C'est
un nom des plus connus de la poésies réunionnaise, et un poème par excellence
: Les Filaos. Pourtant, l'homme et le poète ne se laissent découvrir que
très progressivement à travers un certain nombre de contrastes qui caractérisent
la vie autant que l'œuvre.
Léon Dierx
est né le 13 mars 1838 à Saint-Denis de La Réunion, dans la belle
maison créole de la rue de Paris qui deviendra propriété de la famille
Barre-Déramont où plu tard naîtra Raymond Barre. Cette maison apparteint
aujourd'hui au département de La Réunion, elle se nomme
maintenant la Maison Déramond et se trouve au 15 rue de Paris.
Léon Dierx est l'aîné
d’une famille de dix enfants. Son père était propriétaire d’une entreprise
commerciale. La plupart des Dierx furent marins ou planteurs.
L'enfance et les premières
années d'adolescence sont heureuses et faciles tant à La Réunion qu'à
Paris où Léon Dierx termine au Lycée Henri IV ses études secondaires.
Il retrouve à Paris
le Réunionnais Émile Bellier, il se lie d'amitié
avec son compatriote qui va devenir non seulement un très grand
ami, mais également une sorte de condisciple en poésie.
1858, il publie son premier
recueil : Aspirations, il a vingt ans. Le poète y raconte ses premiers
émois, son amour déçu et les souffrances d'un jeune
Créole exilé.
Tout paraît facile et agréable.
Mais à l'age de quinze ans, Léon Dierx s'éprend d'une de ses cousines.
Lorsqu'en 1860, il retourne à La Réunion, et qu'elle lui répond nettement
non, ce sera la blessure définitive.
Sa famille l’envoie alors
voyager. Après plusieurs séjours en Afrique du Nord, Allemagne, Italie,
il revient en France où il fréquente les différents cercles littéraires.
Il se rend entre autres, fréquemment, chez Leconte de Lisle qui réunit
ses amis dans ses deux petites pièces parisiennes.
1864, il publie Poèmes et
Poésies.
1867,
il publie Les Lèvres closes, c'est
la notoriété.
1868, une nouvelle épreuve
attend le poète, sa famille est ruinée par une grave crise économique,
et sur le plan matériel, ce sera désormais pour Léon Dierx une existence
des plus modestes. Il n’aura d’autres ressources que de se reclasser comme
employé de bureau à la Compagnie des Chemins de fers français, puis rédacteur
à son bureau commercial.
Il éditera encore entre autres
en 1871, Les Paroles du vaincu, en 1875, La Rencontre, en 1879, Les Amants.
Dierx, excellent ouvrier
du vers, n'a cessé toute sa vie d'occuper un modeste emploi de bureau.
1880, il obtient la Croix
de la Légion d'Honneur.
1885, Il fait partie du groupe
de poètes qui veille le corps de Victor Hugo à l'Arc de Triomphe le 22
mai 1885.
1898, il est élu Prince des
Poètes à la mort de Stéphane Mallarmé.
Il décède à Paris
le 11 juin 1912.
Un monument est érigé à sa
mémoire place des Batignolles à Paris.
Un musée porte son
nom à La Réunion, Le Musée Léon Dierx, devant
celui-ci se trouve le buste du poète.
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