La Buse. Olivier le Vasseur. Pirate. Personnage célèbre de l'île de La Réunion 974

La Réunion
Cherchez une page sur le site
www.mi-aime-a-ou.com
 
Promo Séjour La Réunion   Navigation :: Accueil :: Histoire de La Réunion ::  Personnages célèbres de La Réunion :: 
    Recherche par :: Liste alphabétique :: Liste année de naissance
    Rubrique   :: Artiste :: Divers :: Écrivain :: Gouverneur :: Militaire ::  Politique :: Préfet :: Religion :: Scientifique
       

Retrouvez La Réunion Mi aime a ou sur Google+
 
 
 ITC Tropicar
 Location de voitures
 à La Réunion
 5 % de remise en ligne
  itctropicar.com
 
 Aide pour vos vacances
 Help-vacances
 Hôtels, gîtes, locations
 saisonnières, campings
 help-vacances.com
 

 

 

Olivier Le Vasseur dit La Buse.

Pirate de La Réunion.

 
     
 

Olivier Le Vasseur dit La Buse né le 11 février 1672 à Calais.

Avec quelques pièces de canons pour seule défense, l' île Bourbon du XVIII siècle était une proie facile pour les pirates qui croisaient dans l' océan Indien. Olivier Le Vasseur, surnommé la Buse, en raison de sa rapidité à fondre sur sa proie, fut l'une des plus célèbres figures de la piraterie dans les Mascareignes.

Olivier Le Vasseur dit La Buse est fils de flibustier, son père qui possède le navire nommé La Reine des Indes " Indian Queen " lui enseigne les bases de la navigation. A la fin des guerres en Europe, la flibuste fut bannie des océans. La Reine des Indes reste à cette époque de longue période à quai sans naviguer.

A la mort de son père Olivier reprend la mer direction les Caraïbes.

En 1716, La Buse rencontre les pirates Benjamin Hornigold et Samuel Bellamy, dit Black Sam, ensemble ils commencent à piller des navires marchands de toutes nationalités. Les trois pirates font partie de la réunion de Providence (aux Bahamas), où les grands capitaines pirates des Antilles prirent, pour la plupart, la décision de fuir les Caraïbes, devenues trop dangereuses depuis que les différentes marines nationales y menaient des campagnes anti-pirates.

On retrouve par la suite Olivier Le Vasseur dans les Mascareignes, carrefour maritime majeur de la route des Indes Orientales, un axe du commerce des épices et des matières précieuses.

L'Ile de Bourbon ( La Réunion ), se trouve au centre d'un carrefour de voies commerciales et les corsaires munis de leur lettres de marque animent le trafic des échanges commerciaux en attaquant les bateaux de certains pays concurrents et revendent leur butin à Terre.

Les corsaires ne sont pas les seuls à animer le trafic maritime dans l'Océan Indien. Les pirates profitent de cette manne de richesse pour piller sans vergogne les navires marchands au grand désespoir du Roi de France, des Anglais et des Portugais. Les Pirates payent rubis sur ongle les vivres, les médicaments et autres besoin nécessaire pour leurs grandes traversées.

De là, La Buse pille quelques bateaux faisant la route de retour ce qui lui permet de prendre un peut plus de richesse que d’ordinaire, il se fait un réputation au fil de prises.

Un jour faisant route vers les Seychelles, les choses se gâtent. La Buse est pris en chasse par deux vaisseaux de guerre, il ne peut que fuir. Le navire fini sa course échoué à Mayotte, il vient de perdre la Reine des Indes.

Le pirate anglais Taylor lui propose alors de faire équipe car il a un navire sur les bras sans capitaine, La Buse accepte car cela lui permet de rester dans la course, ils partent vers L'isle de France (île Maurice ) afin de débarquer le capitaine England qui ne fait plus partie des hommes de Taylor, ils se sont disputés. Après une courte escale, ils se dirigent vers Bourbon.

