Joseph Graëb gouverneur. Personnage célèbre de l'île de La Réunion 974

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Joseph Graëb.

Gouverneur de l'île de la Réunion. du 5 juin 1846 jusqu'au 13 octobre 1848.

 

Gouverneur précédent :: Charles Léon Joseph Bazoche :: Gouverneur suivant :: Sarda Garriga

 
     
 

Joseph Graëb est né à Paris le 3 mars 1790.

Le Capitaine de Vaisseau Joseph Graëb , gouverneur de juin 1846 à octobre 1848, administre l'île Bourbon en s'efforçant de maintenir l'ordre esclavagiste en accord avec la grande majorité des colons.

Il accorde par le décret du 7 juin 1847, la distribution d'un petit terrain aux esclaves des plantations. Il précise les conditions d'attribution de ce terrain :

la taille des parcelles, leur localisation, l'utilisation des instruments de travail et des produits récoltés... Enregistré par la cour d'appel le 2 juillet 1847, le décret dont l'application doit débuter en janvier 1848, demeure sans exécution quelques mois avant l'émancipation générale des esclaves dans l'île de La Réunion.

Jamais dans l'histoire de Bourbon mandat de Gouverneur n'aura démarré dans un contexte aussi catastrophique. Le système social s'effondre. Les institutions sont paralysées. Des hommes sont déboussolés et des milliers d'autres attendent leur liberté. Bourbon est en crise. Voilà ce qui attend Joseph Graëb. Dédramatiser, rassurer les populations libre et esclave tout en préparant l'abolition de l'esclavage, telle est la mission du Gouverneur.

Le 20 juin 1846, le Révérend Père Alexandre Monnet embarque pour Bourbon "Père des Noirs", le R.P. Monnet, dans l'île depuis juin 1840, est le véritable initiateur de la mission des Noirs. Avec d'autres, notamment le R.P. Le Vavasseur, il participe à l'œuvre d'évangélisation des esclaves. Il revient d'un séjour en France et en Italie où il a été honoré tant à Paris qu'à Rome, auprès du Saint-père Pie IX, pour son travail auprès des esclaves.

A son arrivée dans l'île le 12 septembre 1847, un véritable comité d'accueil l'attend, l'insultant, l'injuriant et le menaçant. Le père Monnet symbolise tout ce que la société coloniale exècre. Les manifestations vont se poursuivre à Saint-Denis toute la journée du 13 en l'absence, fort curieuse, du Gouverneur Jospeh Graëb.

Le gouverneur rentre dans la capitale le 14, condamne les événements et décide d'expulser le R.P. Monnet. Le 28 septembre 1847 le Révérend Père Monnet est embarqué à bord du navire "Pionnier". Joseph Graëb venait de mettre un terme à sa carrière et il le savait. Le Père Monnet à peine embarqué, il aurait déclaré "je viens de briser mon épée contre la soutane d'un curé".

24 mai 1848, les nouvelles parvenues dans la colonie par la voie de l'Inde et celle de Maurice apprennent l'existence d'un gouvernement provisoire qui remplace la monarchie. Soucieux du maintien de la tranquillité publique dans la colonie le gouverneur lit une proclamation aux habitants, le 24 mai 1848 :

 

 

Joseph Graeb

Monseigneur Alexandre Monnet

 

 
 

Proclamation du gouverneur à l'occasion des évènements de Paris de 23, 24 et 25 février 1848.

" Habitants de Bourbon,

Des journaux et des lettres particulières, arrivés ce matin par la voie de l'Inde, annoncent que d'importants évènements se sont accomplis en France, dans les derniers jours de février. Bientôt sans doute des communications officielles nous en apporteront le récit exact.

Dans ces circonstances le devoir de chacun est indiqué par l'intérêt de tous. Veiller au maintien de l'ordre et la tranquillité publique, assurer les approvisionnements, ménager les ressources du pays : telle est toujours et sous tous les régimes, la tache de l'administration locale ; elle la remplira avec zèle et dévouement.

Votre excellent esprit, la haute intelligence que vous avez de vos intérêts véritables m'assurent que vous remplirez aussi la votre, et que ma voix sera entendue quand je vous demanderais, au nom de tout ce que vous avez de plus précieux à conserver, de rester calmes; d'arrêter tout ce qui pourrait amener des désordres qu'il vous importe tant de prévenir.

Habitants de Bourbon, vous connaissez les sentiments qui m'animent ; vous savez que le bien de votre pays n'a jamais cessé d'être le but constant de mes efforts, il en sera aussi la récompense tant que votre confiance et votre sagesse me prêteront la fore nécessaire pour l'accomplir.

Saint-Denis, 24 mai 1848. Le Gouverneur Graëb ".

 

Les premiers décrets du gouvernement provisoire parviennent à Bourbon le 8 juin 1848.

Le 9 juin 1848, La République est proclamée à Saint-Denis. Conformément à la décision prise à Paris, le 10 mars 1848, l'île Bourbon reprend le nom de Réunion, qui lui avait été attribué par la Convention.

