| Léonus
Bénard est né à La Rivière Saint-Louis dans la commune de Saint-Louis
à La Réunion le 10 janvier 1882. Il est issu d'un milieu de planteurs
aisés.
Il fait ses études
secondaires à Saint-Denis au Lycée Leconte de Lisle.
Après de solides il
se voue à sa profession d'agriculteur par tradition familiale.
Léonus Bénard épouse en 1906
Fernande Inard, fille d'un des principaux notables de Saint-Louis à la
fin du 19 ème siècle, propriétaire du Domaine de Maison Rouge situé
sur la commune de Saint-Louis.
Il débute en 1907 une brillante
carrière dans l'industrie du sucre et fonde le 18 juin 1910, la société
civile de Pierrefonds qui a pour tâche la remise sous culture du
Domaine de Pierrefonds à Saint-Pierre et la restauration de la
sucrerie, distillerie qui ne fonctionne plus depuis plusieurs années.
Il devient l'unique propriétaire de la sucrerie de Pierrefonds à la veille
de la Grande Guerre. Réformé, il organise plusieurs groupements de soutien
à l'action des soldats français. Après 1918, l'augmentation des cours
du sucre lui permet d'accroître sa fortune personnelle.
Léonus Bénard se lance en
politique en 1919 en devenant conseiller municipal de sa ville natale,
avant d'en devenir maire en 1924, fonction qu'il occupe jusqu'en 1930.
En 1919 également, il entre
au conseil général de La Réunion. Il est membre de l'assemblée départementale
jusqu'en 1940, et la préside entre 1929 et 1931. C'est sur ses instances
que cette Assemblée adopte le principe de l'impôt sur le
revenu et décide la construction de la route de Cilaos.
1923,
la Compagnie Foncière Maurice-Réunion Limited appartenant
aux Mauriciens, détient l'essentiel du secteur sucrier de La Réunion,
les domaines de Robert Kervéguen depuis 1920,
du comte Choppy depuis 1922 etc... probablement pour réaliser une
opération financière juteuse, elle décide de la vente
de toutes ses terres et usines, une opération immobilière
la plus importante de l'histoire de la colonie. Léonus Bénard en profite
pour acheter le 1er janvier 1923, le domaine et la sucrerie du Gol, de
Bel-Air et de la Rivière. Plus des deux tiers du territoire communal alors
lui appartiennent.
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