Le capitaine John Taylor commande le Fantasy, l'ex-Cassandra capturé de haute lutte sur les Anglais, lors du combat d'Anjouan, il est armé de 38 canons et compte 280 hommes d'équipage.

Le capitaine Olivier Le Vasseur commande le Victorieux armé de 36 canons et 200 hommes équipages.

La chance va sourire à nos deux pirates, en effet en rade de Saint-Denis se trouve une proie facile.

Le navire la Vierge du Cap ' Virgen de Cabo ' fait escale à Bourbon, le 20 avril 1721. Ce navire de 800 tonneaux avec ses 70 pièces de canons, navire amiral de la flotte Portugaise venant de Goa ( Malabar ) voguait vers Lisbonne ( Portugal ). Pris dans une tempête, le vaisseau portugais est contraint de relâcher dans la rade de Saint-Denis pour réparer ses très importantes avaries : sa mature et son gouvernail sont endommagés, sa coque a souffert, il ne lui reste plus qu'une vingtaine de canons seulement, les autres, près d'une cinquantaine, sont passés par dessus bord pendant la tempête ou sont inutilisables.

Le navire transporte une très riche cargaison d'or, d'épices, d'étoffes, de bois précieux, des pierres fines, des bijoux d'or ou d'argent... ainsi que des passagers de marque. En effet, Luís Carlos Inácio Xavier de Meneses, comte d'Ericeira, vice-roi des Indes est à bord, ainsi que Dom Sebastian de Andrado, archevêque de Goa.

La Vierge du Cap mouille donc à quelques encablures dans la rade de Saint-Denis, arrimée fermement à ses 2 ancres massives. Une chaloupe est mise à la mer et le Gouverneur de Goa descend à terre, invité à dîner par le Gouverneur de Bourbon Joseph de Beauvollier de Courchant.

Pendant les jours qui suivent, l'équipage et les charpentiers marins s'affairent à réparer le navire. Les charpentiers découpent des pièces de bois afin de consolider la structure de la coque et le gouvernail, les gréements du navire ayant également soufferts, les matelots s'occupent activement à la réparation des voilures, le cordage usé est changé et les mâts endommagés sont remplacés par du bois transporté depuis l'île. A ce moment là, Le navire est un véritable enchevêtrement de charpentes marines, la Vierge du Cap est incapable de la moindre manoeuvre.

Pendant une vingtaine de jours, le navire est immobilisé tandis que s'affairent les charpentiers. La majorité de l'équipage est à terre ainsi que le vice-roi et l'archevêque qui bénéficient tous deux de l'hospitalité du gouverneur.

Le 26 avril 1721, John Taylor et La Buse arrivent en vue des côtes de Bourbon, les navires pirates abordent le pavillon britannique, ils viennent de repérer leur proie. Prévenu et en proie à un sombre pressentiment, le comte d'Ericeira regagne en hâte la Vierge du Cap avec une demi-douzaine de compagnons. La foule se masse sur le barrachois de Saint-Denis tandis que les intrus se rapprochent. Arrivés à portée de tir, les deux navires pirates hissent le pavillon noir.

Les pirates ouvrent le feu ; galvanisés par le comte d'Ericeira, les Portugais répliquent. Ce qui devait s'annoncer comme une victoire facile devient un combat acharné. Taylor décide d'en terminer et tente l'abordage ; les hommes du comte d'Ericeira accueillent les assaillants à coups de mousquets, de pistolets, de haches et de sabres et les repoussent malgré leur supériorité numérique. Le Fantasy s'éloigne et les échanges de bordées reprennent. Â bord de la Vierge du Cap, la situation est désespérée et les munitions viennent à manquer. La mort dans l'âme, le vice-roi doit admettre sa défaite et il fait amener son pavillon.

