Il
est également membre de la Sous-commission chargée de suivre
et d'apprécier la gestion des entreprises industrielles nationales
et des sociétés d'économie mixte (1955, 1956). Enfin,
il est membre suppléant de la Commission de coordination sur l'examen
des problèmes intéressant les affaires d'Indochine (1956),
ainsi que de la Commission de coordination temporaire chargée d'examiner
le projet de loi créant une organisation temporaire des régions
sahariennes.
Il intervient à plusieurs
reprises dans les travaux du Sénat, à propos de questions relatives à
la Réunion. Il pose notamment le 20 juin 1957, une question orale au secrétaire
d'État aux affaires économiques sur l'amélioration du niveau de vie de
la population réunionnaise. Il conclut sur la nécessité de lancer très
rapidement dans l'île un programme d'hydraulique agricole lié au développement
de l'équipement hydroélectrique et de l'adduction d'eau potable.
A la suite du décès de
Raphaël Babet, député UDSR de la Réunion, Marcel Cerneau se présente
à l'élection législative partielle du 17 novembre 1957.
17 novembre 1957, législative
partielle, Marcel Cerneau obtient 67 452 voix sur 93 414 suffrages exprimés,
il est élu député face au communiste Jean
Hinglo. Les communistes déposent un recours en annulation de
l'élection législative. L'assemblée nationale débat
de la question le 18 février 1858.
Le rapporteur chargé
des opérations électorales, Joseph Fontanet, intervient
le premier pour reconnaître que les conditions d'un scrutin incontestable
étaient loin d'être réunies :
" il est, certes, regrettable
que les chiffres décomptés dans certains bureaux de vote
apparaissent peu vraisemblables, et tendent à laisser peser une
présomption d'irrégularité sur certains résultats
locaux. Cependant de tels résultats peuvent être observés
aussi bien dans les communes favorables à M. Hinglo que dans les
communes favorables à M. Cerneau ".
Joseph Fontanet demande la
validation.
Succédant au député
communiste de La Réunion Raymond
Mondon, les députés métropolitains communistes
Robert Ballanger, Duclos et Maurice Kriegel Valrimont attaquent violemment
Marcel Cerneau et fustigent le rôle tenu par le préfet de
La Réunion, Perreau-Pradier.
Emmanuel d'Astier de la Vigerie
conclut les débats en rappelant à l'assemblée le
rôle de juge impartial qu'elle se doit de tenir en la matière
:
" J'ai remarqué
que M. Cerneau et M. Ballanger sont d'accord au moins sur un point, à
savoir que les élections de La Réunion ont été
parfaitement truquées. L'un dit qu'elles ont été
truquées au profit des communistes ; l'autre qu'elles l'ont été
au profit de M. Cerneau. Je m'étonne qu'ils ne se rejoignent pas
dans la seule conclusion logique : la nomination d'une commission d'enquête
pour savoir si réellement ces élections ont été
truquées ou non ".
L'Assemblée se range
finalement, par 199 voix contre 179, à cet avis et décide
de l'envoi d'une commission parlementaire.
15 mars 1958, la commission
d'enquête de dix députés arrive à La Réunion.
Elle repart le 23 mars 1958, elle n'a jamais rendu ses conclusions du
fait des évènements de mai, juin 1958. Le 1er août
1958, Marcel Cerneau est reconnu comme député légitime
à l'unanimité moins deux voix. Malgré
les conclusions du rapporteur qui concluait à l'invalidation de
Marcel Cerneau, le 7ème Bureau approuve un nouveau rapport favorable
à Marcel Cerneau et celui-ci est donc proclamé député
de la Réunion.
23 et 30 novembre 1958,
Marcel Cerneau se présente sous l'étiquette divers droite
à la première législature de la Ve République,
suite au référendum qui adopte le 28 septembre 1958, à
une majorité de 79,25 % des voix, la nouvelle constitution, l'Assemblée
nationale doit être reconstituée. Il pose sa candidature
dans la troisième circonscription de La Réunion, il explique
à ses électeurs " qu'un Français illustre, le
plus généreux, le général de Gaulle, a empêché
le déchirement de la Nation et l'a dotée d'institutions
propres à assurer son avenir ". Il bat le communiste Raymond
Mondon, et est élu député de La Réunion.
Les premiers scrutins législatifs de la Vème République
marquent un nouveau tournant, c'est le début d'une longue période
de non représentation parlementaire pour la gauche réunionnaise.
Les
élections législatives de 1958 à La Réunion.
Novembre 1962, Marcel Cerneau
se réprésente dans la troisième circonscritption
de La Réunion. les élections législatives se déroulent
dans un climat particulièrement houleux. Marcel Cerneau est élu
député de la troisième circonscription.
Sont élus, dans la
première circonscription Gabriel
Macé et dans la deuxième circonscription Marcel Vauthier (
MRP ). Mais la fraude électorale est si flagrante que le Conseil
Constitutionnel annule les résultats de la première et de
la deuxième circonscription. Les
élections législatives de 1962 à La Réunion.
1966,
Marcel Cerneau est élu Président du conseil général succédant
à Roger Payet.
5 mars 1967
et 12 mars 1967, les élections législatives, Marcel Cerneau
se représente dans la troisième circonscription il est de
nouveau élu député de La Réunion. Lors de
cette élection les trois députés élus sont
du groupe U.D.R-Ve , Groupe d'Union Démocratique pour la Ve République,
les deux autres députés de La Réunion, dans la première
circonscription, Michel
Debré et dans le deuxième circonscription, Gabriel Macé.
Les
élections législatives de 1967 à La Réunion.
1967. Suite à son
élection de député de la 3e circonscription, il laisse la présidence
du conseil général à Pierre
Lagourgue.
Juin 1968, il est de nouveau
réélu député au premier tour dans la troisième
circonscription.
2 avril 1973, Marcel Cerneau
est de nouveau élu député dans la troisième
circonscription, ce sera son dernier mandant de député qui
ce termine le 2 avril 1978.
Le 15 décembre 1973, il devient
président de l’établissement public qui deviendra le conseil régional.
Il reste à ce poste auquel Yves Barau lui succède jusqu’au 3 janvier 1978.
Marcel Cerneau meurt le 5
mars 1990 à Saint-Denis.
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