était un des plus ontrépides et des meilleurs marins qu'ai eus la France. Am Jacob, préfet maritime."



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