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mai 1877. Le nouvel évêque de La Réunion, Monseigneur Soulé,
arrive le 13 mai par le transport le Finistère et débarque le 14 au matin.
Il devient le quatrième évêque de la colonie en succédant
à Monseigneur Delannoy.
Dominique clément
Soulé est né le 10 janvier 1827 à Capbreton dans
les Landes, il est le fils de François Soulé, lieutenant
des Douanes, et de Jeanne Félixine Dutilh.
Clément Soulé entreprend
des études de séminariste au Petit Séminaire d'Aire
sur Adour, dans les Landes, il rejoint ensuite le Grand Séminaire
de Dax.
30 mars 1850, il est nommé sous-diacre.
Clément Soulé
est ordonné prêtre de 18 août 1850, par monseigneur
Lanneluc, évêque d'Aire, il prend un poste de professeur
au Petit Séminaire d'Aire sur Adour.
En fin d'année 1850,
il rejoint l'évêché de Dax où il devient secrétaire
particulier de l'évêque Monseigneur Lanneluc et son aumônier
jusqu'en 1856.
Il occupe ensuite le poste
de secrétaire général de l'évêché
de Dax, devient chanoine honoraire, puis chanoine titulaire le 19 mars
1865.
Par décret du I0 octobre
1876, il est nommé évêque de Saint Denis, de la Réunion.
Avant de rejoindre son nouveau
diocèse, il remplace Monseigneur Epivent, décèdé
en 1876, jusqu'à l'arrivée de Monseigneur
Delannoy nouvel évêque sur le siège d'Aire et
ancien évêque de La Réunion.
Monseigneur Soulé est consacrée
le 24 février 1877, par Mgr. Delannoy.
Le nouvel évêque de La Réunion,
Monseigneur Soulé, arrive le 13 mai 1877 par le transport le Finistère
et débarque le 14 au matin à La Réunion.
Monseigneur Soulé
avait écrit une lettre à ses future diocésains Réunionnais
avant son arrivée, extrait :
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Ne
dirait-on pas que les habitants du bienheureux séjour, jaloux des
splendeurs de votre sol, se sont disputés le bonheur de le partager
avec nous ?... Saint-Denis, le glorieux patron de la cité parisienne,
Sainte-Marie, la très auguste mère de Dieu, Saint-Pierre;
le chef de l'Eglise, Saint-Paul, l'apôtre des nations, Saint-Joseph;
le Père de N. S, J. C., Saint-Louis, Roi de France, Saint-Philippe,
Saint-André, Saint-Benoît, Saint-François, Saint-Dominique,
Sainte-Suzanne, Sainte-Rose... C'est un véritable cours de géographie
que nous avons là ! ... Tous ces grands amis de Dieu, les voici
! Ils s'échelonnent, ils se partagent votre terre, ils montent
sur les hauteurs, ils descendent vers les plages. Des sommets de Cialos
et des gorges élevées de Salazie, du piton des Neiges et
du piton des Fournaises, leurs noms célestes résonnent,
les flots de leurs bénédictions coulent et débordent
de toutes parts; comme les eaux salutaires de vos montagnes, leurs esprits
pénétrant tout, travaillent incessamment à faire
de vous un peuple d'élite, n'ayant qu'un cœur et qu'une âme,
sous l'empire de la vérité catholique et de l'amour divin...
Cette lettre transmise par
l'évêché de la Réunion était assurément
de nature à gagner l'estime et la vénération des
futures ouailles.
Monseigneur Soulé
est reçu le 14 mai 1877, par tous, prêtres et fidèles,
avec les plus grandes démonstrations de joie et de sympathie.
Son épiscopat à
La Réunion passe pour désastreux. Les dossiers accumulés
contre le prélat paraissent justifier sa réputation. Monseigneur
Soulé se brouille avec tout le monde. Il retire la direction du
collège Saint-Charles aux spiritains et envisage de se passer du
séminaire colonial pour recruter le clergé. Il multiplie
les mutations, 45 pour 70 poste en trois ans, et destitue le vicaire général
Delgery, nommé par Delannoy, présent dans la colonie depuis
vingt-trois ans. Il le remplace par un prête qu'il a fait venir
et dont il a tôt fait de se séparer. Il est également
contesté pour sa gestion de la caisse de retraite du clergé,
au mépris des statuts, et pour ses interventions dans la vie des
congrégations. Les jésuites lui imputent l'abandon de la
mission diocésaine auprès des Indiens et essaient en vain
d'obtenir le remboursement de dettes antérieures. Les spiritains
dépossédés du collège, sont interdits dans
les communautés religieuse. Mis en cause dans sa vie privée,
surnommé par l'administration " sa grandeur fictive et argentine
", car il inscrit sur le budget des ecclésiastiques fantômes
pour toucher leur traitement, Soulé est mis en demeure de démissionner.
Il s'y résout à contre cœur, il donne sa démission
" pour raison de santé le 30 novembre 1880 et quitte le diocèse
de La Réunion à la nomination de son successeur en février
1881.
1881, Monseigneur Soulé se retire
dans sa ville natale. Puis il est nommé chanoine au chapitre de
Saint Denis en France.
Mai 1893, il est nommé administrateur apostolique
du diocèse de la Basse-Terre en Guadeloupe.
1901, Clément Soulé pour raison de santé
demande sa démission il retourne à Capbreton, il y décède
le 21 avril 1919.
Source :
- Les diocèses coloniaux : jusqu'a la loi de séparation
(1850 à 1912). Joseph Janin - 1938.
- Histoire religieuse de la Réunion.
Par Claude Prudhomme.
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