 

Discours du 9 juin 1848, du gouverneur Graëb : 

" Habitants de la colonie, soldats,

Une grande révolution vient de s'accomplir en France. La monarchie fondée en juillet n'existe plus, la République Française est proclamée.

Un gouvernement provisoire, composé d'hommes aussi éminents par leurs lumières que par leur patriotisme, est sortie de la victoire de la Garde Nationale et du peuple de Paris. Le vieux drapeau, dont les trois couleurs ont fait, avec nos pères, le tour du monde, reste debout comme le symbole des idées d'ordre, de liberté, d'égalité et de fraternité, au nom desquelles la révolution s'est accomplie. Le respect des propriétés, le maintien de la législation existante forment la base de toutes les résolutions du gouvernement provisoire.

Grâce à ces sages précautions, les affaires un moment suspendues ont repris leur marche accoutumée, les administrations publiques ont continué de pourvoir aux besoins de tous les services, le cours de la justice n'a point été interrompu, et tout justifie la devise de la nouvelle République Française : l'ordre dans la liberté.

Aussi l'adhésion de la magistrature, de l'armée, de toutes les cités de la France a-t-elle salué l'aurore d'un gouvernement dont tous les actes sont empreints d'un caractère de générosité, de justice et de modération sans exemple.

Organe du gouvernement provisoire de la République Française et dépositaire de son autorité dans la colonie, je réclame de vous la même adhésion. Montrez-vous les dignes enfants de la France en vous associant à ses glorieuses destinées.

Les liens qui vous unissent à la mère patrie doivent se resserrer de plus en plus aujourd'hui puisque vous êtes appelés désormais à prendre une part directe aux conseils de la nation, par l'organe des représentants librement élus d'après le mode que déterminera l'Assemblée nationale.

C'est à cette assemblée souveraine qu'est réservée la mission de constituer de manière définitive la forme du gouvernement qui doit nous régir.

Vous attendrez avec confiance les institutions qu'elle est appelée à donner à la France et à ses colonies. Vous continuerez à l'exemple de vos frères de la Métropole à respecter les lois en vigueur, à conserver votre patriotisme.

Habitants de la Colonie, l'attitude que vous avez conservée depuis quinze jours, l'ordre et le calme qui n'ont pas cessé de régner, le concours éclairé que j'ai rencontré dans le sein du Conseil Colonial, me sont un sûr garant de votre complète adhésion et de votre obéissance au Pouvoir dont je suis le représentant parmi vous.

Vive la République ! vive la France !

Saint-Denis 9 juin 1848. Le Gouverneur, signé Joseph Graëb ".

 

Le nouveau régime s'installe vite : les titres de noblesses sont abolis, l'amnistie est décrétée pour les faits politiques et de presses, les fonctionnaires sont déliés de leur serment au Roi et le collège royal devient, lycée de l'île de La Réunion.

L'annonce dans la colonie de la nomination de Sarda Garriga comme commissaire général de la République envoyé pour proclamer l'émancipation générale des esclaves fournit aux adversaires de l'abolition une occasion de légitimer leur mouvement de contestation. Ils préconisent la résistance et proposent de repousser à la mer le représentant du gouvernement français envoyé pour appliquer l'abolition de l'esclavage.

14 octobre 1848 Joseph Graëb laisse un mémoire sur la situation de la colonie, pour la remise du Gouvernement de l'île de La Réunion au Citoyen Commissaire Général de la République Française, Sarda Gariga. Extrait concernant un portrait de la population :

" La population coloniale se compose aujourd'hui des éléments les plus disparates. D'un côté, la classe blanche dans laquelle se trouvent compris, légalement mais non socialement, les gens de couleur ; de l'autre, la population esclave à laquelle il convient, afin de ne faire que deux grandes catégories; d'adjoindre les travailleurs libres venus de l'Inde, de la Chine ou d'autres points.

Au premier rang de la race blanche figurent les habitants, le haut commerce, les fonctionnaires publics et tous ceux qui exercent des professions libérales. Dans cette fraction, les européens sont presque aussi nombreux que les créoles.

Viennent ensuite les petits habitants, les petits commerçants et les petits industriels. Ici l'élément européen commence à entrer dans une proportion moins forte ; ici paraît la classe de couleur. Viennent enfin les arisans, les ouvriers, les échopiers,pour la plupart créoles, petits blancs ou gens de couleur. "

 

Le 14 octobre 1848, Joseph Napoléon Sébastien Sarda-Garriga débarque de l'Oise et arrive comme Commissaire général de la République. Le Gouverneur Graëb quitte La Réunion.

Joseph Graeb est nommé contre-amiral le 23 janvier 1850.

Commandant de la légion d'honneur, il est blessé à la tête à la bataille de Trafalgar, il a commandé notamment "La belle Poule". 132 mois à la mer en guerre. 32 mois dans les colonies. 16 mois prisonnier de guerre. Il décède le 9 septembre 1850.

 

 

 
 
   
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