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Tout en gérant son domaine,
De villèle participe à la vie politique locale, il est membre
de l'assemblée coloniale.
Le 23 janvier 1800,
il reçoit comme président de l'Assemblé, le gouverneur
général Anne-Joseph-Hippolyte de Maurès de Malartic
venu défendre l'appartenance de La Réunion à La France.
Une tentative d'indépendance domine la vie politique à La
Réunion. Une indépendance qui permettrait d'échapper
à l'application des mesures abolitionnistes et que la colonie n'entend
pas appliquer.
En janvier 1801,
l'Assemble coloniale déclare que la volonté de la colonie
est de ne pas rompre les liens qui jusqu'à ce jour l'ont inviolablement
attachée à la France ; mais elle déclare en même
temps qu'elle n'adoptera jamais le décret du 16 pluviôse
an II ( abolition de l'esclavage ), sous quelque forme et avec quelques
modifications qu'il puisse être présenté, et qu'elle
le repoussera de tous ses moyens ".
M. Joseph de Villèle prit alors la parole : "
Je vote, dit-il, pour la déclaration proposée, parce que
je la crois nécessaire à la tranquillité de la colonie
; parce qu'elle est la base du système de conduite qui l'a sauvée
jusqu'à ce jour ; parce que je trouve sage et conséquent
de penser qu'on est fidèle en se préservant de la destruction,
ainsi que nous l'avons dit nous-même lors du renvoi des agents,
ainsi que la France l'a reconnu et le reconnaît encore ".
1807,
Joseph de Villèle quitte La Réunion pour la France.
L’Empire lui permet de rentrer
dans le Laurageais où se trouve la propriété familiale dont il reprend
en main l’administration. Hostile au régime napoléonien, il accepte néanmoins
d’être nommé Maire de son village de Mourvilles en 1808, conseiller général
en 1811. Dans le même temps, il entre dans la résistance royaliste et
il s'affilie à la société secrète des Chevaliers de la Foi, qui regroupe
ceux des royalistes qui préparent le rétablissement des Bourbons sur le
Trône de France. Il devient alors l’un des principaux chefs des royalistes
toulousains.
Après la première restauration,
il prend position contre la monarchie parlementaire et écrit les Observations
sur le projet de Constitution dans lesquelles il critique la Charte de
1814 qu’il juge trop libérale.
En 1814,
Il participe au soulèvement royaliste
de Toulouse.
7 août 1815,
au début de la seconde restauration,
Joseph de Villèle est nommé par Louis XVIII à la tête de la municipalité
toulousaine.
Élu de justesse député de
la Haute-Garonne, département où il sera constamment réélu jusqu’en 1830,
il siège parmi les députés ultraroyalistes dans la " Chambre introuvable
" (août 1815- avril 1816). De ce fait, il critique la Charte, réclame
le retour à l’Ancien Régime et proteste contre le maintien à des postes
administratifs de cadres du régime napoléonien.
Ses qualités d’orateur, ses
compétences financières et son habileté tactique le propulsent rapidement
comme chef du parti ultra, et va se montrer comme un farouche opposant
aux politiques modérées conduites par Richelieu et Decazes.
Juin 1820,
il est président de la Chambre.
Décembre 1820, il entre dans
le gouvernement du duc de Richelieu comme ministre d’État sans portefeuille
mais démissionne en juillet 1821,
en désaccord avec la politique trop libérale du duc de Richelieu.
Décembre 1821, après la chute
de Richelieu, Louis XVIII le rappelle aux affaires comme ministre des
Finances.
Septembre 1822,
Joseph de Villèle devient président du Conseil, chef du gouvernement.
Villèle domina la vie politique de 1822 à 1827.
1825,
Achille
Guy Marie de Penfentenyo, comte de Cheffontaines arrive à Bourbon
( La Réunion ) comme Gouverneur, prise de fonction le 20 octobre
1826,
porteur de l'ordonnance du 21 août 1825. Rédigé pour l'île Bourbon, ce
texte, inspiré par joseph de Villèle, va déterminer toute la législation
coloniale française.
Pour mettre fin à la crise
politique de 1827, il provoque la dissolution de la Chambre. Sa majorité
est laminée. Avec 180 députés ministériels, 180 libéraux et 70 ultras
anti-gouvernementaux, la Chambre n'a plus de majorité. Villèle donne sa
démission le 5 janvier 1828.
Il rentre alors sur ses terres
de Mourvilles. Fait pair de France par Charles X qui le consulte régulièrement,
il ne se présente pas à la députation en septembre 1830.
Il fait alors élire un de ses proches (politiquement) dans son arrondissement
de Villefranche. Il est en province lors de la Révolution de juillet et
maintien sous Louis-Philippe sa fidélité légitimiste en refusant de participer
aux élections du nouveau régime.
Retiré de la vie politique,
il meurt sous le second Empire, le 13 mars 1854
dans son hôtel particulier de Toulouse. Les obsèques eurent lieu à la
cathédrale Saint-Étienne. Joseph de Villèle repose dans la chapelle du
château de Morvilles.
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