Marie Jules Dupré gouverneur de La Réunion. Personnage célèbre de l'île de La Réunion

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Marie Jules Dupré.

Gouverneur de La Réunion du 4 janvier 1865 au 28 octobre 1869.

 

Gouverneur précédent :: Rodolphe Augustin Darricau :: Gouverneur suivant :: Louis Hyppolite de Lormel

 
   

Marie Jules Dupré est né le 25 novembre 1813 à Albi.

Le jeune Dupré entre à l'école navale, élève brillant il en sort en 1831.

Enseigne de vaisseau en 1837, il sert successivement dans les Caraïbe puis en Extrême-Orient où il se livre à des travaux magnétiques, météorologiques et hydrographiques.

Lieutenant de vaisseau en 1846, il est affecté au dépôt des cartes et plans.

Capitaine de frégate en 1854, il prend par aux opérations de Crimée où il a l'occasion de révéler son génie créateur. Le Capitaine Dupré transforme en batteries flottantes les énormes machine de guerre qu'il commande.

Le 16 octobre 1855, trois navires, la Lave, la Tonnante et la dévastation, attaquent les puissantes fortification de kinburn qui ferment l'embouchure du Dniepr et du Bug. A neuf heures les navires débarrassés de leur inutile mâture, viennent s'embosser entre neuf cents et mille mètres des canons russes qui, pendant la manœuvre les bombardent en vain. Les batteries flottantes concentrent leur feu sur la porte du fort et l'enceinte environnante, avec une précision remarquable, toute cette partie des fortifications est bientôt broyée et éventrée, ouvrant une large brèche. A 13 h 25 la garnison russe demande à se rendre. Les batteries flottantes de Dupré sont appelées à un brillant avenir.

C'est alors qu'il est chargé des opérations navales dans la mer des Indes que le capitaine Dupré a l'occasion de faire un cour séjours à La Réunion et d'être l'hôte du gouverneur Darricau.

En 1861, il conclut un traité de commerce avec Madagascar.

En 1864, il rentre en france.

Marie Jules Dupré est nommé gouverneur de La Réunion en octobre 1864, il occupe son poste le 4 janvier 1865.

Dupré trouve La Réunion dans une situation économique désastreuse. Un séisme sucrier déstabilise toute le vie sociale et économique.

La production sucrière qui est de 70 000 tonnes en 1862, est de 48 000 tonnes en 1865, et chute à 26 000 tonnes en 1869.

A partir de 1866 le non-paiement des annuités par certains emprunteurs oblige le Crédit Foncier Colonial à effectuer les premières saisies. Les grands domaines de Moka à Sainte-Marie et du Bras-Madeleine à Saint-Benoît sont vendus aux enchères. Or personne n’est en mesure d’acquérir ces domaines qui sont finalement récupérés par le Crédit Foncier lui-même. Il n’en faut pas plus pour que certains accusent l’établissement financier de pratiques malhonnêtes.

1867, l'aggravation des difficultés économiques provoque une autre série d'expropriations, les propriétaires sucriers remboursent de plus en plus difficilement les échéances annuelles, au Crédit Foncier Colonial. La colonie et les habitants se trouvent dans une situation de faillite générale.

Sur le plan politique, la colonie ne dispose pas d'une assemblée élue. Les mandats électoraux sont à la discrétion du gouverneur et profitent à une aristocratie locale et légitimiste qui commande également terre, industrie et finance. Cette situation révulse la petite et moyenne bourgeoisie qui, éliminées du champ économique se voient donc également exclues du champ politique depuis le Second Empire.

 

 

Marie Jules Dupré

émeute 1868 Saint-Denis La Réunion

Théodore Drouhet. Inspecteur de l’Instruction publique

 
 

Révolte des lycéens en mai 1866.

Janvier 1866, Théodore Drouhet est nommé Inspecteur de l’Instruction publique, en remplacement de Louis Crivelli, admis à la retraite. Est alors désigné comme proviseur un professeur de lycée, Monsieur Oscar Klein, c'est le gendre de Monsieur Théodore Drouhet.

