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Paul Badré
homme de droite et l'un des principaux promoteurs de l'établissement
de l'enclave réunionnaise de Madagascar connue sous le nom de Sakay,
associé avec Raphaël
Babet et Irénée
Accot, ils présentent au conseil général de La
Réunion, le projet d'une entreprise de mise en valeur de territoires
agricoles à Madagascar dans la vallée de la Sakay. En effet
nombre de familles réunionnaises, au début des années
1950, vivent dans le marasme le plus total, la misère fait des
ravages. Nombre de gens survivent avec peine sur des lopins de terre dérisoires
qui ne suffisent pas à nourrir une famille. Pourquoi ne pas offrir
à quelques centaines de familles, les plus démunies, des
moyens d'existence décent ?.
1950. Une société
d’État est créée, le Bureau d’études
pour la production agricole (BDPA) présidé par Robert Delavignette.
Il reçoit la mission de mener à bien une première
expérimentation avec cinquante familles créoles. Le site
de La Sakay, du nom d'un fleuve La Sakay baignant la région (à
140 kilomètres environ dans l’Ouest de Tananarive), est choisi,
de grandes surfaces sur les plateaux du Moyen-Ouest, à mi-parcours
entre Tananarive et le canal de Mozambique, quelques milliers d'hectares
où ne se rencontrent que de rares hameaux isolés et où
le sol de latérite ne semble guère prometteur. Le pari semble
de prime abord fou : régénérer des sols de latérite,
implanter un noyau colonisateur où travailleraient de concert des
Métropolitains, des Réunionnais et des Malgaches, mettre
au point des structures économiques collectives viables, etc.
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1952,
les premiers volontaires réunionnais 16 familles, débarquent
à La Sakay. En un temps record, le BDPA érige une véritable
ville, Babetville. Lire la suite : La
Sakay colonisation ou immigration réunionnaise à Madagascar 1952, Babetville.
1953,
Paul Badré se présente aux élections municipales
de la commune du Tampon, il est élu maire du Tampon, poste qu'il
occupe pendant trente ans, jusqu'en 1983, date à laquelle André
Thien Ah Koon lui succéde après l'avoir mis en ballottage.
2 janvier 1956,
élection législatives, Paul Badré est troisième
sur la liste conduite par Raphaël Babet et Frédéric
de Villeneuve, liste du Rassemblement des Gauches Républicaines,
RGR, qui regroupe l'UDSR, le Centre National des Indépendants et
l'Union pour la Défense des intérêts réunionnais.
Ce rassemblement est composé d'individualités et plutôt
orienté à droite, en dépit de son nom. Pour la droite
les législatives de 1956 se présentent comme très
difficiles, elle est profondément divisée, le dernier argument
de la profession de foi de la liste Raphaël Babet, Frédéric
Villeneuve et Paul Badré est un rappel du 25 mai 1946
: " 1946 - 1656 ! Il y seulement dix ans qui nous séparent
du lâche assassinat d'Alexis
de Villeneuve et déjà certains, qui cependant s'en sont
servi, oublient son matyre. Il ne faut pas que sa mort soit la semence
du désordre ; vous sanctionnerez le 2 janvier 1956 le jugement
qui vous porter sur ceux qui l'ont assasiné et sur les hypocrites
qui desservent sa mémoire ".
Avec plus de 52% des suffrages
exprimés, les communistes enlèvent deux des trois sièges
de députés. La liste communiste obtient 36 522 voix sur
69 774 suffrages exprimés. Paul
Vergès et Raymond
Mondon sont élus députés.
La liste du Rassemblement
des gauches républicaines, emporte le troisième siège
avec 20 939 voix, 30% des suffrages exprimés. Raphaël Babet
est élu député. Les
élections législatives de 1956 à La Réunion.
4 juillet 1962, Paul Badré
avec le conseil municipal décide la construction d'une nouvelle
mairie pour la ville du Tampon, le nouveau bâtiment de construction
moderne est inauguré en 1965. Mairie
du Tampon.
22 septembre 1974, il se
présente aux élections sénatoriales de La Réunion,
six candidats briguent les suffrages des grands électeurs de La
Réunion, pour deux postes à pourvoir. Paul Badré
est opposé à Pierre
Lagourgue, Georges
Repiquet, Louis
Virapoullé, Bruny Payet et Gaston Hoarau. Il arrive en quatrième
position au premier tour avec 143 voix, 23.37 % des 604 des suffrages
exprimés. Au deuxième tour il est toujours en quatrième
position avec 75 voix, 12.63 % des 594 suffrages exprimés. Les
deux sénateurs élus sont Georges
Repiquet et Louis Virapoullé. Les
élections sénatoriales de 1974 à La Réunion.
1977, Paul Badré est
membre d'une commission spéciale, instituée par le conseil
général sous la présidence de Pierre Lagourgue. Cette
commission est chargée d'analyser d'apprécier les chances
de succés de l'élevage bovin dans le département
de La Réunion. La commission spéciale " élevage
bovin " est présidée par Yves Barau avec, pour rapporteur,
Wilfrid
Bertile, et pour membre, Paul Badré, Marcel Boissier, Henri
Fort, Jean
Fontaine, Claude
Hoarau, Paul Payet, André Thien Ah Konn et Jean-Paul
Virapoullé.
1983, Paul Badré après 30
ans de mandat perd sa place de Maire du Tampon, il est battu au second
tour, le 13 mars 1983 par André Thien Ah Koon
qui obtient 7 071 voix, 46.23 % des suffrages exprimés, Paul Bradé
4 425 voix 28.93 % des suffrages exprimés.
Après le décès
de Paul Badré son nom a été donné dans la
commune du Tampon à un collège, à une salle d'animation
de quartier et à une zone d'aménagement concerté.
Collège Paul Badré 14 eme
KM. Zac Paul Badré. La Poste, bureau paul badré...
Le webmaster recherche :
la date et lieu de naissance de Paul Badré et le date de décès.
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