En
juin 1784,
Il accompagne le gouverneur de Bourbon, Alexandre
François Chalvet, Baron De Souville et le chevalier Jean-Baptiste
Bancks, arpenteur du roi, Joseph Hubert, est en quête de terres nouvelles
pour développer des arbres à épices.
Ils quittent Sainte-Benoît
pour rejoindre la côte Sud, en traversant Sainte-Rose et le Brûlé, ils
découvrent, à partir de la ravine Panon, Langevin et la rivière des Remparts,
la richesse de cette partie de l’île. Et c’est là qu’est venue l’idée
à Joseph Hubert de cultiver le girofle avant de proposer de baptiser ce
quartier du Sud :“ Nouvelles Moluques ”. Ce qui entraîne un léger
différend entre les deux hommes, à savoir le gouverneur et le botaniste.
Finalement, tous deux décident
de baptiser ce quartier Saint-Joseph.
C'est la création le 1 er
janvier 1785 du quartier de Saint-Joseph, cette création n'est pas une
mesure administrative anodine. C'est un véritable projet politique visant
à soulager le paupérisme dramatique qui frappe la population blanche.
Un phénomène qui, par son ampleur et son intensité est unique dans l'histoire
coloniale. Insérer des Blancs pauvres, coloniser des terres vierges, encourager
de nouvelles cultures, diversifier l'économie et contribuer au développement
de Bourbon, telles sont les ambitions de ce projet.
Quelques familles pauvres
sont autorisées à s'y installer sous la réserve expresse,
" d'y établir domicile avant le 1er novembre de l'année
en cours ( 1785 ) époque à laquelle leur seront délivrés
des permis en forme ".
En 1785
il est nommé commandant du quartier de Saint-Joseph, commune qu’il a fondée.
En 1788,
il expose une conception toute nouvelle sur les cyclones en parlant d'un
mouvement de rotation et de translation simultanées qui sera confirmée
15 ans plus tard par le météorologiste allemand Dove.
Le nom de Joseph Hubert est
inscrit dans les fastes de la Science, les botanistes distinguent sous
le nom d'Hubertia, une plante connue sous le nom d'ambavilles.
Tout ce qui touche son pays
préoccupe Joseph Hubert, il étudie la maladie du, Bois noir, et la mouche
à café, il traite l'huile essentielle du Bois de joli cœur, il prépare
du chocolat de santé, et rédige des notes sur les animaux nuisibles, les
abeilles ou le miel vert, il s'alarme devant le déboisement inconsidéré
des pentes et sommets de l'île, et s'inquiète de la rareté des cultures
vivrières.
Joseph Hubert membre correspondant
de l'Académie des Sciences, de la Société royale
d'Agriculture de Paris et de la Société et Arts de l'île
de France, justifiait ces titres par des connaissances sérieuses
dans les diverses branches de la physique et de l'histoire naturelle.
Il se livra à des études approfondies sur les productions
volcaniques qui jouent un rôle important dans la constitution géologique
de l'île de La Réunion.
Bory
de Saint-Vincent trouvera auprès de lui, de nombreux renseignements
sur l'île et sur le Volcan. La rencontre entre les deux hommes se fait
en 1801, lors du voyage de Bory de Saint-Vincent à La Réunion,
Joseph Hubert qui a fait l'une des premières excursions au Piton
de la Fournaise en compagnie de Commerson en 1771, fourni à Bory
de précieux renseignements. En début d'année 1802
le volcan, le piton de la fournaise entre en éruption, une lettre
de M. Hubert envoyée à Bory de Saint-Vincent donne les informations
sur cette éruption. " Le volcan a fait ces jours derniers
une éruption ; la lave qui en est provenue est arrivée à
la mer. J’ai été sur les lieux, je vous envoie la
relation de ce voyage et de mes remarques. " Lire
la lettre.
La renommée de Joseph
Hubert avait franchi les mers. Louis XVIII ne crut pas l'avoir assez récompensé
par l'envoi qu'il lui avait fait en 1818
des lettres de chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.
En 1821,
il accorda dix médailles d'or aux cultivateurs qui, dans toute
l'étendue de son royaume, avaient rendu les plus éminents
services à l'agriculture. Joseph Hubert fut du petit nombre de
ceux qui attirèrent les regards du souverain,et, le 26 juin 1821,
le Boudoir ( propriété de M. Hubert ) fut le théâtre
d'une imposante cérémonie. M. de Freycinet, commandant et
administrateur pour le Roi se rendit chez joseph Hubert et lui remit solennellement
la médaille qui lui avait était décernée.
Joseph Hubert termina sa
longue et utile carrière le 19 avril 1825.
Sa tombe se trouve dans le cimetière de Saint-Benoit.
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