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Auguste
Martin, né à Issoudun dans l'Indre le 12 août 1840.
Il est le fils de Etienne
Martin et de Marguerite Bernard.
Très jeune Auguste
à la Vocation, il rentre au séminaire de Bourges, pour suivre
ses études.
10 juin 1865, Octave Auguste
Martin est ordonné prête.
5 décembre 1876, le
père Auguste Martin arrive à La Réunion, il est nommé
vicaire à Saint-Paul puis l'année suivante vicaire à
la Cathédrale de Saint-Denis, le 8 décembre 1877.
22 avril 1879, Monseigneur
Clément Soulé, le nomme curé des Avirons à la paroisse
Notre Dame des Avirons, en remplacement du père Hersent.
Le père Martin est
très actif, il fait construire des chapelles dans la commune des
Avirons, souhaitant rapprocher les fidèles des lieux du culte.
Il crée dans le même temps trois confréries, le Saint
Scapulaire du Mont Carmel, le Sacré Cœur de Jésus,
l’Immaculée Conception et aide les pauvres avec les sociétés
de Notre Dame du bon secours, Saint François Xavier et Saint Vincent
de Paul.
Le jeune prélat est généreux
et vif de caractère. Ses sermons sur le travail du dimanche, ainsi que
sur la catéchèse des noirs et leur alphabétisation, dérangent les propriétaires
conservateurs de la région, qui préfèrent que les anciens affranchis demeurent
ignorants. Il lutte contre la franc-maçonnerie, il participe à
la vie politique, refuse de signer la pétition contre l'expulsion
des Jésuites de la Colonie.
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Les
puissants propriétaires de la région, font appel à l'évêque, qui
convoque le curé et tente vainement de la raisonner. Son église est
alors fermée comme sanction pour son indiscipline et un nouveau prête
le Père Paillard
est nommé pour le remplacer. Mais le Père Martin, soutenu
par la population, refuse et
le 24 août 1884, casse
la porte de l’église pour faire sa messe. Il est arrêté
le jour même, pour troubles publics, le journal le Petit Bourbonnais
relate ainsi les événements précédant son
arrestation :
" Le père Martin,
qui s'était déjà montré très agité
lors des élections, avait fini par se mettre en rébellion
ouverte contre l'administration diocésaine. On lui envoya l'ordre
de se rendre au Conseil de Santé, il refusa. On lui nomma un successeur;
il refusa de quitter et le presbytère et l'église ... L'autorité
du maire fut méconnue ; la porte de l'église fracturée
un attroupement de quarante hommes armés se produisit. Il fallut
recourir à la hâte, les brigadiers de gendarmerie, le Procureur
de la République et le juge d'Instruction ; bref, le curé
fut arrêté dimanche... et écroué à la
prison de Saint-Pierre..."
Le Père Martin fait
deux mois de prison à Saint-Pierre.
A sa sortie de prison, le
vicaire général lui donne un poste à Saint-Paul,
dans la chapelle des anges au bout de l’Etang.
Janvier 1885, l'évêché
de La Réunion, par lettre lui signifie qu’il ne fait plus
partie des prêtres du diocèse, qu'il n’a plus le droit
de célébrer la messe, il quitte le 16 janvier 1885, Saint-Paul,
pour rejoindre Les Avirons, où il s'instale dans une petite maison
près de la chapelle qu'il a fait construire au Tévelave,
là où il y a la grotte dite : la grotte du Père Martin,
où Il continue à célébrer des messes des messes clandestines.
Le Père Martin y meurt
le 6 janvier 1888, Il est enterré aux Avirons dans une fosse commune.
Deux après sa mort
la Chapelle au Tévelave est détruite.
1938, le père Bruguière
réhabilite le père Martin, ses restes sont exhumés.
Il repose depuis dans un mausolée construit derrière l'église
des Avirons, lieu de pèlerinages et de prières très
fréquenté.
22 août 2010, une plaque commémorative
est inaugurée au lieu dit : la Chapelle aux Avirons. Cette plaque
commémorative montre l’attachement des paroissiens à
ce père qui, officiellement, n’a travaillé que 5 ans
aux Avirons mais y a laissé beaucoup de traces.
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