Joseph de Villèle, Militaire, homme politique, Premier ministre entre 1821 et 1828.

Joseph de Villèle.

- Nom : Jean-Baptiste Guillaume Marie Anne Séraphin Joseph, comte de Villèle.
- Naissance : 14 avril 1773 à Toulouse.
- Décès : 13 mars 1854 à Toulouse.
- Fonction(s) :
- Aide major de la division.
- Membre de l'assemblée coloniale de Bourbon.
- Président de l'Assemblé coloniale de La Réunion.
- Maire de Mourvilles, France.
- Conseiller général.
- Chefs des royalistes toulousains.
- Député de la Haute-Garonne.
- Ministre d’État sans portefeuille.
- Ministre des Finances.
- Président du Conseil (chef du gouvernement).


Jean-Baptiste Guillaume Marie Anne Séraphin Joseph, comte de Villèle est né à Toulouse le 14 avril 1773.

Il est l’aîné d’une famille de la petite noblesse toulousaine. Son père le pousse à s’engager dans la marine.

Joseph de Villèle, Comte de Villèle

Joseph de Villèle entre en 1788 à l’École de marine d’Alès.

En 1789, il fait la campagne à Saint-Domingue.

Jean-Baptiste Guillaume Marianne Séraphin Joseph de Villèle, comte de Villèle

En 1791 il participe aux combats navals contre l’Angleterre dans l’Océan Indien.

Le vice amiral, Armand Philippe Germain de Saint-félix qui commande l'escadre pendant cette campagne prend Joseph de Villèle sous sa protection. A L’Ile de France (île Maurice), au début de Mai 1793, Saint-Félix le nomme aide major de la division, il doit avec le major Décrés proteger les mascareignes des attaques anglaises, et s’emparer des navires de commerce anglais.

Les nouvelles de France mettent parfois plusieurs moi pour parvenir dans les Mascareignes, et les évènements qui s’y déroulent ne sont pas favorables à la noblesse, Saint-Félix, Joseph de Villèle et les nobles de l'île de France sont suspectés et leur vie menacée.

Afin de se dérober à ces persécutions Saint-Félix et ses amis embarquent sur une frégate, pour le chef-lieu de Bourbon Saint-Denis. Saint-Félix organise son service et Joseph de Villèle remplace Decrés retourné en France, pour la rédaction des mémoires qu’il envoie en France.

21 mai 1794, de Villèle est arrêté comme suspect à Saint-Benoît, il est remis en liberté vers la fin de juillet.

Joseph de Villèle reste à Bourbon il achète en 1796 un domaine et s’enrichit dans la culture du café tout en s’opposant à l’abolition de l’esclavage.

Le 13 avril 1799, il épouse la fille d’un riche planteur colon, Barbe Mélanie Ombeline Panon Desbassyns, fille de la seconde Providence, Madame Desbassyns, dont il eut 5 enfants.

Tout en gérant son domaine, De villèle participe à la vie politique locale, il est membre de l'assemblée coloniale.

Le 23 janvier 1800, il reçoit comme président de l'Assemblé, le gouverneur général Anne-Joseph-Hippolyte de Maurès de Malartic venu défendre l'appartenance de La Réunion à La France. Une tentative d'indépendance domine la vie politique à La Réunion. Une indépendance qui permettrait d'échapper à l'application des mesures abolitionnistes et que la colonie n'entend pas appliquer.

En janvier 1801, l'Assemble coloniale déclare que la volonté de la colonie est de ne pas rompre les liens qui jusqu'à ce jour l'ont inviolablement attachée à la France ; mais elle déclare en même temps qu'elle n'adoptera jamais le décret du 16 pluviôse an II (abolition de l'esclavage), sous quelque forme et avec quelques modifications qu'il puisse être présenté, et qu'elle le repoussera de tous ses moyens ".