Une décision très contestée par des notables de la ville, mais aussi par les élèves qui acceptaient difficilement la rigueur disciplinaire exercée par le tandem Drouhet-Klein. De leur côté, les professeurs dénonçaient ce népotisme qui leur était imposé. D’ailleurs, c’est le jour de la cérémonie les installant dans leurs fonctions, le 8 janvier 1866, que survint le premier incident. Le professeur de philosophie, Jugand, ami de longue date de Théodore Drouhet, depuis l’école Joinville où il avait exercé également, fit un discours pour féliciter les nouveaux promus, au nom de ses collègues. Mais onze des cinquante-trois professeurs et maîtres répétiteurs envoyèrent une lettre de protestation au journal conservateur Le Moniteur pour publication. Des professeurs, Firmin Cazamian et M. de Montforand furent à l’origine d’une chanson publiée pour ridiculiser et abattre Drouhet et son gendre. Théodore Drouhet réagit avec subtilité. Il dénonça les faits au directeur de l’Intérieur et à la Commission d’Instruction publique, en apportant par un écrit précis, les preuves que ces deux professeurs étaient bien responsables et exigea des sanctions à leur encontre. Mais à sa grande déception, les autorités ne suivirent pas ses recommandations. Les enseignants concernés ne furent accusés que de légèreté et reçurent simplement un blâme.

Pendant ce temps, les élèves ne restaient pas inactifs. Ils avaient pris l’habitude de consigner leurs plaintes dans une sorte de cahier de doléances qu’ils nommèrent L’Indépendance, Le samedi 5 mai, à 20 heures, dans une salle d’étude, un dictionnaire fut lancé à la tête d’un surveillant. Une bagarre générale s’en suivit. Les deux cents élèves du Lycée impérial envahirent la rue pour demander audience au directeur de l’Intérieur. Compte tenu de l’heure tardive, il refusa de les recevoir. Théodore Drouhet prit l’affaire en main, il obtient alors du gouvernement, la révocation d'un professeur, la mise à la retraite d'office de trois autres et l'expulsion de quelques élèves. Une fois connues, ces mesures ne firent qu'accentuer le mouvement de révolte. La presse s'empara des événements et réclama une commission d'enquête chargée de faire toute la lumière. Puis, dans un souci d'apaisement, le Gouverneur amnistia les élèves expulsés et cassa l'arrêté du 7 mai. Les professeurs pourront reprendre leurs activités. M. Klein démissionna de ses fonctions de Proviseur. Sa démission est acceptée. L'inspecteur Drouhet se rend en mission en France. Le lycée rouvre ses portes le 11 juin 1866.

Émeute à Saint-Denis du 29 novembre 1868 au 3 décembre 1868.

En fin année 1868, éclate une vive polémique entre trois journaux le Moniteur, et le journal du Commerce - journaux libéraux et anticléricalistes et la Malle organe du parti clérical et des Jésuites. La polémique fait rage quand se répand dans Saint-Denis, à la fin novembre, des bruits sur une affaire de mœurs dans laquelle est impliqué Monsieur Charles Buet rédacteur en chef du journal La Malle, il aurait commis un attentat à la pudeur sur le fils d'un négociant à Saint-Denis.

Cette nouvelle se répand comme un éclair et va mettre le feu aux poudres. Elle fournit motif à une manifestation, le 29 novembre à vingt heures près de trois cents personnes rassemblées devant la demeure de Monsieur Charles Buet, crient "A bas Buet !", "A bas la Malle !", "A bas les Jésuites !". Les manifestants se rendent ensuite devant l'évêché puis devant l'Hôtel de la Direction de l'intérieur, le directeur de l'Intérieur Charles Gaudin de Lagrange était connu pour ses liens privilégiés avec le journal la Malle et les jésuites.

Le lendemain, le 30 novembre 1868, ce sont plus de 2 000 personnes qui manifestent dans les rues de Saint-Denis, des manifestants sont à nouveau devant la maison de Monsieur Buet pendant qu'un deuxième groupe s'attaque a la maison du propriétaire de "La Malle" et qu'un troisième saccage le collège des Jésuites. Les forces de l'ordre interviennent, charge les manifestants à la baïonnette, le calme ne revint qu'à une heure du matin. Bilan : l blessé grave et 8 arrestations.

Le 1er décembre est une journée calme. Les dionysiens encore sous le choc de l'émeute de la nuit précédente font circuler des pétitions réclamant notamment : - le renvoi de Mr Gaudin de la Grange - l'expulsion des Jésuites.

Le 2 décembre souhaitant calmer les esprits, le Gouverneur décide d'organiser une démonstration de force. Il donne l'ordre de convoquer la milice pour seize heures trente pour la passer en revue. Mais estimant son ordre mal compris il reporte à vingt heures ce même 2 décembre la convocation de la milice. C'est le premier contre-ordre du Gouverneur Dupré.

