Merle de
Maurice Bulbul Orphée à l'Île de La Réunion
Le
Bulbul Orphée, de son nom latin Pycnonotus jacosus,
plus connu sous le
nom Merle de Maurice est identifiable
grâce à son plumage noir et
blanc, à sa huppe noire et
à ses joues rouges tout comme le dessous de
sa queue.
Les deux sexes ont un plumage similaire, mais celui
des jeunes
est plus terne. Il mesure entre 18 et 20 cm.
Originaire du sud est de
l'Asie, on le trouve de l'Inde au
Népal, en passant par le Bengladesh,
la Thaïlande, le
nord Vietnam et le sud de la Chine. Il n'a été
introduit à
l'île Maurice qu'en 1882 car il était apprécié comme
oiseau de cage.
C'est vraisemblablement pour les mêmes
raisons qu'il fait son apparition à l'île de La Réunion en 1972. Échappé
des
volières, il s'implante tout d'abord à Saint-Philippe et dans la
région de Sainte-Marie d'où l'espèce s'est ensuite répandue
dans
toutes les régions de La Réunion.
Le bulbul orphée apprécie les champs
et les zones seulement légèrement boisées ou couvertes de buissons et
d'arbustes. On peut plus facilement l'entendre que l'apercevoir, mais il
arrive aussi qu'il apparaisse sur une
branche dans toute sa splendeur. Il
construit son nid dans les buissons et la couvée comprend classiquement
deux
à trois œufs.
Le merle de Maurice un
nuisible, il cause d'énormes dégâts dans les milieux agricoles et
urbains, il s'attaque à toutes les espèces fruitières : Bananes,
letchis, bibasses, fraises, pêches... et même à de nombreuses
espèces florales comme les anthuriums, les orchidées, les pluies d'or.
Pire même, il se comporte avec les autres espèces d'oiseaux en
véritable parasite puisqu'il colonise leurs nids après avoir chassé
les occupants et détruit leurs oeufs.
Le merle de Maurice a
été classé nuisible par arrêté préfectoral, sa destruction est
très réglementée.
La FDGDON (Fédération
Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes
Nuisibles) a donc mis au point une cage piège, unique moyen légal pour
combattre le Bulbul Orphée. Cette cage est octogonale et comporte huit
compartiments de piégeage et un compartiment central destiné à
l'appeau, soit un merle de Maurice qui se chargera d'appeler ses
congénères, ou des fruits.
En 2003, ce ne sont
pas moins de 15 000 merles de Maurice qui ont été capturés, la FDGDON
dresse ce constat affligeant, il sera impossible d'éradiquer totalement
le Bulbul Orphée. On parlera donc plutôt de contrôle de la
population.