Les pirates découvrent alors le butin du Vice-Roi de Goa, de l'Archevêque et des prêtres revenant des Indes. Olivier Le Vasseur, capitaine du Victorieux prend dès lors le commandement de la Vierge du Cap. Il descend à terre et déclare le comte Ericeira, vice-roi de Goa son prisonnier. Le pirate exige une rançon pour la libération du vice-Roi. Le gouverneur de Bourbon, refuse de payer. La Buse ayant pris en sa possession le trésor de la Vierge du Cap dont une croix incrustées de plus de dix kilogrammes de diamants laisse finalement libre le Vice-roi sans aucune rançon.

Depuis le port de Saint Denis, le Vice-roi assiste à la prise du commandement de son propre vaisseau. Après la prise, La Buse prend en remorque la Vierge du Cap, tandis que Taylor plus rapide, gagne la rade de Saint Paul. Olivier Levasseur après être passé devant la Ravine à Malheur à faible allure rejoint Taylor 4 jours plus tard.

Le 30 avril en fin de journée, le Victorieux et le Cassandra attaquent et prennent le Ville d'Ostende en Rade de Saint-Paul. Après cette nouvelle prise ils reprennent la route vers l'île Sainte Marie à Madagascar.

En décembre 1721, John Taylor et Olivier Le Vasseur prennent et incendient le navire la Duchesse de Noailles, un vaisseau de ravitaillement des Mascareignes en vivre et esclaves. La colère du Gouverneur de Bourbon envers les pirates n'en fut que renforcée.

La Buse et ses hommes se retirent dans la Baye d'Antongil sur la cote Est de Madagascar non loin de Sainte Marie. Taylor, préfére prendre la direction de Porto Bello (Panama) à bord du Cassandra où une promesse d'amnistie l'attend.

Ce n'est que le 25 janvier 1724 qu'un pirate, John Clayton, donne des nouvelles de Levasseur : celui-ci demande au Gouverneur Antoine Desforges-Boucher la clémence accordée aux pirates, charte de clémence offerte par le Roi de France.

Le 23 septembre 1724, le conseil de Bourbon réitére la promesse d’amnistie aux pirates. L'équipage d'Olivier Le Vasseur accepte et se rend à Bourbon mais La Buse, flairant un piège, temporise avant d'accepter la Charte. Il ne restitue que les vases sacrés, mais ne peut se résoudre à rendre le butin de la Vierge du Cap, condition de la clémence. Le Vasseur reste donc à Madagascar.

Vers 1729, La Buse exerçe le métier de pilote dans la baye d'Antongil (coté orientale de Madagascar), il offre des services au vaisseau La Méduse, de la Compagnie des Indes Orientales, qui veut entrer dans le port. Quand La Méduse aborde, La Buse s'imagine oublié, rangé des navires, amnistié de fait. Il n'en est rien. Le nouveau Gouverneur Pierre Benoît Dumas tient à tourner une page d'histoire en mettant à mort la dernière grande figure vivante de la piraterie. Ce qu'il réussit. Le Capitaine d'Hermitte, commandant de bord de La Méduse, reconnait le pirate La Buse, et se souvenant que le pirate avait maintes fois arraisonné des navires de sa compagnie, il l'arrête sous les ordres du nouveau Gouverneur de Bourbon.

 

Olivier Le Vasseur. La Buse

Navires pirates

Bataille sur un navire pirate

Pirates

Canon

Cryptogramme de La Buse

Tombe de La Buse cimetière marin de Saint-Paul

épitaphe tombe de La Buse cimetière marin de Saint-Paul

Croix tombe de La Buse cimetière marin de Saint-Paul

 

 

Condamnation de La Buse. Arrêt du 17 juillet 1730 :