Se rendant compte de l'heure tardive, le Gouverneur, une fois à son hôtel, décide de reporter la convocation au lendemain 3 décembre. C'est le deuxième contre-ordre du Gouverneur. Cette série d'ordres et de contre-ordres va entraîner la plus totale confusion.

Quand la population toute heureuse d'assister à la revue arrive sur la place de l'Hôtel de Ville elle se trouve en présence de, Monsieur Gaudin de la Grange, Monsieur Gibert des Molières, maire, de la troupe d'infanterie et de son commandant le colonel Massaroli, mais le gouverneur est absent il est dans ses appartements.

Le maire a beau expliquer aux dionysiens que la revue est reportée au jeudi à dix huit heures, excités par les soldats armés ils refusent de bouger.

Le Directeur de l'Intérieur demande au maire de faire disperser la foule. Monsieur Gibert des Molières refuse et répond qu'il n'exécutera un tel ordre que s'il émane du Gouverneur.

Monsieur Gaudin de la Grange se rend à pied à l'Hôtel du Gouvernement faire un rapport au Gouverneur et obtient de lui l'ordre de faire disperser la foule après trois sommations réglementaires. Mis au courant peu après de la décision officielle du Gouverneur, le maire n'ose pas s'y opposer. Il est vingt et une heures trente. Ne comprenant pas la signification des sommations, la foule reste immobile. Les soldats chargèrent alors sur une foule désarmée. Ce fut une véritable boucherie. On compte neuf morts, une trentaine de blessés.

Le 4 décembre 1868, l'état de siège est décrété. Le 4, une unité de la Marine qui croise à Maurice, se détourne de sa trajectoire pour mettre ses militaires à la disposition du gouverneur. Le directeur de l'Intérieur qui refuse de donner sa démission, fait valoir ses droits à un congé de convalescence, et embarque pour la France avec Charles Buet. Dans les jours qui suivent, l'école professionnelle de La Providence, sur fond de controverse entre cléricaux et anti-cléricaux, se retrouve au centre d'une série de débats tumultueux, débouchant sur sa suppression le 8 mars 1869. Cette tragédie connaît un retentissement national, presse et forces politiques françaises s'en emparent.

Déclaration du gouverneur Dupré, le 3 décembre 1868.

" Habitants de Saint-Denis,

Des citoyens égarés, résistant à toutes les sollicitations d'une autorité paternelle, taxant de faiblesse de faiblesse la répugnance profonde de l'autorité pour le sang versé dans la rue, n'ont pas craint d'attaquer à main armée les troupes réunies pour la défense de l'ordre et le triomphe de la loi. Le malheur qu'on voulait à tout prix conjurer n'a pu être évité : le sang a coulé dans les rues de Saint-Denis.

L'autorité manquerait à son premier devoir si elle ne prenait les mesures les plus sévères pour empêcher le renouvellement de ces criminels désordres. Elle a déclaré la ville en état de siège et se trouve munie des pouvoirs nécessaires pour arrêter immédiatement tous les agitateurs et fauteurs de troubles. Mais si les mauvais citoyens doivent trembler,que les bons se rassurent ! C'est dans l'intérêt de leurs biens, de leurs existences, de l'honneur de leurs familles que cette mesure décisive est prise.

Le gouverneur fait un appel énergique à leur concours actif et à celui de la milice que la marche rapide des évènements a empêché de réunir ce matin. Il faut que les hommes de désordre et les amis de l'ordre se comptent. Il faut que ces derniers, en se ralliant hautement à l'autorité, fassent voir où se trouve la majorité, la véritable opinion, et qu'il soit clairement constaté pour chacun que la lutte est désormais impossible ".

19 décembre 1868, le gouverneur Dupré écrit un courrier au ministre lui relatant les évènements, les émeutes de fin novembre et de décembre 1868. Lettre de Dupré.

Marie Jules Dupré part pour la France, laissant le poste de gouverneur intérim à l'Ordonnateur Laborde, le nouveau gouverneur nommé le 31 août 1869, Louis Hyppolite de Lormel prend ses fonction le 26 novembre 1869.

A son retour en France la carrière de Dupré n'aura pas à souffrir des évènements de 1868.

En 1870, Dupré reçoit le commandement de la division des Mers de Chine.

En 1871, il est nommé gouverneur de Cochinchine.

Nommé vice-amiral en 1875, Dupré est préfet maritime de Rochefort, près de Toulon.

Atteint par la limite d'âge, il quitte le service en 1878 et se voit proposer le portefeuille de ministre de la Marine qu'il ne croit pas devoir accepter. Il meurt à Paris le 8 février 1881.

 

 

 
 
   
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