Législatives 1910 à La Réunion, les résultats des élections législatives de 1910, les résultats les candidats les députés élus.

Législatives 1910 à La Réunion

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Election premier tour le 24 avril 1910, deuxième tour le 8 mai 1910.

Les élections législatives de 1910, La Réunion divisée en deux circonscriptions doit élire deux députés.

L'organisation des élections législatives à La Réunion est confiée au gouverneur Philippe Émile Jullien.

Les deux députés sortants Lucien Gasparin dans la première circonscription, et Pierre Edouard Augustin Archambeaud dans la deuxième circonscription se représentent. Archambaud a été élu député de la deuxième circonscription le 27 janvier 1907, dès le 1er tour de scrutin avec plus de 6 500 voix d'avance sur son concurrent Auguste de Villèle, suite à la disparition de François Césaire de Mahy.

L’ouverture de la campagne de 1910 voit s’affronter les candidats suivants :

- dans la première circonscription, Lecocq du Tertre, maire de Saint-Denis, contre le député sortant Lucien Gasparin.

- dans la seconde circonscription, Georges Boussenot, homme de gauche, contre Pierre Archambeaud.

La campagne électorale :

Dès début avril, on note une intensification de la campagne, au cours de laquelle les attaques se font plus violentes que jamais. Et bien que la presse d’opposition ne cesse de réclamer l’arbitrage objectif du gouverneur, tout espoir de voir l’administration rester neutre disparaît. En effet le gouverneur de La Réunion Philippe Émile Jullien, intervient dans le déroulement de la campagne, il fait savoir clairement qu’il souhaite l’élection de Lucien Gasparin et de Georges Boussenot, candidats du ministre, comme il se plaît à les qualifier dans une lettre envoyée à plusieurs maires.

A la pression de l'administration s'ajoute celle d'une partie du clergé. Les abbés Théallier, Delmas et Clain, dès l'annonce de candidature de Georges Boussenot, s'empressent de dire du mal de lui, de le présenter sous les traits d'un étranger susceptible de faire tous les mauvais coups, contre l'église et les prêtres. Le curé Clain du Piton fait voler les cartes d'électorales par les femmes et se les fait remettre. Celui des Colimaçons, Delmas, traite en chaire Boussenot de franc-maçon.

Il y a aussi la pression des gros propriétaires de la colonie, Ernest Mazeau, Emile Cader, Lorraine de Chateauvieux, Adrien Lagourgue, Stanilas Verguin, josph Guigné... ils donnent des ordres à leurs employés et à leurs colons afin de voter pour Archambeaud.

De leur côté, les conservateurs ne restent pas inactifs. Jean Baptiste de Villèle, représentant du parti clérical, a mis tous ses moyens au service de Gasparin et Boussenot, contre Lecocq du Tertre et Archambaud. Tous les procédés sont bons pour nuire à ces derniers candidats. Ainsi sur une affiche de Villèle écrit : " Attention ! Electeurs catholiques, cela porte malheur de voter pour un excommunié. M. Archambaud a été excommunié par le pape Pie X pour avoir voté la dévolution ecclésiastique. M. Archambaud ne met jamais les pieds dans une église... ".

24 avril 1910, le jour des élections.

" Jamais de mémoire d’homme, on n’aura vu de pareilles élections ", écrit la presse dès le lendemain. Plusieurs incidents sont venus émailler le déroulement du scrutin.

Le curé des Colimaçons Delmas, après la messe du dimanche 24, escorte, avec le fils de Chateauvieux, tous les colons jusqu'à l'urne où il distribue les bulletins de votre pour M. Archambeaud.

A Saint-Paul, les meneurs du partie d'Archambeaud font pression sur les électeur du premier bureau.

A La Rivière des Galets, les électeurs du parti d'Archambeaud reçoivent de la boisson dans la sale de vote.

Un des système de fraude s'appelle " la mère truie ", il consiste à emboîter des bulletins les uns dans les autres, à secouer fortement l'urne après leur introduction pour qu'ils se séparent.

A Saint-Anne, le président du bureau est surpris en flagrant délit de substitution de bulletin, il tente d’avaler le bulletin qu’il voulait glisser dans l’urne, à la place de celui qui lui avait été présenté par l’électeur. Ce bulletin, tout mâchonné, est remis au juge d’instruction par M. Morange. C’était un bulletin au nom de Gasparin : seules les deux lettres IN sont restées apparentes.

A Saint Denis, on relève plus de deux cents ratures sur une liste.


Résultats des élections législatives de 24 avril 1910.

Lucien Gasparin député de La Réunion en 1910

Première circonscription :

Lucien Gasparin est réélu député de La Réunion dans la première circonscription au premier tour. il recueille 7 841 voix contre 5 044 à son adversaire, sur 12 352 votants. A la chambre il est élu membre de la commission des affaires extérieures, des protectorats et des colonies et membre de la commission des postes et télégraphes.

Deuxième circonscription :

Augustin Archambeaud est réélu député de La Réunion dans le deuxième circonscription au premier tour. A la chambre il siège au groupe de l'Union républicaine et est membre particulièrement actif de diverses commissions et en particulier de celles qui intéressent le budget des colonies. Ses priorités sont d'améliorer le sort des prolétaires et de protéger les produits réunionnais sur le marché métropolitain. Il s'élève aussi contre le rattachement de la Réunion à Madagascar et considère la perte de prestige de son île "si patriote et si française" comme une injure de la part de la métropole. il combat les fraudes sur les vanilles, intervient pour obtenir des subventions en faveur des cultures locales, réclame la réforme du régime militaire de l'île, s'occupe de la Banque de la Réunion et des tarifs douaniers sur les fécules exotiques et l'essence d'ylang-ylang, demande l'achat de tabacs exotiques. Il fait partie de la commission des affaires extérieures, des protectorats et des colonies et de la commission de l'hygiène publique. Il s'intéresse tout particulièrement aux œuvres françaises en Orient, aux missions scientifiques et commerciales dans les colonies, au budget local de la Réunion, aux chemins de fer et aux ports, à la suppression de la cour d'appel de la Réunion...

Le scandale des élections va dépasser les rivages de la colonie et sera porté à Paris. Les conséquences sont immédiates : le secrétaire général du gouvernement, Albert Antoine Baptiste Dubarry et le gouverneur Philippe Émile Jullien sont mis en disponibilité et quittent La Réunion le 2 juillet 1910, par le Natal.

Pierre Edouard Augustin Archambeaud député en 1910



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