" Vu par le Conseil le procès criminel extraordinaire fait et instruit à la requeste et diligence du Procureur général du Roy, demandeur et accusateur, contre Olivier Le Vasseur surnommé la Buse, accusé du crime de piraterie, prisonnier en nos prisons, défendeur ; vu l'information faite, les 26 avril et 19 mai dernier, la déclaration du sieur Dhermite, capitaine du vaisseau La Méduse, la lettre dudit Le Vasseur en date du 25 mars 1724 adressé(e) à M Desforges signé(e) Olivier La Buse par luy reconnue et paraphé(e) nec varietur, lettre du Conseil supérieur audit La Buse pour réponse en date du 23 septembre de la même année accordant amnistie et sureté, interrogatoire subis par l'accusé, les 15, 16 et 20 mai 1730 et du présent mois, première(s) conclusions du Procureur général du Roy du 4, jugement préparatoire du même jour qui ordonne qu'il sera procédé au jugement définitif attendu la notoriété publique.

Conclusions définitives du procureur du Roi du 6, interrogatoires subis dans la chambre du conseil étant assis sur la sellette, ouy le rapport et tout considéré, le Conseil a déclaré et déclare le nommé Olivier Le Vasseur dit La Buse, natif de Calais, devement atteint et convaincu(e) du crime de piraterie pendant plusieurs années, d'avoir commandé plusieurs vaisseaux forbans, d'avoir pris et amené en rades de l'isle Bourbon un vaisseau appartenant au roi du Portugal et un autre nommé la Ville d'Ostende appartenant à la Compagnie de ladite ville, d'avoir par pareillement participé à la prise, pillage et incendie du vaisseau La Duchesse de Noailles appartenant à la Compagnie de France, et autres cas résultant du procès ; pour réparation de quoy le Conseil l'a condamné et condamne à faire amende honorable devant la principale porte de l'église de cette paroisse, nue en chemise la corde au col et tenant dans sa main une torche ardente du poids de deux livres, pour là dire et déclarer à haute et intelligible voix que méchamment et témérairement il a fait pendant plusieurs années le métier de Forban dont il se repent et demande pardon à Dieu, au Roy et à la justice ; ce fait, sera conduit en la place publique pour y estre pendu et étranglé jusqu'à ce que mort s'ensuive à une potence qui pour cet effet sera plantée à la place accoutumée, son corps mort y rester 24 heures et ensuite exposé au bord de la mer, ses biens situés en pais de confiscation acquis et confisqués au Roy à qui il appartiendra et, au cas que confiscation n'ait pas lieu au profit de sa Majesté, sur ceux préalablement pris la somme de cent livres pour l'amende envers ledit seigneur Roy. "

Fait et arresté dans la Chambre du Conseil le 7 juillet 1730, exécuté à cinq heures du soir le 7 juillet 1730.

Le 7 juillet 1730 Olivier le Vasseur dit la buse est jugé notamment pour l'abordage de la Vierge du Cap en rade de Saint-Denis en 1721, La Buse est condamné à être pendu et étranglé jusqu'à ce que mort s'ensuive. La sentence est exécutée le 7 juillet 1730 à 17 heures. On lui tend une torche qu'il est censé tenir à la main en demandant pardon au roi, Olivier Le Vasseur dédaigne ce chandelier incongru, et jette à la foule le parchemin qu'il gardait serré dans sa main et il hurle " A celui qui découvrira mes trésors ! " .

Le cadavre resta sur le gibet pendant 24 heures, puis exposé au bord de la mer. La Buse fut inhumé à Saint-Paul.

Il est certain que La Buse cacha son trésor...mais où ?

 

 

 
   
 
   
  Voir les infos rajoutées sur cette page      Compléter les informations de cette page
   
  La dernière information ou le dernier commentaire de cette page : 
   
  Pas de commentaire ajouté


 
   Sitarane
Olivier le Vasseur François Mussard Honoré de Crémont
Madame Desbassyns Joseph Desbassyns Charles Desbassyns
Julien Gaultier de Rontaunay Joseph Alexandre Massot Edmond Albius
Juliette Dodu Angèle Mac-Auliffe Émile Hugot