M. Joseph de Villèle prit alors la parole : " Je vote, dit-il, pour la déclaration proposée, parce que je la crois nécessaire à la tranquillité de la colonie ; parce qu'elle est la base du système de conduite qui l'a sauvée jusqu'à ce jour ; parce que je trouve sage et conséquent de penser qu'on est fidèle en se préservant de la destruction, ainsi que nous l'avons dit nous-même lors du renvoi des agents, ainsi que la France l'a reconnu et le reconnaît encore ".

1807, Joseph de Villèle quitte La Réunion pour la France.

L’Empire lui permet de rentrer dans le Laurageais où se trouve la propriété familiale dont il reprend en main l’administration. Hostile au régime napoléonien, il accepte néanmoins d’être nommé Maire de son village de Mourvilles en 1808, conseiller général en 1811. Dans le même temps, il entre dans la résistance royaliste et il s'affilie à la société secrète des Chevaliers de la Foi, qui regroupe ceux des royalistes qui préparent le rétablissement des Bourbons sur le Trône de France. Il devient alors l’un des principaux chefs des royalistes toulousains.

Après la première restauration, il prend position contre la monarchie parlementaire et écrit les Observations sur le projet de Constitution dans lesquelles il critique la Charte de 1814 qu’il juge trop libérale.

En 1814, Il participe au soulèvement royaliste de Toulouse.

7 août 1815, au début de la seconde restauration, Joseph de Villèle est nommé par Louis XVIII à la tête de la municipalité toulousaine.

Élu de justesse député de la Haute-Garonne, département où il sera constamment réélu jusqu’en 1830, il siège parmi les députés ultraroyalistes dans la " Chambre introuvable " (août 1815- avril 1816). De ce fait, il critique la Charte, réclame le retour à l’Ancien Régime et proteste contre le maintien à des postes administratifs de cadres du régime napoléonien.

Ses qualités d’orateur, ses compétences financières et son habileté tactique le propulsent rapidement comme chef du parti ultra, et va se montrer comme un farouche opposant aux politiques modérées conduites par Richelieu et Decazes.

Février 1820, il assure pendant quatre jours la présidence de la Chambre.

Décembre 1820, il entre dans le gouvernement du duc de Richelieu comme ministre d’État sans portefeuille mais démissionne en juillet 1821, en désaccord avec la politique trop libérale du duc de Richelieu.

Décembre 1821, après la chute de Richelieu, Louis XVIII le rappelle aux affaires comme ministre des Finances.

Septembre 1822, Joseph de Villèle devient président du Conseil, chef du gouvernement. Villèle domina la vie politique de 1822 à 1827.

1825, Achille Guy Marie de Penfentenyo, comte de Cheffontaines arrive à Bourbon (La Réunion) comme Gouverneur, prise de fonction le 20 octobre 1826, porteur de l'ordonnance du 21 août 1825. Rédigé pour l'île Bourbon, ce texte, inspiré par joseph de Villèle, va déterminer toute la législation coloniale française.

Pour mettre fin à la crise politique de 1827, il provoque la dissolution de la Chambre. Sa majorité est laminée. Avec 180 députés ministériels, 180 libéraux et 70 ultras anti-gouvernementaux, la Chambre n'a plus de majorité. Villèle donne sa démission le 5 janvier 1828.

Il rentre alors sur ses terres de Mourvilles. Fait pair de France par Charles X qui le consulte régulièrement, il ne se présente pas à la députation en septembre 1830. Il fait alors élire un de ses proches (politiquement) dans son arrondissement de Villefranche. Il est en province lors de la Révolution de juillet et maintien sous Louis-Philippe sa fidélité légitimiste en refusant de participer aux élections du nouveau régime.

Retiré de la vie politique, il meurt sous le second Empire, le 13 mars 1854 dans son hôtel particulier de Toulouse. Les obsèques eurent lieu à la cathédrale Saint-Étienne. Joseph de Villèle repose dans la chapelle du château de Morvilles.



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